Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:00
transsaharien.jpg

















Tito TOPIN,
Le Transsaharien

Grasset, 1994















 titotopin.JPG

Autodidacte et auteur de nombreux polars, Tito Topin est né en 1932 à Casablanca. Il crée sa première agence de publicité, « Publicasso », à l’âge de 21 ans. En 1955, il est rappelé sous les drapeaux puis passe quelques mois en prison. En 1956, il part pour le Brésil puis revient en 1962 à Casablanca pour créer avec des associés une agence de publicité et de régie, « AGEP ». En 1966, il s’installe à Paris pour faire de la bande dessinée ainsi que des génériques et des affiches de films. En 1982, il publie son premier roman, Graffiti rock. Il écrit également des scénarios et crée la série télévisée Navarro en 1989.

C’est à l’âge de cinquante ans qu’il commence à écrire des romans qui ont souvent pour cadre le Maroc. Il a été récompensé à trois reprises : Prix Mystère de la Critique en 1984 pour 55 de fièvre, Grand Prix de Littérature Policière en 1989 pour Un Gros besoin d’amour et Prix Polar en 2006 pour Bentch & Cie.

 

Au XIXe siècle, le gouvernement français a pour ambition de créer le Transsaharien, un train qui relierait l’Algérie au Soudan et permettrait la circulation de marchandises et de richesses. Menée par le colonel Paul Flatters, la première mission qui avait pour but de définir le tracé du Transsaharien échoue. Flatters est accusé d’avoir été lâche et d’avoir fait demi-tour face à la menace des Touaregs. Le gouvernement décide cependant de mener une seconde mission et de faire à nouveau confiance à Flatters, qui accepte, bien que cette mission soit mal préparée.

Vincent Béguin, un jeune cheminot, fait la connaissance de la belle Sarah, dont il tombe amoureux, et qui s’avère être  la femme de Flatters. Ayant découvert leur liaison, ce dernier impose à Béguin de le suivre en Afrique, malgré les supplications de Sarah.

Le voyage au Sahara est long et difficile. Entre les conditions climatiques difficiles et le souci de mener à bien leur mission, Flatters et ses hommes sont pourtant confrontés à une menace plus grande et qui risque de les mener droit à leur perte : les Touaregs préparent une offensive et Flatters, confronté à la douleur de voir sa femme lui échapper, ne réalise pas que leurs guides sont des traîtres.

 

Ce roman est basé sur un fait historique. Pour en savoir plus :
http://www.alger-roi.net/Alger/transports/bouchet/pages/8_transsaharien_bouchet.htm

 

Le roman est construit comme un flash-back. En effet, l’histoire est entrecoupée de chapitres en italique où l’on assiste au procès des guides qui ont accompagné la mission. On comprend rapidement que celle-ci s’est mal terminée mais les faits sont révélés parallèlement à la progression du récit, ce qui crée un effet de suspens et donne en quelque sorte l’espoir au lecteur d’une fin heureuse, notamment pour le personnage de Vincent Béguin. A noter qu'il n'y a aucune ponctuation pour déterminer les dialogues, ce qui est désagréable au début de la lecture.

L’histoire est très romancée et l’accent est mis sur le triangle amoureux Béguin-Sarah-Flatters, et plus particulièrement sur l’amour entre Sarah et Béguin. Flatters, qui semble être un homme froid et insensible, devient peu à peu « fou ». Son comportement vis-à-vis de Béguin est ambigu mais l’on comprend que Flatters est moins préoccupé par la réussite de sa mission que par le désir de mourir, et de faire en sorte que Béguin n’en réchappe pas non plus. Quant à Vincent, il ne pense qu’à son retour et survit en pensant à Sarah et au bonheur qui les attend.

Ce roman semble également être une critique de la colonisation. Le gouvernement français envoie des hommes au Sahara pour une mission mal préparée. Ils ne tiennent pas vraiment compte du danger que représentent les Touaregs et imposent leur projet en territoire hostile. D’ailleurs ils échoueront : massacrés par les Touaregs, ils seront contraints à survivre en mangeant de la chair humaine. Les guides seront jugés non coupables malgré leur trahison.


Delphine, LP




Tito TOPIN sur LITTEXPRESS

Tito Topin Photo Finish






Article d'Adrien sur Photo finish





tito topin parfois je me sens comme un enfant sans mere



Article de Marina sur Parfois je me sens comme un enfant sans mère.
   
 


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche

Archives