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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:00

« le dur et passionnant métier d'auteur-illustrateur ».

Samedi 06 octobre, 15h, île aux poches au salon de Lire en poche, Mireille D'Allancé fait son entrée : « Bonjour tout le monde, asseyez-vous, asseyez-vous ! Rapprochez les chaises pour que ce soit plus familial ». Nous et les soixante autres personnes sommes alors plongés dans son univers.

Mireille D'Allancé, ancienne professeur de dessin, nous explique son métier qu'elle considère comme génial. Elle ne se définit pas comme un artiste inspiré mais comme « un artisan qui passe son temps à se casser la figure mais qui sans cesse recommence ».



 Comment faire un livre ?
 
Un jour, une amie lui raconte une histoire, « une histoire vraiment pas mal ». Mireille lui conseille alors de coucher son histoire sur papier et de la présenter à un éditeur.

Elle présente brièvement le métier d'éditeur aux enfants avec des mots simples et accessibles : « un cow-boy sur son cheval toujours à la recherche d'un texte intéressant », métier difficile avec « une tonne de textes à lire ». Une fois le texte accepté, Mireille peut donc commencer « Léon Zozio ».

Les premières illustrations ne sont que des essais, dessinées sur papier brouillon. Elle nous montre alors les croquis de Léon Zozio, personnage qu'elle avait déjà en tête.
Mireille-D-Allance-01.JPG
Elle nous a raconté l'histoire de façon animée, avec beaucoup d'émotion, de sentiments et de gestes. Les enfants sont captivés, Mireille se montre très proche d'eux sans mettre à l'écart les parents, qu'elle invite à participer.

Les premiers dessins sont envoyés à l'éditeur, « attention sans couleur » ; en effet, si l'éditeur souhaite modifier le dessin il ne faut surtout pas le mettre en couleur. Toutefois, ces croquis sont accompagnés des textes correspondants qui rappellent à l'éditeur – ce dernier, entre temps, aura lu d'autres textes –, l'histoire en question. Ainsi s'effectue le découpage du texte par l'illustrateur. Mireille prend l'exemple du Petit Chaperon rouge : « Maintenant, c'est à vous de jouer ». Les enfants doivent alors taper dans les mains lorsqu'ils pensent qu'il faudrait une image pour illustrer.
Mireille-d-Allance-03.JPG
« Il est important de tomber amoureux de son personnage » car elle va devoir le reproduire en long, en large et en travers, page après page.

Elle est alors confrontée à une première difficulté : le paysage, qu'elle décide d'illustrer en peinture : « vous imaginez ma difficulté, je ne savais pas dessiner de paysages mais seulement des personnages ». Après de nombreux essais non fructueux (cinquante pages par jour à la poubelle), elle comprend qu'il y a plusieurs étapes pour faire un paysage. Elle change souvent d'outils, passe du petit pinceau au grand ; de l'éponge à la pomme de terre et de la pomme de terre à la brosse à dents. Elle comprend alors que ses difficultés proviennent de son outil principal : la peinture, que pour que ces dessins soient réussis, elle doit tout faire à la craie.

Les dessins sont remis à l'éditeur, c'est ainsi que Léon Zozio prend vie. Mireille conclut alors : « Je tiens à remercier le maquettiste qui a fait un grand travail d'assemblage. En effet, j'ai été agréablement surprise lorsque j'ai vu le travail final et la page de garde remplie des différents portraits de Léon. »



Cette rencontre, qui n'aura duré que 45 minutes à notre grand regret, nous aura montré à quel point c'est un métier de recommencements, d'humilité, de doutes et d'erreurs… Fin de la rencontre, place à la séance de dédicace et mise en place de l'atelier pastel pour les petits et les grands.

Mireille-D-Allance-02.JPG


Lydie, Caroline et Céline, 2e année bibliothèques 2012-2013


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Published by Lydie, Caroline et Céline - dans jeunesse
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