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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 07:00

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Shaïne CASSIM
Je ne suis pas Eugénie Grandet
L’École des loisirs, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas Eugénie Grandet est un roman de Shaïne Cassim, publié en 2011 à l'École des loisirs. L'auteur est née en 1966 à Tananarive, à Madagascar.

Alice Pratt a dix-sept ans, l'âge difficile où l'innocence et les rêves font place à la vie « réelle » ou « active ». Des mots qui promettent une pression proche et qui font peur à ces jeunes lycéens. C'est l'âge de cet entre-deux qui remet tout en question : l'enfance, l'adolescence et l'existence de son futur.

Alice nous raconte ses peurs. Tout commence lors de l'exposition de Louise Bourgeois : Moi, Eugénie Grandet qu'elle est allée voir à Paris avec sa sœur. Anne-Louise Pratt a vingt ans et la vie devant elle. Elle est costumière de théâtre, passionnée, pleine de sentiments généreux et très proche de sa petite sœur. Cette exposition est une révélation pour Alice qui ne veut pas rater sa vie et être seule comme Eugénie.  Elle refuse d'être dans l'ombre de sa grande sœur. La jeune fille s'éloigne alors et s'enferme dans ses interrogations, décidant d'affronter ses démons et de prendre sa vie en main.

Le roman est composé de trois parties. Premièrement, on assiste au questionnement d'Alice qui présente parallèlement les personnages : sa sœur, son père, Max le charmant petit ami et metteur en scène d'Anne-Louise, ainsi qu' Alphonse, une rencontre fortuite au cours de cette exposition bouleversante. Ensuite, le personnage d'Anabelle est mis en avant. Cette grand-mère peu connue commence à intriguer  Alice. Ces deux têtes de mules s'apprivoiseront. La troisième partie est dédiée à la pièce que Max et Anne-Louise interprètent : La Cerisaie de Tchekhov.

Ces trois parties peuvent sembler décousues mais je n'ai pas trouvé cela dérangeant dans le sens où l'on reste avec la narratrice Alice, et que les situations font écho à la sienne, elles collaborent à la recherche d'elle-même. On évolue dans l'entourage d'Alice, participe à sa vision des choses, à son dur chemin pour grandir. Et peu à peu, on retrouve une certaine stabilité. Lorsque l'on ferme ce livre, on est serein, on sourit car on est heureux qu'Alice ait trouvé sa voie, qu'elle soit parvenue à mûrir. Finalement, Shaïne Cassim nous remplit d'espoir, nous voilà avec cette envie de croquer la vie à pleines dents !

J'ai particulièrement apprécié l'écriture à la fois familière et poétique. L'auteur est parvenue à concilier les deux styles de manière pertinente et compréhensible. Cependant, l'écriture, le sujet et les références me laissent croire que Je ne suis pas Eugénie Grandet est davantage un roman à conseiller aux adolescents à partir de quinze ans. Même s'il est possible de le lire dès treize ans, je pense que cela aura plus d'effet, car ce sera mieux compris par les lycéens. Et les plus grands  seront ravis de retrouver cette quête de l'indépendance, de la maturité difficile à trouver et semée d'embûches. A tout âge nous pouvons nous identifier dans cette situation émouvante et dans ce petit chef-d'œuvre empreint de poésie.


Camille, 1ère année édition-librairie

 

 

 


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Published by Camille - dans jeunesse
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