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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 07:00

Raymond Chandler Les ennuis c'est mon problème

 

 

 

 

 

Raymond CHANDLER
Les ennuis c'est mon problème
 

 

Pocket bilingue, 2011

Nouvelle traduction de
Jean Sendy et J.-F. Amsel
in
Les Ennuis, c’est mon problème
intégrale des nouvelles
de Raymond Chandler
Omnibus, 2009








Biographie

Voir liens en fin d’article : autres fiches sur Chandler.


Les ennuis c'est mon problème est la dix-huitième nouvelle de Chandler ; elle paraît en 1939, la même année que son premier roman Le grand sommeil.

Dans Les ennuis c'est mon problème, il met en scène pour la cinquième fois la détective John Dalmas, narrateur de l'histoire. Ce personnage principal présente toutes les caractéristiques du héros chandlerien : coriace mais sentimental, homme solitaire, plus intéressé par la justice que par l'argent. Dans la présentation de la nouvelle, Jean-Pierre Bernam dit que

« c'est là un des traits – mainte fois imité par la suite – qui différencie Chandler des auteurs de littératures policières de son époque : plus qu'à la solution d'un énigme il s'attache – en utilisant son héros – à mettre en lumière la vérité, et tout particulièrement celle de ses personnages, principaux ou secondaires. »

Un père, M. Jeeter engage un détective, John Dalmas. Il soupçonne sa belle-fille, Harriett Huntress, d'en vouloir à son fils adoptif, Gérald, qui vient de toucher un héritage et de travailler pour Marty Estel, un joueur professionnel à qui Gérald doit de l'argent.

John Dalmas commence son enquête par une visite à Arbogast, un privé qui avait travaillé sur l'affaire, mais en arrivant à son bureau il le trouve assassiné. Il décide alors de partir pour l'hôtel où habite Harriett Huntress avec qui il ne discutera pas longtemps car Gérald va faire son apparition et interrompre la discussion.

En rentrant chez lui après ces deux échecs, il se trouve nez à nez avec deux hommes, Frisky et Waxnose Lavon, qui lui disent de « laisser tomber le môme Jeeter ». Dalmas commence à se poser des questions : qui a bien pu engager ces deux hommes ? Pour lui, ça ne peut pas être Marty Estel ; pourtant il ne voit pas qui cela pourrait être d'autre.

Selon les ordres reçus, il part chez M. Jeeter qui lui envoie son chauffeur. Les deux homme n'arrivent pas à destination, car ils sont attaqués par Frisky et Waxnose ; le chauffeur tue un des deux hommes pour se « défendre ». Dalmas fait demi-tour et rentre chez lui. C'est alors que M. Jeeter l'appelle pour lui dire de suivre ses ordres.

La Criminelle vient interroger Dalmas, soupçonné du meurtre de Frisky. Car

« quelqu'un a appelé en conseillant de dire à la criminelle que s'ils veulent savoir qui a descendu Frisky Lavon ils n'ont qu'à demander à un privé, John Dalmas ».

Il se rend une nouvelle fois à l'hôtel d'Harriett Huntress où il rencontre Marty Estel, seul dans la chambre en train d'attendre Gérald. Il veut le mettre sous protection pour être sûr qu'il ne lui arrive rien et être sûr de toucher son argent. Une fois Marty Estel parti, Dlamas se lance dans une inspection de la chambre et découvre dans un placard le cadavre de Gérald.

« Ainsi en fin de compte, il ne verrait pas la couleur de ses 50 millions de dollars, pas plus que qui que ce soit d'autre, et Marty ne récupérerait pas ses 50 000 dollars. Parce que le jeune Gérald était mort. »

Il trouve à côté du corps, le revolver de Harriett Huntress. Donc tous les soupçons convergent vers elle.

Il part pour annoncer la nouvelle à M. Jeeter, ainsi qu'à Harriett Huntress et au chauffeur qui sont également présents. Sachant qui est le meurtrier, il va exposer aux trois personnages les différents éléments de l'enquête pour arriver au véritable meurtrier.

Jusqu'au dernier moment Chandler va nous faire croire que Harriett Huntress est l'assassin, car si elle ne travaille pas pour Marty Estel, elle veut se venger de M. Jeeter qui a causé la ruine de son père. Mais comme dans la plupart de ses nouvelles, Chandler nous dévoile à la dernière page le vrai visage de l'assassin, en expliquant le mobile de façon logique.

La chute paraît tout à coup évidente, mais Chandler a l'art de nous faire douter de chaque personnage : Harriett Huntress, avec le revolver retrouvé à côté du corps de Gérald, ou encore Waxnose Lavon dont le rôle reste flou tout au long de l'histoire. On émet des doutes sur chacun sauf sur l'assassin véritable. Éclairé par les derniers éléments apportés par l'auteur, le lecteur voit toutes ses hypothèses voler en éclats.

Chandler, par la finesse de ses descriptions, arrive à nous faire visualiser non seulement le physique mais aussi la comportement des personnages, ainsi que l'environnement dans lequel ils évoluent.

Par ses descriptions, il arrive à donner à son récit l’atmosphère particulière des romans noirs. Comme le dit Jean-Pierre Bernam,

 « dès le départ le ton est donné, la silhouette des personnages même de second plan, brossé avec précision, vigueur, lucidité et humour, prend vie, l'espace – appartement, hall d'hôtel, officine de privé – s'anime. »


Lucie, 1ère année bib.-méd.

 

 

Raymond CHANDLER sur LITTEXPRESS

 

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