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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 07:00

Chandler Un tueur sous la pluie

 

 

 

 

 

 

Raymond CHANDLER
Un tueur sous la pluie
Titres originaux :
« Killer in the rain »
(paru dans Black Mask en 1935)
« Bay City blues »
(paru dans Dime Detective Magazine en 1937)
et « Try the girl ! »
(paru dans Black Mask en 1937)
Traduction d’Henri Robillot
Gallimard
Série Noire, 1972
Carré Noir, 1980
Folio, 1988
Folio Policier, 2009




1. Fiche de Lola
 
Quelques mots à propos de Raymond Chandler (1888-1959)
 
 
Né à Chicago, il eChandler.jpegst l’un des maîtres du « hard-boiled », le roman policier américain noir par excellence, dont la période de gloire se situe autour des années 1930-1940. Il est souvent considéré comme l’héritier de Dashiell Hammett, de qui il tire probablement une partie de son inspiration grâce à la lecture de « pulps » dans lesquels étaient publiés de nombreux auteurs américains.
(image 3)
 Dime-detective.jpg
Il commence à écrire après avoir perdu son emploi dans une compagnie pétrolière. Il publie sa première nouvelle dans le magazine Black Mask en 1933. Son premier roman, The Big Sleep, paraît en 1939 aux États-Unis, avec pour héros le détective phare de son œuvre, Philip Marlowe, qui sera i ncarné au cinéma par Humphrey Bogart. The Big Sleep a été traduit en français par Boris Vian, et publié dans la Série noire de Gallimard sous le titre Le Grand Sommeil. Après l’adaptation cinématographique d’une partie de ses œuvres, Chandler devient scénariste pour des films policiers.
 
Pour plus d’informations :
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Chandler
 http://www.fantasticfiction.co.uk/c/raymond-chandler/



« Un Tueur sous la pluie »
  
Ce livre regroupe trois enquêtes appartenant à la série de nouvelles de Chandler qui lui inspireront le personnage de Philip Marlowe. Les deux premières (« Killer in the rain » et « Bay City Blues »), composées d’une dizaine de chapitres chacune, sont menées par le détective Johnny Dalmas et ont en commun le personnage du policier Violets M’Gee, qui doit son nom aux pastilles à la violette qu’il passe son temps à manger.

La troisième affaire est traitée par le détective Carmady. Embarqué dans une enquête sans rapport avec celle qu’il devait mener au départ, il se retrouve à la recherche de Beulah, une jeune femme rousse, pour le compte de Steve Skalla, un « grand malabar » qui « devait mesurer plus de deux mètres dix ». Bien que disposant de très peu d’informations au départ, il finit par découvrir que Beulah (de son vrai nom : Vivian Baring) travaillait pour une station de radio, la KLBL, sous les ordres de David Marineau. Lorsque Carmady interroge ce dernier sur l’adresse de Miss Baring, il donne sa propre adresse.

C’est ainsi que le détective tombe sur une madame Marineau persuadée que son mari la trompe avec Vivian. Carmady réussit ensuite à retrouver la chambre d’hôtel de Miss Baring, dans laquelle il trouve le cadavre de David Marineau et la femme de celui-ci, un pistolet à la main. Steve Skalla rentre alors par la fenêtre, laissant à Mme Marineau une occasion d’utiliser ses escarpins pour « assener une grêle de coups de talon » au détective qui l’envoie à terre. Pendant que les deux hommes discutent, Mme Marineau est allongée sur le canapé, ayant été au bord de l’évanouissement. Skalla s’accuse du meurtre perpétré dans la chambre.

