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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 07:00

Stefan-Zweig-Un-soupcon-legitime.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

Stefan ZWEIG
Un soupçon légitime
Suivi du texte original allemand :  

War er es ?
Traduction de

Baptiste TOUVEREY
Grasset, 1987



 

 

 

Biographie de l’auteur

Stefan Zweig, écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien d’origine juive, est né le 28 novembre 1881 à Vienne en Autriche-Hongrie et mort le 22 février 1942 à Petrópolis au Brésil. Il commença par étudier la philosophie et l’histoire de la littérature et participa, à Vienne, au mouvement d’avant-garde «Jeune Vienne». Ce dernier réunit, dans les années 1900, la jeune génération d’écrivains autrichiens animés par le rejet du Naturalisme et un désir de créer un art néoromantique et symboliste adapté aux temps modernes. Au début de la Première Guerre mondiale, Stefan Zweig s’engagea au service de l’Autriche tout en étant, comme son ami français Romain Roland, un pacifiste résolu. Parmi ses illustres amis figuraient également Sigmund Freud et le poète belge Émile Verhaeren. En tant que grand connaisseur des arts et des lettres, il voua toute sa vie une grande passion aux autographes et aux portraits d’écrivains. En 1934, dès les premières persécutions antisémites et après avoir pressenti le danger du nazisme, Stefan Zweig quitta l’Autriche pour l’Angleterre, s’installant à Bath (ouest du pays), puis à Londres. Plusieurs de ses œuvres ayant suscité la colère des nazis, un autodafé de ces dernières eut lieu à Berlin. Après avoir emménagé au Brésil en 1941 avec sa seconde épouse, il se suicida avec cette dernière à Petrópolis (prés de Rio De Janeiro) le 22 février 1942. Il laissa une lettre expliquant son désespoir de voir la Seconde Guerre mondiale anéantir ses rêves d’humanisme et d’Europe pacifiée.
 

Résumé

Un soupçon légitime est une nouvelle écrite entre 1935 et 1940 (on ne connaît pas la date précise). L’histoire se déroule dans la campagne anglaise, non loin de Bath où l’auteur vécut quelques temps. Un couple de jeunes mariés, monsieur et madame John Limpley, emménage à côté d'un couple de retraités dont la femme, prénommée Betsy, est la narratrice de l'histoire. John Limpley s'avère être quelqu'un de joyeux, d'exubérant et débordant de vitalité. Son caractère excessif s'exprime notamment  à travers sa relation avec le chiot, nommé Ponto, que Betsy leur a offert. Ainsi, le chien comprend très vite qu'il est le roi dans la maison et abuse de son pouvoir. Mais, lorsque sa femme tombe enceinte, John délaisse le chien et reporte toute son affection et son attention sur le futur bébé. Piqué dans son orgueil et humilié par tant d'indifférence, Ponto va tout faire pour qu'on le remarque, sans pour autant susciter la moindre réaction de la part de son maître. Il pressent dès lors que quelque chose se passe, que quelqu'un est sur le point de prendre la place qui lui est due ; il rumine donc sa vengeance. Après la naissance, Ponto agresse violemment son maître alors qu'il portait sa petite fille. Les Limpley se débarrassent donc du chien et le donnent à un boucher de Bath. Quelque temps plus tard, un drame survient : le landau avec l'enfant tombe dans le canal voisin et le bébé meurt noyé. Ayant vu Ponto errer autour de la maison plusieurs jours auparavant, Betsy le soupçonne immédiatement d'avoir poussé le landau.


Analyse de l'œuvre

Dans cette nouvelle à l'écriture précise, riche et agréable à lire, Stefan Zweig montre les conséquences, souvent funestes, que peut avoir la démesure des sentiments. Ainsi, ce sont l'attention et l'amour excessifs manifestés par John Limpley à l'égard de Ponto qui font que ce dernier prend conscience du pouvoir qui lui est octroyé et en abuse de manière tyrannique. De ce fait, il ne supporte pas l'idée que quelqu'un prenne sa place et devient terriblement jaloux du bébé, ce qui aboutit au drame final. La nouvelle peut donc être vue comme une mise en garde de l'auteur, lequel avertit le lecteur qu'il est mauvais de manifester ses sentiments de manière trop exclusive et excessive. John Limpley est alors l'exemple à ne pas suivre, lui qui délaisse son chien après ne s'être occupé que de lui. Il est le type même de la personne excessive qui, lorsqu'elle est prise de passion pour quelque chose ou quelqu'un, en oublie totalement tout ce qui y est extérieur, même ce qui a eu antérieurement suscité son intérêt. Bien que réaliste, cette nouvelle attribue au chien Ponto des caractéristiques humaines : l'orgueil, l'arrogance ou encore le caractère calculateur et machiavélique dont il fait preuve dans l'histoire sont des attitudes propres à l'homme. Enfin, Un soupçon légitime traite également, à travers le personnage de Betsy, d'un thème récurrent chez Stefan Zweig qui est la monomanie, c'est-à-dire une idée fixe qui nous obsède et dont on n'arrive pas à se défaire. Ainsi, Betsy est obsédée par l'idée que Ponto est le meurtrier du bébé des Limpley.

Antoine Phénix, 1ère année Bib.-Méd.

 

 

Stefan ZWEIG sur LITTEXPRESS

 

Zweig Lettre d une inconnue

 

 

Article de Pauline sur Stefan Zweig

 

 

 

 

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Article de Sandra sur La Confusion des sentiments,

 

 

 

 

 

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articles de Pauline, Marion  et Coralie sur Amok,

 

 

 

 

 

vingt-quatre-heures.jpg

 

 

 

 

de Claire et de Charlotte sur Vingt-quatre heures de la vie d'une femme,

 

 

 

 

 

parallèle de Mélaize entre Zweig et Gombrowicz.

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Published by Antoine - dans Nouvelle
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