Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 13:00

bilbo-1.JPG
Paru en 1937 au Royaume-Uni, le roman de JRR Tolkien The Hobbit est la première oeuvre publiée qui nous plonge dans l'univers de la Terre du Milieu.

Le livre paraîtra dans une quarantaine de langue. Pour la France, il faudra attendre la traduction de Francis Ledoux, publiée chez Stock en 1969.

Aujourd'hui en 2012, le public redécouvre les prémices de cette saga extraordinaire non seulement grâce à la sortie le 12 décembre du film de Peter Jackson, Le Hobbit, un voyage inattendu, mais aussi avec la parution de trois nouvelles versions du roman.




Parle-leur de nains, de dragons et de magiciens

Le Hobbit nous raconte l'histoire de Bilbon Sacquet (Bilbo Baggins), un hobbit qui se trouve entraîné par le magicien Gandalf dans une compagnie de treize nains (Bifur, Bofur, Bombur, Gloïn, Balïn, Dwalïn, Oïn, Dori, Nori, Ori, Fili, Kili et Thorïn leur roi) qui ont pour but de reprendre leur foyer, la montagne Erebor, à Smaug, le dragon qui a décimé leur peuple pour s’emparer de leur trésor. Les nains ont besoin de l'aide d'un hobbit pour pouvoir entrer dans la montagne, le dragon ne  reconnaissant pas l'odeur de ce peuple.

Pourquoi Gandalf a-t-il choisi Bilbo pour effectuer cette tâche difficile ?

Le lecteur le comprend implicitement, et cette intuition est confirmée dans le film lorsque Galadriel, la reine du peuple elfique, lui pose la question. Gandalf lui répond alors que l'espoir ne vient pas forcément des héros, des guerriers, mais peut apparaître là où l'on ne l'attend pas.

Le Hobbit présente un univers et un récit composés beaucoup plus comme un conte fantastique que Le Seigneur des Anneaux, pour un public plus enfantin, le texte étant beaucoup plus humoristique et merveilleux.



Trois nouveaux ouvrages

Le 6 septembre 2012 est sortie l'édition annotée par Douglas A. Anderson du Hobbit, traduite par Daniel Lauzon.

Le texte semble plus fluide, les traducteurs ayant fait de nombreuses recherches sur la sonorité.

Certains noms de lieux et de personnages ont été modifiés, comme Sacquet (Baggins) qui devient Bessac, la Forêt Noire (Mirkwood) qui devient Grand'Peur ou encore Fendeval (Rivendell) qui remplace Fondcombe.

L'édition propose également de nombreuses cartes, et deux appendices : l'alphabet runique et L’Expédition d’Erebor, le récit du Hobbit selon le point de vue de Gandalf.
Hobbit-annote-02.gif
Puis le 4 octobre sont sorties l'édition brochée de la nouvelle traduction de Daniel Lauzon et une édition illustrée par Alan Lee.
Bilbo-05-Lauzon.gifBilbo-le-Hobbit-03-Alan-Lee.jpg
 

Ces ouvrages sont édités par Christian Bourgois.

Mais de très nombreux ouvrages ont suivi, comme la version de luxe collector de l'ancienne traduction par Le Livre de Poche en novembre et des livres autour de l'univers de Tolkien comme The Hobbit : le livre officiel du film de Jude Fisher (paru le 6 décembre) ou encore Le Hobbit, un voyage inattendu : chroniques art et design, de Daniel Falconer (paru le 8 novembre), mais également le dictionnaire Tolkien, publié sous la direction de Vincent Ferré (paru le 27 septembre), et Promenades au pays des Hobbits de Jean-Rodolphe Turlin (paru en septembre).

Concernant l'offuscation des fans français quant à la nouvelle traduction du nom de Bilbo, il faut souligner que le traducteur n'a fait que suivre les instructions de Tolkien, données dans son Guide to the names, écrit lors des premières traductions du Seigneur des Anneaux.

On peut également se demander pourquoi les maisons d'édition françaises n'ont pas souhaité faire de même pour Le Seigneur des anneaux, une traduction intégrale en français n'existant pas encore.

hobbit-06.jpg

Adaptation cinématographique

Peter Jackson avait exprimé dès 1995 son envie de réaliser The Hobbit, mais les droits appartenant à United Artists, il se contente alors d'adapter Le Seigneur des anneaux, dont les droits appartenaient à New Line Cinema.

