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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 07:00

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TANIZAKI Jun.ichirō

谷崎 潤一郎
Le meurtre d'O-Tsuya

お艶殺し
 1ère édition en japonais, 1915

traduction

Jean-Jacques Tschudin

Gallimard
Collection Folio 2€ 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Junichirō Tanizaki est un nouvelliste, traducteur et romancier japonais du XXème siècle. Né dans une famille de riches marchands, il n'était pas prédestiné à écrire. Il est contraint d’interrompre de brillantes études parce que depuis le décès de son grand-père sa famille connaît des soucis financiers. Il fait ses premiers pas d'écrivain en faisant publier une pièce de théâtre : Naissance.
   
Tanizaki est frappé par la censure à plusieurs reprises, certaines de ses œuvres choquant les bonnes mœurs. En effet les thèmes de la scatologie, de l’homosexualité, du fétichisme, du sadomasochisme sont évoqués. Le séisme de 1923 qui frappe le Japon, touche profondément Tanizaki qui a échappé à la mort. À partir de cet événement il trouve principalement sa source d'inspiration dans son pays natal. Son premier roman, Un amour insensé, voit le jour en 1924. Il se lance lors de la seconde moitié de sa vie dans la traduction en japonais moderne du Genji  monogatari. Il enchaîne les romans, tout comme les mariages (trois en tout) jusqu'à sa mort en 1965.

Son dernier ouvrage,  Journal d'un vieux fou, reflète son état d'esprit, ainsi que son obsession de la mort et le désir de délivrance de la souffrance physique, dans les derniers instants de sa vie.

Décerné en son honneur, le prix Tanizaki est l'une des principales récompenses littéraires au Japon.* (*source biographie folio 2€) Les œuvres de l'auteur ont été publiées dans La Pléiade.



Résumé

L'histoire se déroule dans une époque indéfinie ; cependant elle prend fin en l'an trois de Taishō. Shinsuke un jeune hōkvnin (apprenti) chez un prêteur sur gages est fou amoureux de la belle O-Tsuya, ce qui semble réciproque. Hélas, la jeune femme est la fille aînée des patrons de notre héros, ce qui pose un problème puisque les jeunes amants ne sont pas du même milieu social.

Seiji, un vieux batelier, ayant découvert l'amour impossible de nos deux héros, leur propose alors de faire une fugue pour que les parents soient forcés d'accepter leur union. Il va jusqu'à les héberger durant leur fugue. Il devient un médiateur auprès des parents pour discuter des conditions du mariage.

Cependant, après plusieurs mois de fugue, toujours aucune réponse des parents. Seiji fait venir seulement Shinsuke dans un salon de thé prétextant une confrontation avec le père de celui-ci ; hélas c'est une embuscade et Shin se fait agresser par Santa (l'homme de main de Seiji). Il tente même de le tuer ; cependant c’est l'inverse qui se produit. Le jeune homme en déduit que Seiji a voulu le faire assassiner pour s'emparer d'O-Tsuya. Il se précipite chez lui pour le tuer mais il découvre que la maison est vide excepté la seconde femme de Seiji qu'il tuera après bien des hésitations (car elle était trop arrogante et ne voulait pas lui révéler où avait été emmenée sa bien-aimée).

Totalement désespéré par les actes qu'il a commis, Shinsuke va trouver refuge chez Kinzō, un ami de son père. Celui-ci accepte de l'héberger après que le jeune homme lui a confessé ses meurtres. Il lui propose de retrouver O-Tsuya, à condition qu'il se livre, juste après avoir dit adieu à son aimée, aux autorités. Kinzō le met en garde quant à l'envie de tuer qui risque de s'emparer de lui s'il faillit à son devoir.

Kinzō, après bien des recherches, découvre qu'O-Tsuya n 'est autre que Somekichi, une geisha du quartier de Naka-chō. Elle est devenue la protégée d'un certain Tokubei, un joueur professionnel lié à Seiji. 

