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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 07:00
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Tito TOPIN
Parfois je me sens comme un enfant sans mère

Editions Rivages
Collection Rivages/Noir












« C'est une parabole sur le monde d'aujourd'hui,
et sur l'absence de perspectives qu'il offre à certains »

Tito Topin, article d’Ouest France.




tito topin
Biographie

Tito Topin est un scénariste, écrivain, graphiste de la télévision française qui est surtout connu pour être le créateur de la série Navarro, diffusée sur TF1.

Il est né à Casablanca (Maroc) le 23 février 1932. A 21 ans il crée sa propre agence de publicité « Publicasso ». Rappelé sous les drapeaux un an plus tard, à cause des événements de Oued Zem, il fait trois mois de prison sur les six de son rappel. Il est démobilisé en 1956 et décide d’émigrer vers le Brésil où il crée son agence « Catalox » spécialisée dans les catalogues de produits pour grands annonceurs. Il y sera dessinateur de publicité jusqu’en 1962. En effet, grâce aux accords d’Evian, Tito Topin peut retourner à Casablanca. Avec des associés marocains, il y fonde une nouvelle agence de régie et de publicité : AGEP. Tito Topin les quittera peu de temps après pour travailler en tant que directeur artistique dans l’agence Havas-Maroc. Il y restera jusqu’en 1966, date à laquelle il partira pour Paris où il travaillera en tant qu’illustrateur, graphiste et dessinateur de bande dessinée. C’est à cette période qu’il publie La langouste ne passera pas et Voyage au centre de la C…ulture d’après les scénarios de Jean Yanne. Il sera son collaborateur pour tous ses premiers films : de ,Tout le monde il beau, tout le monde il est gentil à Chobizenesse. Il réalisera aussi trois courts métrages d’après les dessins de Claire Bretécher : Tes yeux de braise me font merguez, Que tes larmes ruissellent sur la vaisselle et Le bon, la belle et le fainéant. En 1978, il part s’installer en Provence et cesse de dessiner pour se consacrer à l’écriture d’une quinzaine de romans. Le premier est publié en 1982 : Graffiti Rock. L’année suivante, son roman 55 de fièvre est récompensé par le Prix Mystère de la Critique. En 1988, Tito Topin reçoit le Prix de la littérature policière pour Un gros besoin d’amour. Un an plus tard, il crée le personnage de Navarro pour la télévision française. Il en assure le scénario, le coscénario, les dialogues ainsi que la direction de collection sur 103 épisodes de 90 minutes. Cela ne l’empêche de produire une cinquantaine d’autres films de télévision avec d’autres héros, dont une trentaine comme producteur au sein de la Serial Producteur qu’il a créée en 1997. En 2005, il stoppe la série Navarro suite à une mésentente avec le directeur de la fiction de TF1. Un an plus tard, son roman Bentch et Cie est récompensé du Prix Polar de Cognac.

Aujourd’hui sa réputation d’écrivain de génie n’est plus à faire comme en témoignent ses nombreux titres : en 1996, Tito Topin reçoit le Grand Prix de la création audiovisuelle, il est fait Chevalier des Arts et des Lettres. De 1999 à 2001, il est le président de la Guilde des scénaristes et de 2000 à 2002 il est le président du Comité Pédagogique du Conservatoire d’écriture audiovisuelle.


L’histoire

Nous ne savons pas en quelle année nous sommes, la seule chose sûre c’est le lieu, Paris : « un espace oublié par les Dieux ». Arrive un homme qui se fait appeler le « Conseiller ». Il veut construire la Maison de la Paix des Cœurs en l’honneur du Dieu Rassembleur des Quinze Religions. Grâce à ses discours, il parvient à subjuguer les foules qui se mettent au travail. Au même moment, un homme, Bruno Weissmann, s’échappe d’un commissariat de police après avoir abattu le brigadier Vasconcellos. Il vole la voiture d’une infirmière qu’il tue. Bruno Weissmann veut rejoindre son ami et ex compagnon de cellule Gaspacho : ce dernier est à la tête des « troupes » du Conseiller. Pendant ce temps, au commissariat, le commissaire Ballard apprend la mort du brigadier. Pas le temps de s’appesantir sur la douleur, le commissariat vient de recevoir un coup de fil : un docteur est pris au piège dans un bar. Il se rend sur les lieux avec son équipe pour se rendre compte que c’est un piège. Il tire un coup de semonce pour faire fuir les adolescents et tue une jeune fille sans le vouloir. A cause de cette bavure, Ballard se trouve destitué de ses fonctions… Mais pas pour longtemps. Il reçoit un coup de fil du préfet : la troupe d’illuminés qui est à la solde du Conseiller vient d’attaquer six fourgons de CRS. Le préfet propose un marché à Ballard : soit il part mettre fin aux agissements du Conseiller et de ses adorateurs, soit il est écroué à cause de sa bavure. Coincé, Ballard accepte. Il doit conduire un 4x4 bourré d’explosifs et le faire exploser une fois sur place. Il part là-bas accompagné d’une jeune fille, Sasha, dont l’objectif premier était de le tuer. Néanmoins, tout ne se déroule pas comme prévu : la Maison de la Paix des Cœurs prend feu à cause d’une négligence et c’est la panique. Ballard parvient tout de même à tuer Bruno Weissmann ainsi qu’à faire exploser la voiture. Tout est rentré dans l’ordre… Jusqu’à ce que la favorite du Conseiller, Maria Bonita , resurgisse et abatte Ballard de trois balles dans le dos.


Analyse et mon avis

Un livre qui nous propose une vision apocalyptique d’un monde en perte de repères. Personne ne sait pourquoi il vit et la loi du plus fort semble être de mise. Avec beaucoup d’humour noir (par exemple lorsque Vasconcellos pense à « son père qui a tété trop fort le canon d’un fusil de chasse »), Tito Topin nous propose une société qui pourrait être la nôtre tellement elle nous semble familière. Les policiers font leur métier sans savoir pourquoi, comme Julien Gallet qui a choisi ce métier « moins par vocation que par désespoir ». Tito Topin décrit cette société de façon crue, surtout en ce qui concerne la prostitution : la favorite du Conseiller, Maria Bonita se faisait appeler Marie la Gobeuse en référence à sa spécialité. Le métier de policier semble être le pire qui soit, lorsque l’on sait que Tito Topin est le père de Navarro cela semble très ironique : « Il n’y a pas de sot métier, lui avait-on appris quand il était gamin. Oh que si. Le sien, par exemple » pense Ballard. Le style de Tito Topin à la fois simple et très cru fait que l’on entre très facilement dans l’intrigue. Il n’y a pas beaucoup de rebondissements, comme dans tout livre policier, mais le style de Tito Topin qui ne s’embarrasse pas de morale ou de pudeur fait que l’on apprécie le livre. La vision d’un monde apocalyptique peut nous faire frémir, quand on sait que l’action se passe à Paris et que tout nous semble familier. Tito Topin a-t-il voulu nous donner un aperçu de ce que sera notre monde dans un avenir proche ?


 Marina, 1ère année bibliothèques-médiathèques-patrimoine


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Published by Marina - dans polar - thriller
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