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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:00

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Ulli LUST
Trop n’est pas assez
Heute ist der letzte tag vom rest deines Lebens
Ulli Lust & avant-Verlag, 2009
traduit par
Jörg Stickan
Çà et là, 2010
nouvelle éd. 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

UlliLust02.jpgUlli Lust a à peine dix-huit ans quand elle décide de partir avec Edi, même âge, en Italie. Autrichienne et originaire de Vienne, Ulli fait partie d’une bande de punks et refuse la société telle qu’elle est. Le récit est une histoire vraie, un récit d’un fragment de vie. Ulli Lust, aujourd’hui âgée d’une quarantaine d’années, revient sur ces quelques mois de sa jeunesse. À partir d’une simple volonté de liberté, une envie de voir la mer italienne, Ulli est entraînée dans une aventure où se mêlent de nombreux thèmes : le voyage, la liberté, la place de la femme (et le féminisme, et la féminité), la jeunesse, la drogue et la dépendance, la pauvreté, la famille (la vraie qui s’inquiète, les amis punks mais aussi la « famille » mafieuse), et surtout la question de l’identité :  coïncidence, nous sommes en 1984, et comme Orwell, un vent de liberté et de quête de soi souffle dans ce roman graphique.

La couverture criarde (rouge-orange fluo) frappe le regard et le dirige vers un autre regard : une fois qu’on a lu le titre revendiquant haut et fort que « Trop n’est pas assez », le lecteur tombe sur les yeux d’Ulli, telle qu’elle s’est représentée dans cet ouvrage. Yeux fardés, presque écarquillés, le regard se fait inquisiteur, nous harangue tout en soutenant cette maxime. Le lecteur, happé par cette apparition, ne peut manquer d’être intrigué par cet ouvrage. L’intérieur est différent et se présente de la même manière : des cases, des illustrations en noir, blanc, et vert kaki. L’histoire prend rapidement, difficile de la lâcher.

 

Une histoire vécue

 Le récit est décomposé en vingt chapitres inégaux et un épilogue comprenant divers documents de l’époque, notamment une page du journal de bord à partir duquel l’auteur retrace cette histoire. Nous ne pouvons savoir si Ulli Lust a commencé ce roman graphique des années auparavant ou si elle se sert exclusivement de souvenirs vieux de plus de vingt ans (notamment à propos des dialogues), mais le récit en lui-même est fluide et cohérent.

Ulli, bientôt dix-sept ans, passe ses vacances d’été à Vienne avec sa bande d’amis. Une nuit, l’un de ses amis ramène une conquête, Edi (le nom a été changé par l’auteur). Celle-ci fait part à Ulli de son projet de partir clandestinement pour l’Italie. Après quelques péripéties – l’auteur ayant choisi de tout raconter – les deux filles se décident à partir car l’hiver approche. Avec quelques pièces en poche et pour seuls bagages leurs sacs et un sac de couchage, les deux amies prennent la route. Elles vivent au jour le jour et apprennent à se connaître. Lors d’un arrêt, Ulli raconte un souvenir d’enfance. Petite, quand sa jeune sœur est décédée, elle s’est mise à prier chaque soir pour être sûre de se réveiller le lendemain. Sa philosophie actuelle résulte de cet ascétisme : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, carpe diem, d’où le titre original du livre Heute ist der letzte tag vom rest deines Lebens, littéralement : « aujourd’hui est le dernier jour du reste de ta vie », incluant l’idée que trop n’est pas (encore) assez, il faut vivre à mille à l’heure. Il faut noter que le titre n’a pas été traduit littéralement pour l’édition française, au contraire des autres langues.
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Le « plan » d’Edi, qui se révèle être assez simplette, consiste à traverser la forêt tout en longeant la route vers la frontière, afin de ne pas être arrêtées. Ulli s’aperçoit vite qu’elle ne peut pas entièrement compter sur elle pour mener le voyage. Entrées en Italie, elles font un peu de stop et s’arrêtent à Vérone. Ulli subit une première épreuve difficile, qui ne sera pas la dernière, en rencontrant un homme italien qui l’invite à manger et lui demande de le remercier « en nature »… Avec l’argent qu’il lui a donné, Ulli et Edi se rendent à l’opéra et voient Carmen, nouveau choc pour la narratrice qui pensait détester ce genre de création classique.