Lorsque les deux amants se retrouvent, grâce à Kinzō, une longue explication s'ensuit pour que chacun prenne connaissance de ce que l'autre a fait pendant son absence.

Après bien des péripéties le couple s'associe pour une série de meurtres faisant trois victimes dont une indirecte (Tokubei, Seiji, O-ichi).

Shin va découvrir qu'O-Tsuya est amoureuse d'un autre ce qui la mènera à sa perte.
 
 

La transformation en geisha : découverte d'un univers.
   
La question étant qu'est-ce qu'une geisha ? Étymologiquement, « gei » signifie culture et « sha » personne en japonais ; en traduisant bien, cela donne « Personne de l'art ». Ce qui est vrai puisqu'elles excellent dans les arts de la danse, de la musique, du thé qui leur sont enseignés par leur « sœur geisha ». Elles sont au départ des maikos, et ne deviendront des geishas que lorsque leur apprentissage sera terminé. Elles se trouvent ensuite un dana (homme influent, en général riche) qui les protége et leur assure une protection financière, en leur versant une pension. Ce qui les différencie des prostituées  est leur obi, une ceinture qu'elles portent nouée dans le dos contrairement aux prostituées la portant sur le ventre.

Nous assistons à la transformation graduelle d'O-tsuya en geisha, ce qui n'est pas pour plaire à Shinsuke qui voit d'un mauvais œil le changement de comportement de la femme qu'il aime. Celle-ci devient en effet petit à petit une dépravée. Cependant ne croyez pas que ce soit le cas de toutes les geishas. Ce sont des femmes respectables, qui pratiquent cette « profession » soit pour rembourser les dettes qu'elles ou leurs parents ont contractées, soit parce qu’elles le sont de mère en fille. 

Le récit de la transformation, dans la nouvelle, commence par ces mots : « […] la jeune fille qui depuis toujours se plaisait à imiter les geishas […] » (p. 25).

Elle devient encore plus frappante lorsque la jeune femme est en fugue avec son amant chez Seiji, puisque celui-ci habite près du quartier des plaisirs. De sa chambre, O-tsuya a une vue imprenable sur les barques transportant les geishas et leurs clients.

 

« Observant attentivement les geishas, O-tsuya s'était vite pénétrée de leurs manières, et quelques jours après son arrivée, elle avait remplacé le joli chignon relevé à la shimada qu'elle portait en quittant la maison, par le style plein d'abandon de Hyôgo […] » (p. 29).
 

Même sa façon de parler a changé puisqu'elle utilise des expressions de geishas, ce qui a le don d'irriter son amant, qui n'apprécie pas d'avoir en quelque sorte perdu la femme qu'elle était.

Nous ne pouvons pas dire que les geishas soient décrites de façon méliorative dans cette nouvelle puisque l'auteur en parle en termes de « catins » et de « prostituées ». Ce qui peut sembler étrange puisque sa première épouse était une geisha, dont il a fini par se séparer, ne supportant plus son côté « femme au foyer ».

On apprend par la suite qu'O-tsuya a réalisé son rêve puisqu'elle est devenue une geisha très demandée. En à peine un mois et demi, elle a réussi à se faire un place dans ce milieu où la concurrence est féroce.

 

« Sa position parmi les grandes courtisanes de Fukagawa était dorénavant solidement établie. Les commérages ne la ménageaient pourtant pas, lui reprochant […] de se montrer elle même bien trop maligne pour son âge » (p. 65)

 

Les bruits racontaient également qu'elle savait si bien manipuler les hommes qu'aucun n'avait réussi à passer la nuit avec elle. Ce qui peut paraître étrange puisque lorsque les maikos devenaient geishas cela faisait partie d'un des services qu'elles étaient tenues de rendre. De même qu' O-tsuya n'est pas passée par le stade de maiko, devenant directement geisha car Tokubei (son dana) a deviné  qu'elle n'est plus une « fleur virginale ». Il a même ajouté que de toutes façon elle serait souillée. Donc elle n'a pas pu ne pas avoir de relations nocturnes. Cependant elle s'y est si bien prise que ces rumeurs ont bâti en partie sa réputation.

