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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 07:00

Zweig-Lettre-d-une-inconnue.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stefan ZWEIG

Lettre d'une inconnue
Stock, La Cosmopolite, 2009


 

 

 

 

 

 


zweig-k.jpgStefan Zweig

Né en 1881 à Vienne au sein d’une famille aisée, l’auteur aujourd’hui reconnu a pu étudier en toute liberté l’histoire, les lettres et la philosophie. Il devient ainsi un célèbre poète, dramaturge, écrivain et philosophe. Il a écrit différentes biographies et essais sur de grands auteurs comme Nietzsche ou Stendhal. Mais c’est dans le genre de la nouvelle qu’il excelle réellement avec des œuvres comme La Confusion des sentiments ou Le Joueur d’échecs.

Stefan Zweig va beaucoup voyager à partir de 1934 quand il quitte l’Autriche, allant ainsi à la rencontre de nombreuses cultures et s’en imprégnant, ce qui en ajoutera à son ouverture d’esprit et à sa philosophie.

Ce nouvelliste traite régulièrement le thème des passions et de l’autodestruction : jusqu’où une passion brûlante peut-elle nous mener ? C’est la question existentielle qui rythme chaque fiction de Stefan Zweig. Grâce à son écriture raffinée et romantique, il donne à cette question un sens profond et parvient à plonger le lecteur dans le doute. L’objectif de Zweig étant l’exactitude du sentiment, la volonté que le lecteur ne fasse qu’un avec le personnage et ressente les mêmes émotions.

Véritable humaniste, il se suicide au Brésil en 1942 face aux atrocités d’une Seconde Guerre mondiale qu’il ne supporte pas.

 

 

Lettre d’une inconnue

«  Je veux te révéler toute ma vie, cette vie qui véritablement n’a commencé que du jour où je t’ai connu. Auparavant elle n’était que trouble et confusion et mon souvenir ne s’y replongeait jamais. »

Un écrivain reconnu emménage un jour sur le même palier qu’une enfant de treize ans. Elle tombe alors amoureuse d’un homme jeune, lettré, cultivé mais libertin. Elle se donne à lui, ne vit plus que pour lui, tous les jours dans l’attente de l’apercevoir dans le couloir. Cet homme terriblement attirant et inaccessible va alors envahir les pensées de l’enfant, chaque regard croisé la plongeant dans l’espoir, pourtant inconcevable, d’une relation interminable.

 « Ton regard devenait de plus en plus brûlant et me plongeait tout entière dans un brasier. » La passion envahit cette jeune fille jusqu’à ce que sa mère lui apprenne leur déménagement. Mais quelques années plus tard, l’enfant devenue une jeune femme, retourne à la rencontre de l’écrivain. Elle parvient alors à vivre avec lui de brèves relations enfiévrées de tendresse. Mais la jeune femme se rend compte que sa passion amoureuse ne peut être conjuguée avec le libertinage de cet homme.

Elle lui écrit alors une lettre, qui pour lui est la lettre d’une inconnue, lui avouant sa passion sans nom et la mort de leur enfant, qu’il n’a jamais connu.


Ici, aucune confusion des sentiments, mais nous restons toujours dans le thème de la passion sans limite. C’est une nouvelle pleine de maturité et de profondeur que nous conte ici Stefan Zweig, avec toujours une écriture douce, facile et romantique. Il pousse encore plus loin son analyse du sentiment amoureux, qui finit par nous pénétrer. Le lecteur devient la jeune fille et ressent la beauté de l’amour infini. Zweig parvient donc encore une fois à nous désorienter, et c’est, certes, un beau sentiment que nous ressentons lors de cette lecture, mais une sensation particulièrement désagréable qui nous envahit à la fin de l’œuvre…

Lettre d’une inconnue est indispensable à tous les amateurs de Stefan Zweig. C’est une nouvelle qui nous plonge dans la passion, nous désoriente, voire même, nous fait pleurer.

 

 

Les nouvelles de Zweig à lire absolument :

La confusion des sentiments, Stock
Lettre d’une inconnue, Stock
Un soupçon légitime, Grasset
Le voyage dans le passé, Grasset
Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Le livre de poche


Pauline Ganteille, 1ére année édition-librairie

 

 

Stefan ZWEIG sur LITTEXPRESS

 

 

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Article de Sandra sur La Confusion des sentiments,

 

 

 

 

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articles de Pauline, Marion  et Coralie sur Amok,

 

 

 

vingt-quatre-heures.jpg

 

 

 

 

de Claire et de Charlotte sur Vingt-quatre heures de la vie d'une femme,

 

 

 

 

parallèle de Mélaize entre Zweig et Gombrowicz.

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Published by Pauline - dans Nouvelle
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