 

Cette soirée italienne semble préfigurer le reste de l’ouvrage, partagé entre l’ivresse du voyage et la misogynie extrême des Italiens. En effet, au fil des villes parcourues, les rencontres louches s’enchaînent : deux filles, étrangères, jeunes et jolies (à la fois la tendance affirmée d’Edi pour les rapports sexuels et les formes généreuses d’Ulli), sans le sou, des mines d’or pour les hommes du pays. Alors qu’elles font du stop pour aller voir la mer à Rimini, deux hommes les emmènent à la plage de Cattolica, puis dans un hôtel où les deux chambres louées sont réparties par couples. Au début, pour les deux filles qui s’érigent contre les valeurs morales, rien de très grave puisqu’ils leur donnent en plus de l’argent. Mais il ne s’agit pas d’exception, la même scène recommence quelques pages après. En direction de Rome, elles font une étape à Pescara et s’étonnent que les voitures les klaxonnent autant. En filigrane de cette naïveté commence à se poser la question de la place de la femme italienne, en parallèle de celle de la féminité. Sans vraiment le savoir, ces deux jeunes femmes à peine sorties de l’adolescence se situent à un moment-clé de leur vie. Ce voyage alors initié sur l’amusement et la découverte va se révéler d’un intérêt plus profond et laissera sa trace chez Ulli Lust.

 

De rencontre en rencontre

Rome. Ulli, fascinée par la ville, décide d’aller visiter Saint-Pierre et doit se plier aux règles de bienséance contraires au « A » entouré qu’elle porte tatoué sur son bras. Une nouvelle phrase résonne comme le titre : « peu, c’est mieux que rien ». Andreas, un Allemand junkie faisant la manche, les interpelle et devient leur allié et compagnon de voyage (et l’amant d’Edi). Il leur fait d’abord visiter la Ville, leur explique tous les « trucs » utiles quand on mendie, et leur présente sa bande d’amis. Ensemble, ils vivent une vie de bohème comme dormir dans les parcs avec la permission des gendarmes, frauder pour entrer au concert des Clash, se faire de faux passeports, voler, etc. Ulli apprend à faire la manche dans le métro, car les Italiens donnent beaucoup. Andreas explique que « Les Romains ont l’habitude des mendiants. A Rome, la différence entre riches et pauvres est extrême. Alors faire l’aumône est de bon ton » (p. 167).
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Sur la route de Palerme, le sujet de la Camorra est abordé, mais aussi celui de la femme : Andreas explique à Edi qu’elle va devoir porter des vêtements plus couvrants. Lors de leur halte à Naples, ils font la rencontre de Francesco qui leur propose de dormir chez lui. Seulement, ce dernier enferme Ulli et lui fait croire que ses amis l’ont abandonnée. Seule, sans repères, elle se laisse faire par cet homme qui se disait prévenant, encore. Plus tard, elle décide de retourner à Rome, place d’Espagne où traînent les autres « freaks » de la bande. Personne n’a vu Andreas et Edi, et aucun d’entre eux ne veut l’accompagner à Palerme. Elle s’y rend tant bien que mal, accompagnée de Dieter, bouddhiste qui lui inculque de prendre soin de son corps, et surtout de ne pas se soucier du lendemain. Cependant, Ulli ne s’intéresse pas à la quête de la sagesse.
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Les deux acolytes font malheureusement la connaissance de deux hommes qui, comme les autres, cherchent à mettre Ulli dans leurs lits. Celle-ci réussit à s’en débarrasser mais c’est le moment que choisit Dieter pour lui proposer de faire l’amour. Au fur et à mesure de cette histoire, Ulli se sent comme bout de viande, un morceau de choix quand les autres femmes sont soit cloîtrées, soit mariées.
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Catane (Sicile). Ulli est à nouveau seule, une proie malgré ses efforts pour s’enlaidir. Elle enlève son maquillage quelques pages plus loin : « faut que je sois moche » (p. 230).
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Palerme enfin. Le voyage semble gâché par tous ces hommes qui la regardent avec insistance. La jeune fille finit par céder à l’un d’entre eux, Massimo, pour avoir la paix. Mauvais choix : s’ensuit un viol par l’ami de ce dernier, Guido. Une scène violente, à la fois silencieuse et tonnante, que l’Ulli Lust contemporaine retranscrit avec verve, à l’aide d’un loup qui la dévore. Cet épisode qui la brûle dans sa chair lui enseigne la peur, mais surtout la rage des hommes. Brisée, transparente, Ulli erre et ne parvient pas à mettre de mots sur la souillure. La nuit, elle se rappelle un rêve d’adolescente, au moment où la puberté avait commencé à changer son corps en celui d’une femme, image d’une femme-objet. Comme prise dans un cercle vicieux, elle retourne vers son agresseur. Les deux hommes et la jeune femme deviennent amis, mais cela ne dure pas : Ulli est régulièrement envoyée chez les restaurateurs pour récupérer à manger (selon le même principe de la mendicité, ces derniers sont obligés de donner de quoi se nourrir à quelqu’un qui le demande), puis elle est à nouveau dupée par ses deux compagnons. Elle s’enfuit. Rencontre à nouveau un homme intéressé seulement par son corps. « Pourquoi l’ai-je suivi ? Comment peut-on être aussi conne ? Ils ne me foutront jamais la paix » (p. 283). Face à tous ces déboires, Ulli ne perd pas la face et aimerait être Méduse : « Vous ne connaissez pas de filles comme moi ? Vous allez en connaître ! Je viens du futur. » (p. 284). Elle prend la décision de ne plus respecter les hommes, de la même manière qu’aucun ne semble la respecter en tant qu’être humain.