Sa nouvelle vie de débauche a transformé la jeune femme en ivrogne, manipulatrice,  fumeuse invétérée. À moins que cela  fasse partie de sa personnalité et que sa nouvelle passion l'ait libérée. Son côté manipulateur est bien décrit : « Quoi de plus rafraîchissant que de mener en bateau quelques jobards qui se laissaient plumer ! » (p. 77) Nous comprenons bien que le but d'une geisha est d'avoir le plus de succès auprès de la gent masculine et de devenir la concubine exclusive de certains hommes les plus influents et riches si possible.

Lorsque Shin la retrouve après un long moment de séparation, il découvre que la femme qu'il a laissée aux portes du vice, a complètement plongé. « Ou alors ce métier de geisha t'a déjà complètement corrompue, corps et âme ? » (p. 80). Cette phrase est vraiment forte puisque c'est comme si elle était devenue le Diable en personne, il n'y a plus une once de vertu chez la femme qu'il aime.

Nous pouvons conclure que l'auteur nous montre les geisha comme des créatures viles, et avinées. Son activité l'a rendue pleine de vices et l'a transformée en femme malhonnête qui n'hésite pas à mentir pour parvenir à ses fins. Cependant ne l'était-elle pas déjà avant ?



Les deux visages d'un même homme

Ce qui peut paraître fascinant c'est le fait qu'un même corps puisse abriter deux personnalités radicalement opposées. Être quelqu'un de naturellement bon puis  devenir en une fraction de seconde un être assoiffé de sang et qui ne rechigne pas devant un meurtre, c'est ce qui arrive au personnage de Shinsuke.

À première vue, il semble être un jeune homme réfléchi puisque au départ il ne  veut pas fuguer avec O-tsuya ; il sait très bien ce qu'ils risquent tous les deux. Cela amenuise les chances que le père de son aimée le laisse se marier avec sa fille unique. Il veut faire sa demande dans les règles de l'art pour optimiser ses chances d'obtenir la belle. Il sait parfaitement que lorsqu'il fuit avec elle c'est une mauvaise idée ; cependant il accepte, mais cela ne l'empêche pas de penser : « Alors, non seulement j'enlève la fille des patrons, mais en plus je m'enfuis avec la caisse !  Quelle horreur, si je ne suis pas maudit avec ça ! » (p. 19). Nous pouvons ajouter qu'il est très perspicace, mais qu'il le saura malheureusement trop tard.

Lorsque les amants logent chez Seiji, c'est lui qui garde la tête froide alors qu'O-tsuya ne se gêne pas pour dire qu'elle préférerait ne pas retourner chez elle. Pour Shinsuke ils ont commis une faute très grave et il se ronge les sangs quant au sort qui leur est réservé. Il a peur de la réaction de ses parents et de ses patrons. Ce qui prouve qu'il est réaliste ; il est cependant crédule également, puisqu'il croit à tous les mensonges d'O-Tsuya. L'amour rendrait aveugle et sourd aux appels de la conscience morale.

