Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 07:00
TSUJI-Hitonari-La-Promesse-du-lendemain.gif










TSUJI
Hitonari
La Promesse du lendemain

Traduit du japonais par Yutaka Makino
Editions Phébus, 2005















TsujiHitonari

L'auteur

Hitonari Tsuji est né à Tokyo en 1959, c'est un romancier et un poète. Mais il est aussi chanteur (de rock), cinéaste et photographe. Au Japon, on le considère comme faisant partie des nouveaux écrivains modernes. En 1997, il reçoit le prix Akutagama pour son œuvre L'Arbre du voyageur et en 1999 il reçoit le prix Femina pour Le Bouddha Blanc.



L'œuvre


La Promesse du lendemain est un recueil de nouvelles ; il en comporte six :
  • « La Poste »
  • « La promesse du lendemain Pigeon vole »
  • « Les choses invisibles »
  • « Le voleur de chansons »
  • « Ce que l'on voit de plus éloigné depuis la Terre »

« La Poste »
L'histoire se passe dans une poste ; le guichetier aperçoit une femme qui vient tous les jours pour le voir. S'ensuit une relation ambiguë ; ils se font des signes, des sourires ; le guichetier s'attend à la voir tous les jours. Tout le monde pense que c'est sa femme alors qu'ils ne se sont jamais adressé la parole.

« La Promesse du lendemain »
Un convoi de voitures se fait attaquer, un médecin parvient à s'échapper de justesse et fuit dans la jungle. Après une courte errance dans ce lieu inhospitalier, il se fait conduire par des indigènes dans un village. Il commence alors à soigner les habitants, apprend leur langue et leurs coutumes ; petit à petit, il s'aperçoit que personne n’a de nom ni prénom, qu’ils n'ont aucune notion du temps : « Mais il n’y avait ni passé ni futur. C’est pourquoi, dans la tribu, "demain" et "hier" — des mots indispensables dans les sociétés civilisées — n’existaient pas. Il n’y avait pas d’ "aujourd’hui". »

Le titre original de l'œuvre en japonais est
« Acacia », nom qui fait référence à un épisode du récit : lorsqu’il arrive au village, il commence à donner des noms aux personnes pour se repérer. C’est ainsi qu’il donne le nom d’Acacia, en référence à ses yeux couleurs acacia, à la jeune fille qui l’héberge dans sa hutte et dont il finira par partager sa vie.

« Pigeon vole »
Un homme, passionné de pigeons, s’est disputé avec sa femme . Il remarque un jour un pigeon rose, magnifique selon lui ; il veut alors le posséder pour lui tout seul.

« Les choses invisibles »
Dans un petit quartier calme, un jeune garçon voit un homme qui porte des gants et un sac sur la tête. Tout de suite il est fasciné par cet homme et veut savoir pourquoi il porte ce sac sur la tête, mais tout le monde lui dit qu’il est dangereux. Cependant, son quartier devient l’objet de violences multiples, des chiens se font tuer, actes que l’on attribue immédiatement au SDF masqué, une femme est séquestrée, sa mère trompe son père et se fait battre par ce dernier, son frère s’enfuit, …

« Le voleur de chansons »
Dans une ville ordinaire, un couple se fait voler ses chansons, ils n’arrivent plus ni à chanter ni à sortir une mélodie quelconque de leur bouche. Au début, ils se disent que ce n’est pas grave, qu’ils ne sont pas chanteurs et qu’ils peuvent très bien se passer des chansons. Cependant, peu de temps après, ils se rendent compte que la vie sans chanson est morne, ils deviennent un peu dépressifs. Le phénomène du voleur de chansons s’amplifie et ils cherchent un moyen de retrouver leurs chansons.

« Ce que l’on voit de plus éloigné depuis la Terre »
Un homme et une femme vont au restaurant ; cela fait dix ans qu’ils vivent ensemble et l’homme veut profiter de l’occasion pour la demander en mariage. Mais la jeune femme veut, à l’opposé, rompre avec lui. Avant d'entrer dans le restaurant, la femme se demande ce que l’on voit de plus éloigné depuis la Terre, ce qui fera l’objet d’une discussion entre nos deux protagonistes à la fin de la nouvelle.


Analyse

Dans ce recueil, les personnages n’ont pas de nom, on ne sait pas où se situe l’histoire, car il n’y a pas non plus de nom de lieu. L'auteur décrit de façon sobre et concise, il ne cherche pas à faire de
longues et fastidieuses descriptions . C'est seulement dans la quatrième nouvelle qu’apparaît un nom de lieu, « parc Tsuji »  ; on notera que c'est le nom de l'auteur. On se retrouve dans un monde proche du nôtre, proche de l’actualité, sans pour autant que ce soit le cas, car ce n’est pas ce que cherche l’auteur. Dans ces nouvelles, on trouve des personnages seuls, qui cherchent un sens à la vie ; on a tendance à chercher une morale alors qu'il n'y en a pas.


Mon avis

J’ai bien aimé cette œuvre, bien qu’elle m’ait laissée perplexe. C’est la première fois que je lisais un recueil de nouvelles, cela m’a donné envie d’en lire d’autres. Il m’a laissée perplexe, car, quand je le lisais, je cherchais toujours une morale, une quelconque critique de la société, alors que ce n’est pas ce que cherche l’auteur. Mais, si j’ai bien aimé ce recueil, c’est pour l’écriture de l’auteur, fluide, très facile à lire ; de plus on s’attache facilement aux personnages, surtout au petit garçon dan
« Les choses invisibles », qui est une de mes préférées.

Laureline, 1ère année Ed.-Lib.

Partager cet article

Repost 0
Published by Laureline - dans Nouvelle
commenter cet article

commentaires

Recherche

Archives