 

Une nouvelle Ulli

Alors qu’elle cherche un endroit où dormir, elle tombe sur deux dessinateurs de rue allemands, Heinz et Frankie. Des hommes sains, qui lui apprennent l’existence de troubles au sein de la mafia, mais aussi la présence d’une autre petite Allemande en ville. Ulli insiste pour la retrouver et découvre que bien des choses ont changé : Edi tapine car cela lui plaît, sous la direction de son nouvel ami, Gino, tandis qu’Andreas essaie de la surveiller. Devenue junkie, elle ne semble pas mesurer l’importance de ces agissements, notamment l’implication dans la mafia sicilienne, la « nouvelle famille ». Andréas répète à plusieurs reprises que « Edi, c’est la nana la plus toquée que le monde ait jamais produite ».

 

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Les trois amis sont, en effet, impliqués dans les affaires de la mafia et doivent respecter l’omertà, la loi du silence. En échange, le capo, ses acolytes et la police veillent sur eux… La pauvreté sévit partout, et les hommes espèrent une place dans l’autre « famille », car rien ne se développe ici. Mais il se trame quelque chose d’après Andréas, il semble qu’il y ait un « repenti », un traître dans la mafia. Or, c’est une première car il vit encore et est caché par la police.

La place de la femme en Sicile est abordée : si pour les garçons, toutes les frasques sont permises jusqu’à vingt-cinq ans (l’âge de se ranger), les filles restent à la maison et se marient tôt car le moindre écart couvre la famille de honte.

Le nouvel ami d’Edi ne respecte pas plus Ulli, voyant son assurance d’un mauvais œil. Très tôt, ils se détestent, surtout quand Ulli essaie de tirer Edi de ses griffes. Ulli se retrouve malgré elle entraînée dans cette prostitution mais se rebelle. Quand elles sont invitées chez le fils d’un gros bonnet de la mafia, elle se retrouve tout à coup seule face à trois hommes qui la regardent avidement, et parvient à s’en débarrasser après de violents efforts. Comme pour l’image du loup, Ulli Lust parvient à retranscrire cette avidité de manière forte. Plus tard, elle parvient à persuader Edi de s’enfuir, malgré les menaces de Gino. Ce dernier la bannit d’un quartier de Palerme, car elle a « blessé son honneur » en s’opposant aux volontés d’un haut gradé de la « famille ». Gino a perdu la face à cause de la volonté d’Ulli de ne pas se laisser faire. Déshonoré, bafoué, il veut quasiment la tuer. L’influençable Edi le rejoint, laissant la narratrice seule.

 

Vers un retour

Ulli retrouve Andreas. Arrêtés par la police avec d’autres punks, ils voient défiler de nombreux hommes dans les couloirs de la prison. Andreas explique que le repenti a dévoilé une liste de noms. De fait, les deux filles ont eu une chance inespérée de s’échapper de la maison, car les pontes de la mafia avaient d’autres affaires à régler. Libérés, ils doivent quitter Palerme. Ulli part faire ses adieux à Frankie. Dans le train, elle parvient à expliquer à Andreas le « viol mental » qu’elle a subi en Sicile.

Retour à Rome. Il pleut, il fait froid, cela sonne comme une fin. Les deux amis profitent de la beauté des parcs. Le lendemain, Ulli prend une décision irréversible : « le lendemain matin, je sus ce qu’il me restait à faire » (p. 436) : elle se rend à l’ambassade d’Autriche pour faire un passeport, mais la responsable la reconnaît et lui apprend qu’il y a un avis de recherche sur elle. Andreas considère qu’elle est une lâche, pas une « vraie », et parie qu’elle ne viendra pas le rejoindre en Espagne plus tard (ce qui s’avérera exact). Ses parents viennent la retrouver, elle apprend que sa mère l’a recherchée jusque dans le milieu punk viennois, et qu’elle a également rencontré Edi. Cependant, cette dernière a raconté qu’Ulli se droguait, se prostituait et n’avait pas voulu rentrer avec elle. Malgré les protestations de la jeune fille, les parents ne veulent rien entendre. Le roman se termine sur Ulli, lavée de sa crasse mais aussi de ses aventures, qui ne parvient plus à dormir dans un lit et se réfugie sur le sol.