 « […] il fut soudain envahi d'une force terrifiante, dont il ne se savait pas capable. » (p. 46).  Il ne soupçonnait pas jusqu'alors le démon qu'il abritait. Le monstre tapi en lui ne demandait qu'une lutte pour se révéler. « En un instant, il se trouva de nouveau en proie à des sentiments violents et sauvages. » (p. 56). Sa raison perd le contrôle pour ne plus laisser place qu'à des sentiments qui devraient être refoulés. Cependant peut-être qu'à force d'annihiler, de réprimer nos pulsions pour répondre aux normes sociales, un jour nous ne le pouvons plus et les laissons s'échapper par inadvertance ou sans le soupçonner. La conscience morale est censée être le garde-fou de ses pulsions car il est un homme et non un animal ou une bête. Cependant, ainsi submergé par ses pulsions, Shinsuke a régressé à l'état d'animal, un homme sachant se contrôler (théoriquement). Nous voyons bien le terme de bête apparaître lorsque chez Kinzō le jeune homme redevient un « gentil garçon docile […] comme si la bête fauve, un instant déchaînée, était à nouveau domestiquée » (p. 60). Ce personnage n'a pas un mauvais fond ; il peut même être vraiment moral, si ce n'est qu'il se laisse aller à des pulsions destructrices dans certains cas. Il respecte également la hiérarchie car il aura du mal à appeler O-Tsuya autrement qu'O-Tsu chan (ce qui était une marque de respect pour l'époque) alors qu'elle l'incitait à l'appeler par son prénom .

Néanmoins les remords l'assaillent aussitôt le meurtre commis : « Pourquoi l'avait-il tué ? Pourquoi en était-il arrivé à une aussi cruelle extrémité ? Lui même ne le comprenait pas bien.» (p. 46), ce qui prouve qu'une conscience morale resurgit. Shin compte bien se livrer tout de même aux autorités et confesser ses crimes. Ce qui prouve qu'il n'est pas totalement dénué d'humanité.

 « […] il s'émerveillait de la facilité avec laquelle il était possible de tuer quelqu'un » (p. 47). Cette phrase peut troubler puisque le personnage est fasciné par sa force et sa capacité à tuer. Cela montre qu'il a un mental de tueur.  « J'en ai tué un, je peux bien aussi en tuer un second, quelle différence ! » (p. 48) Après avoir eu du sang sur les mains, il ne voit pas le problème de se les salir de nouveau.

Comment un jeune homme peut-il penser cela et en même temps regretter son acte ? C'est comme si un même corps pouvait abriter deux personnalités contraires. Cette phrase est forte puisqu'elle montre à quel point le jeune homme est devenu une bête, ne respectant plus la vie d'autrui et allant jusqu'à la supprimer. Certes il a de très bonnes raisons de le faire mais les conséquences peuvent être terribles. Cette citation nous montre qu'il a le profil d'un tueur en série puisque après le deuxième meurtre il y en aura encore trois autres. Ce qui le prouve également est le fait qu'il réfléchisse à ne pas laisser de trace de son crime pour ses deux  premiers meurtres. Il jette le cadavre dans la rivière, ainsi que ses vêtements tachés de sang ; il s'en procurera de nouveaux.

Il est impulsif, il change d'idée très rapidement malgré le fait qu'elles soient radicalement opposées comme par exemple le fait qu'il ligote et bâillonne la seconde femme de Seiji, puis qu'il la relâche en lui demandant des excuses. Il finira par la tuer, sa patience ayant atteint un seuil limite.    

Kinzō avait prévenu Shin en lui disant qu'une fois que l'on avait goûté au meurtre, il était difficile de s'arrêter.



Thèmes
   
Les thèmes abordés sont ceux de l'amour et de la mort. Ils sont intimement liés puisque par amour Shinsuke tuera, par exemple. La mort devient l'ombre du jeune homme dès le premier meurtre commis et elle le suit jusqu'à la dernière ligne de la nouvelle. L'amour est source de meurtre dans cette histoire puisque chaque personne que tue Shin est liée de près ou de loin à O-Tsuya.

Le thème du mensonge est également présent puisque Seiji ment aux deux amants pendant une longue période sans qu'ils s'en rendent compte, de même qu'O-Tsuya ment à Shinsuke en lui disant qu'elle est restée pure et qu'elle l'a attendu. Le jeune homme ment inconsciemment à Kinzō lorsqu'il lui promet d'aller se constituer prisonnier. Nous pouvons donc en déduire que le mensonge est la base de la relation entre les personnages principaux. Chaque mensonge a sa conséquence et presque tous les personnages le payent de leur vie.