Puis en 2006, la société de production Metro-Goldwyn-Mayer rachète United Artists et annonce son souhait de travailler avec Peter Jackson pour adapter le roman. Le scénario est confié, entre autres, à Guillermo del Toro.

Il s'agit alors de réaliser une trilogie dont les deux premiers épisodes seraient basés sur le roman, et le troisième qui se passerait entre Le Hobbit  et Le Seigneur des anneaux.

Le premier volet, sorti le 12 décembre 2012, s'intitule Le voyage inattendu. Peter Jackson nous offre une adaptation plutôt fidèle du roman d'origine, respectant l'histoire tout en lui offrant des images qui viennent remplacer notre imagination.


Et malgré le risque de décevoir les lecteurs avec une adaptation cinématographique, le film fonctionne bien ! On entre immédiatement dans un monde merveilleux, relevant du conte, tout comme le décrit Tolkien. Les fans de la trilogie du Seigneur des anneaux semblent déçus, mais ils partent avec l'a priori que Le Hobbit a été écrit de la même manière alors qu'il n'en est rien. Au contraire, j'ai été agréablement surprise de voir que le réalisateur avait respecté cette ambiance sensiblement différente qui permet pleinement d’entrer dans le film qui nous emporte dans un conte fantastique.

Mais il s'agit bien d'une adaptation ; en témoigne l'apparition de certains personnages comme Galadriel, Saroumane ou Frodon, que l'on ne trouve pas dans le roman.

D'ailleurs, impossible de rester impassible devant les personnages dont on connaît l'histoire future et le destin qui les attend.

Plusieurs critiques ont été faites comme la longueur de certaines scènes (notamment celle des énigmes de Gollum et la course-poursuite dans la grotte des gobelins). En effet, on ressent complétement l'effet marketing d'une trilogie, alors qu'un seul épisode aurait largement suffi pour adapter ce roman d'environ 300 pages.

J'ai pu également observer un regret face au manque de surprise du film, puisque l'on connaît le destin des personnages, et notamment le fait que Bilbo va toujours s'en sortir, puisque c'est lui qui nous raconte l'histoire. Aux gens qui ont émis cette critique, j'ai envie de répondre que l'intérêt ne se situe pas dans l'attente de la mort de tel ou tel personnage mais que, comme le titre l'indique, il s'agit là du récit d'un voyage, aller et retour. Et que l'intérêt de l’adaptation d'un roman ne réside pas dans la surprise, puisque l'on peut aisément connaître le récit en lisant l'ouvrage, mais dans la façon dont le film adapte ce récit. De plus, j'ai tout de même sursauté de peur pour nos héros à de nombreux moments, notamment dans la scène du combat des Géants de pierre.

Ce premier épisode s'achève devant Ereborn, notre compagnie sauvée par les Aigles Géants appelés par Gandalf pour les sauver d'une prise avec l'armée des Orcs menée par l'Orc Pâle, Azog (une autre critique a été fondée sur le fait qu'il n'y a aucune suprise face à la rescousse des Aigles Géants, procédé déjà utilisé par Gandalf dans Le Retour du Roi, mais les gens qui formulent cette critique ne semblent pas avoir lu les romans, puisque Tolkien a écrit la scène ainsi).
Bilbo07.jpg
Alors que Bilbo prononce ironiquement : « Je pense que le pire est derrière nous », le dragon Smaug se réveille, enseveli sous la montagne d'or des nains. Le suspens est total, car l'on ne voit pas vraiment le dragon durant tout le film (une patte ou un oeil tout au plus).

Pour ma part, je ne formulerai que deux critiques : la réalisation d'une trilogie n'était clairement pas nécessaire pour rendre compte du roman et le choix de beaux acteurs pour incarner des nains ne me semble pas judicieux, les nains étant censés être des personnages trapus et pas particulièrement agréables à regarder.

 

 

Car ça, ce n'est pas

une tête de nain.

Louna, AS bib.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Louna - dans EVENEMENTS
commenter cet article

commentaires

Recherche

Archives