« La fille devait sans doute jouer la comédie depuis un bon moment. […] Juste avant de lui tirer dessus, elle se mit à rire. Elle lui expédia quatre balles d’affilée dans le bas-ventre, puis le chien cliqueta dans le vide. […] Il s’assit sur le premier siège qui se présenta et se plia en avant, les deux mains plaquées sur le bas-ventre. Le sang se mit à couler entre ses doigts, lentement, comme de l’eau débordant d’un bassin trop rempli. »

C’est ainsi que Skalla se retrouve à l’hôpital. Carmady, lui, attend Beulah, seul dans la chambre. Elle rentre, arme au poing pour se défendre, puis explique que ce meurtre était de la légitime défense. Carmady décide alors de l’aider à le prouver :

« Je lui déchirai son manteau, m’acharnai sur elle sans douceur, lui pétris, lui broyai les bras et la nuque sous les doigts et lui expédiai mes jointures sur la bouche. […]

— On va attendre que les meurtrissures apparaissent et commencent à noircir, et puis on descendra en ville. »

Après quoi il ajoute :

« Je ne l’avais même pas embrassée. J’aurais au moins pu m’offrir ça. Ça ne l’aurait pas plus dérangée que le reste du tabassage que je lui avais fait subir. »

Une fois le crime avoué à la police, la jeune femme se rend au chevet de Steve Skalla, dont le décès clôt la nouvelle.



Portrait-type d’un détective

Les deux enquêteurs de ces nouvelles étant des ébauches du futur Philip Marlowe, on peut constater qu’ils possèdent de nombreux points communs pouvant définir un détective-type. Dans une atmosphère sombre, où sang et « macchabées » se côtoient dans des espaces souvent clos (voiture, chambre d’hôtel…), le détective-type boit (du whisky, de préférence), fume (des cigarettes, ou mieux encore, un bon cigare), est toujours armé et prêt à dégainer. Autant intéressé par l’argent que par les femmes, il considère généralement la police comme gênante et tient des propos racistes (« négro »). En somme, un détective hard-boiled n’est pas le genre d’homme que vous aimeriez croiser.



Avis personnel
 
Idéal pour découvrir l’univers de Chandler, ce recueil de trois nouvelles n’est pas toujours évident à lire, à cause de son atmosphère pesante. Ce qui ne découragera pas les amateurs de polars bien noirs !
 
 
Lola, 1ère année Éd.-Lib.



2. Fiche de Céline.

C’est un recueil de trois nouvelles, écrites par Raymond Chandler et traduites par Henri Robillot.

Henri Robillot a traduit de nombreux romans noirs américains, des romans de Dashiell Hammett ou encore David Goodis…



Qu’est-ce que le roman noir ?

Le roman noir est un genre qui décrit la société américaine telle qu’elle était dans les années 1920-1930. On y trouve des crimes organisés, différentes mafias, de la corruption policière et politique, des violences urbaines.



Première nouvelle : « Un tueur sous la pluie »

Le lecteur est directement propulsé dans l’action. On comprend qu’il s’agit du bureau d’un détective privé qui a rendez-vous avec Dravec ; ce dernier veut l’engager afin de garder sa fille adoptive pour lui, et peut-être l’épouser par la suite.

Le détective a pour mission de surveiller Steiner, l’amant de Carmen Dravec. Or, pendant sa planque, Steiner se fait tuer alors que lui et Carmen sont en train de faire des photos osées. Lorsque le détective arrive à l’intérieur de l’appartement, il trouve Carmen dans un état second et décide de la ramener chez elle. Lorsqu’il revient sur les lieux du crime, le corps et les photos ont disparu.

Pendant ce temps-là, un corps est découvert dans le fleuve. Il s’agit de Carl Owen, chauffeur de Dravec et ancien petit ami de Carmen. Dravec reçoit une lettre anonyme où on lui fait du chantage. Le détective va devoir découvrir qui est le maître-chanteur et récupérer les photos.

Après enquête, le détective est sur la piste de Marty, à qui la mort de Steiner est profitable car il peut reprendre son « commerce ». Il découvre que Marty est en possession des photos. Dravec et Marty vont alors s’entretuer…


 La lecture de la nouvelle peut paraître assez fastidieuse car il y a en tout neuf personnages importants, mais si on la lit d’un trait, elle est assez agréable.



Deuxième nouvelle : « Bay City Blues »

Le lecteur apprend enfin le nom du détective : John Dalmas. Son ami et policier Violets M’Gee lui parle de l’affaire Austrian. Leland Austrian, femme du Dr. Austrian est retrouvée morte dans son garage. L’affaire est assez vite classée, la police considère que c’est un suicide.

