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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 07:00

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Tom WOLFE
Le Bûcher des vanités, 1987
Traduction
de Benjamin Legrand
Robert Laffont, 1999
Pavillons, 2007
Le Livre de poche, rééd. 2001



 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

Voir Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Wolfe



Résumé du livre

Sherman McCoy est un financier de Wall Street qui est au sommet de sa gloire chez Pierce et Pierce. Il a une femme, Judy, et une petite fille, Campbell ; il habite Park Avenue.

Un soir, alors qu’il est allé chercher sa maîtresse, Maria Ruskin, à l’aéroport, ils se trompent de sortie et filent dans le Bronx. La panique les prend. Sur la route, ils se retrouvent coincés par une barricade de pneus enflammés. En sortant de la voiture pour dégager la route, Sherman aperçoit deux jeunes Noirs qui proposent leur aide. Prise de panique à l’idée de se faire agresser, Maria prend le volant et renverse un des deux jeunes, Henry Lamb.

Suite à cet accident, une enquête est menée. La population noire avec son leader, le Révérend Bacon, va se révolter contre une justice qu’ils trouvent raciste. Toute cette histoire va agiter New York. La justice se défera-t-elle de son surnom de justice blanche ?



Analyse

Lorsque l’on commence à lire le romaN, on est tout de suite plongé dans la vie de New York dans les années 90, car le maire, blanc, est en train de faire un discours et se fait siffler par la population noire. Ce premier passage dénonce les problèmes raciaux de New York. Ce problème sera aussi évoqué lors de l’enquête sur l’accident de Henry Lamb où la population du Bronx dira que l’enquête n’avance pas parce que c’est un jeune Noir qui a été renversé et que si cela avait été un Blanc l’enquête serait déjà résolue car tous les moyens auraient été mis à disposition.

Le roman dénonce aussi le rêve américain ; tous les personnages de cette histoire veulent avoir le pouvoir chacun dans son domaine et ont un ego très important alors qu’aux yeux des autres ils ne sont pas grand-chose. Par exemple, Sherman ne cesse de se répéter qu’il est le maître de l’univers et, alors qu’ils sont à la plage en famille, sa fille lui demande quel est son métier ; il ne sait pas quoi répondre et son père et sa femme lui disent : mais oui, Sherman, en quoi consiste ton métier ?

Larry Kramer est un jeune procureur qui travaille dans le Bronx et il se trouve chargé de cette enquête ; il éprouve un sentiment de grande supériorité parce que cette affaire fait beaucoup de bruit et que son nom est cité dans les articles des journaux. Il se dit que s’il arrive à résoudre cette affaire, il aura un plus gros salaire, sera reconnu et aura toutes les femmes à ses pieds. Il en oublie la justice à laquelle il tenait au début de sa carrière.

Abe Weiss, lui, vise l’électorat du Bronx ; il veut être réélu procureur général par la population noire, majoritaire. La justice ne l’intéresse pas, seul le pouvoir compte à ses yeux.

Peter Fallow est un journaliste qui n’est rien avant l’histoire et reçoit le prix Nobel après.

Le révérend Bacon mène la population noire pour être élu, il critique la population blanche et manipule par les médias.

Tous sont obnubilés par l’argent et le pouvoir qu’il représente. Le livre porte donc très bien son titre car tout cela n’est que vanité.

Dans ce roman, Tom Wolfe juge la société américaine ; il décrit les comportements de personnages obsédés par leur ego et dénonce les problèmes raciaux.



Mon impression

Le livre fait 919 pages ; c’est donc un petit pavé mais l’écriture est simple, très accessible. Il est très intéressant car on est plongé dans les différents univers de New York dans les années 90 ; les sentiments envers les personnages changent au fur et à mesure de la lecture.


Clémence, 1ère année bib.-méd.

 

 

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