Le thème de la violence peut se retrouver dans le personnage de Shinsuke qui essaie de la repousser, mais se laisse submerger par elle.

Le thème des vices tel l'ivrognerie, l'homicide, le mensonge, l’appât du gain, la prostitution ressortent avec évidence des caractères des personnages.



Mon avis

La couverture de l'ouvrage m'a particulièrement plu car elle fait passer un message fort selon moi. Nous comprenons que le livre traitera des geishas, car c'est ce que représente la bouche sur la couverture. Cependant par la bouche sont également émis tous les mensonges que proférera O-Tsuya, mais c'est aussi la dernière image que l'on garde d'elle lorsqu'elle prononce pour la dernière fois le nom de l'homme qu'elle aime. La bouche est aussi le signe de la sensualité, la féminité à l'état pur puisque celle-ci est peinte de rose.

Ce qui me paraît gênant est le fait que le titre résume l’œuvre. Il n’y a donc aucun suspense, il reste juste à connaître les circonstances de ce meurtre. Au final l’héroïne meurt à la dernière page. La scène n'est pas décrite alors que pour les autres meurtres c'était le cas. Nous pouvons uniquement imaginer la scène : Shinsuke avec son sabre découpant ou blessant mortellement la femme qu'il aime. Le seul indice que nous avons, nous certifiant sa mort, est l'expression « […] jusqu'à son dernier souffle [...] ».

La question étant : pourquoi l' a-t-il tuée alors qu'il l'aimait ? La première hypothèse, la plus simple, serait pour ses tromperies, mais si nous y réfléchissons bien c'est peut-être par désespoir puisqu'il ne voulait plus tuer par sa faute. Avec ce meurtre il est définitivement débarrassé de toutes tentations et peut enfin aller se constituer prisonnier. Plus rien ne le retient si ce n'est l'envie de réitérer ses meurtres. Ce qui paraît troublant justement c'est le fait de ne pas savoir ce qu'il fera après ce meurtre.

J'ai aimé cette œuvre car elle m'a fait découvrir un horizon de lecture que je ne connaissais pas. Quelquefois les « méchants » l'emportent ; le plus choquant est que cela peut nous paraître normal. Shin a quelque chose d'attachant malgré le fait qu'il soit un meurtrier compulsif ; on le comprend car il s'est laissé berner par une femme et on ne peut avoir que de la pitié pour lui. Le talent de l'auteur se trouve dans le fait qu'il arrive à rendre son personnage attendrissant sachant tout de même que c'est un assassin.

En y réfléchissant bien les personnages de l'auteur ne sont pas manichéens. Nous voyons pour tous une facette sombre de leur personnalité. Au début de l'histoire nous croyons que tous les personnages sont sains d'esprit et bons. Là est le talent de l'auteur qui arrive à cacher l'âme profonde de ses personnages. L'auteur veut peut être nous montrer que derrière chacun de nous se cache un monstre dissimulé à la perfection derrière un masque. Ce qui est une vision assez pessimiste de l'homme.

Concluons que Tanizaki nous présente avec une façon remarquable des héros victimes de leurs vices.


Marina, 1ère année bibliothèques

 

 

TANIZAKI Jun.ichiro sur LITTEXPRESS

 

  Tanizaki Un amour insensé01-copie-2

 

 

 

 Article de Sasha sur Un amour insensé.

 

 

 

 

 


Tanizaki le chat son maitre et ses deux maitresses 

 

 

 

Articles de Justine et de Perrine sur Le Chat, son maître et ses deux maîtresses.

 

 

 

 

 

 

 

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 Article d'Hélène et de Lara sur Journal d'un vieux fou

 

 

 

 

 

 

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Article d'E.M. sur Éloge de l'ombre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Marina - dans Nouvelle
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