Mais Matson, l’homme qui a découvert le corps de la victime ne pense pas que cela soit un suicide, il demande l’aide de John Dalmas car il se sent menacé. Arrivé au lieu de rendez-vous, John ne trouve personne. C’est alors que Matson arrive, tabassé, et meurt avant que John ait pu l’aider.

Le détective va alors prendre l’affaire en main car il comprend que Matson avait raison, la mort de Leland est mystérieuse. Il comprend également que son meurtre a été couvert par la police. Leland, le soir de son assassinat, se trouvait dans le club de son amant Conried. Elle y perdit beaucoup d’argent et fit un scandale. Afin de la calmer, Conried appelle son mari, le médecin, qui lui injecte un calmant. À son retour à la maison, c’est l’infirmière du docteur qui vient surveiller Leland. Mais l’infirmière n’est autre que la femme de Matson, Helen.

Lorsque le détective se rend au club, il se fait aborder par Helen. Il décide de la raccompagner chez elle car elle n’est plus vraiment en état de conduire. À la sortie du club, ils se font tous les deux agresser ; quand John reprend conscience, il trouve Helen morte à ses côtés et il tient l’arme du crime entre ses mains. Il s’est fait piéger. Quand la police arrive, De Spain, l’agent, comprend que c’est un piège et aide John à s’enfuir. Ils s’associent pour élucider les trois meurtres…

On trouve encore une fois dans cette nouvelle de nombreux personnages et peu de descriptions.



Troisième nouvelle : « Déniche la fille »

Alors que le détective est en train d’enquêter, il se trouve embarqué dans un club par Steve Skalla qui est à la recherche de Beulah, son ancienne petite amie. Dans ce club, Skalla va interroger de manière brutale les employés et il ira jusqu’à tuer le patron car il ne sait pas où elle se trouve.

Skalla s’enfuit et John décide de mener son enquête pour le retrouver. Pour cela, il comprend qu’il doit d’abord trouver Beulah. Il découvre que cette dernière travaille pour une radio sous un autre nom : Vivian Baring. Après avoir interrogé le patron, M. Marineau, il se rend à l’adresse que ce dernier lui a donnée. Or, ce n’est pas l’adresse de Beulah/Vivian mais celle de Mme et M. Marineau. Mme Marineau connaît l’adresse de Beulah car elle pense que son mari et elle sont amants.

Arrivé chez Beulah, John découvre M. Marineau mort, tué par balle, et Mme Marineau avec un revolver à la main mais aucune trace de Beulah ou de Skalla…


 

Analyse

 

À la fin de chaque nouvelle, lorsque l’on pense avoir enfin élucidé le meurtre, l’auteur réussit à nous surprendre avec une chute assez étonnante. En effet, le supposé meurtrier n’est jamais le véritable tueur. Le lecteur est d’autant plus surpris que les nouvelles sont écrites à la première personne et que c’est le détective qui à la fin de chaque nouvelle découvre le vrai meurtrier sans que le lecteur s’en doute.

Le narrateur reste assez mystérieux pour le lecteur, on ne connaît pas tous ses secrets. Son comportement peut surprendre le lecteur ; on a plutôt l’impression d’être le coéquipier du détective.

On trouve dans les nouvelles de Raymond Chandler un langage de voyous, le lecteur est complètement intégré au milieu de la mafia, de l’époque des années 1930. Certains personnages secondaires sont décrits de façon assez atypique, un ancien boxer aurait tout pris sur sa « gueule sauf le pont de Brooklyn ». Les morts de certains personnages paraissent assez violentes, décrites de façon abrupte, on ne cache rien au lecteur.


C.C, 1ère année bib.-méd.

 

 

Raymond CHANDLER sur LITTEXPRESS

 

 

Raymond Chandler sur un air de navaja 1

 

 

 

 

 

Article de Marion sur The Long Good-Bye (Sur un air de navaja).

 

 

 

 

 

 

 

 

Raymond Chandler Les ennuis c'est mon problème

 

 

 

 

 

 

Article de Lucie sur Les ennuis c'est mon problème.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Published by Lola et Céline - dans polar - thriller
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