 

Épilogue

L’épilogue évoque les personnes revues, notamment Edi, trois ans plus tard, devant laquelle elle a fui car cette dernière n’avait toujours aucune conscience de ses actes et lui a appris qu’elle était maintenant dans une école de commerce.

 

Annexes

Enfin, les annexes comprennent divers documents : des lettres, des notes de son carnet de voyage, une histoire du terme « punk » et l’auteur y raconte comment elle a été attirée par ce milieu dans les années 1980.

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Thèmes abordés

La place de la femme en Italie

 

 « Dans ce pays règne encore le mythe de la virginité. La femme est sacrée ! Sainte Vierge Mère de Dieu ! Et plus on va vers le Sud, pire c’est. C’est pourquoi le foutre leur sort par les yeux, le nez et les oreilles ! Ils se jettent sur les touristes pour tirer un coup facile. Ils pensent qu’il suffit d’inviter une étrangère à manger des spaghettis pour que ces connes tombent dans le panneau ! J’espère que vous n’êtes pas assez bêtes pour vous vendre pour une bouchée de pain ! » (Andréas,  p. 166).

 

La place de la femme est importante, mais en tant qu’image, un idéal intouchable (image10). En parallèle se développe la question de la féminité. L’auteur explique clairement qu’au moment de ce voyage, elle ne ressentait rien de particulier par rapport à sa vie sexuelle, et que bien des choses ont changé depuis, notamment grâce à Andreas.

Le rêve d’enfance dont il est fait mention plus haut est important, il s’agissait d’une sorte de fabrique de femmes, où l’on assemble les formes dites « caractères sexuels secondaires » (p. 251). Cet épisode est à mettre en lien avec un autre souvenir, où on la prenait pour un garçon quand elle était petite. La découverte de sa féminité ressurgit lors de ce voyage, en lien avec la condition féminine italienne. Ulli se sent obligée de cacher ce corps de femme, afin de ne pas être importunée  par les hommes.


 
La pauvreté et l’alimentation

À nouveau, une réponse d’Andreas à une Ulli expliquant que son style dépenaillé est une mode :

 

 «  Ha ha ha ! Les gens d’ici ne savent pas ce que c’est que des punks ! De toute façon, y a qu’une société d’abondance qui puisse produire une mode pareille ! En Italie du Sud, il y a de la vraie pauvreté. Là, personne ne se mettra volontairement des loques sur le dos ! » (p. 167)

 

Comme il a été évoqué, la pauvreté est tellement présente que les gens riches comme les restaurants donnent facilement.

 

Ulli, jeune punk qui voulait simplement partir en voyage pour profiter de la vie, se retrouve finalement projetée confrontée à cette société qu’elle déteste et à la condition féminine qui en est un produit. La construction de soi prend presque une tournure de récit initiatique dans cet ouvrage, avec la figure d’Andreas comme guide (spirituel ?) dans une société nouvelle. Se pose en filigrane la question forte de la liberté ; jusqu’où peut-on aller et est-on vraiment libre lorsque l’on s’érige contre une société ? Ce récit pourrait ainsi être interprété de manière symbolique.

Il faut cependant rappeler qu’il s’agit de faits réels, et ancrés dans la réalité (et ce, bien qu’il soit difficile de compter le temps passé en Italie) : il y a effectivement eu une importante arrestation dans la mafia sicilienne après la trahison d’un repenti :

 

« Ils se font toujours pincer et, du coup, finissent pour de bon derrière les barreaux. Salvatore Contorno en sait quelque chose. Boucher de profession, il est arrêté en 1984, se repent et permet de faire coffrer 127 criminels : en remerciement de ses bons et loyaux services, il écope seulement d'une peine de six ans de prison. Mais dès qu'il est libéré, il retourne dans son île, bien décidé à venger les 35 (35 !) membres de sa famille assassinés par Cosa Nostra pour le punir d'avoir brisé l'omerta. Alors qu'il prépare un assassinat, la police l'arrête et l'expédie aux États-Unis, où il bénéfice une nouvelle fois d'un traitement de faveur grâce à sa collaboration avec le FBI lors du procès de la Pizza Connection... (et d’autres articles relatant ces faits). », Marcelle Padovani, « Mafia italienne : le crépuscule des repentis », Le Nouvel Observateur, 17 août 2011 (mis à jour le 14 octobre 2011), http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20110817.OBS8675/mafia-italienne-le-crepuscule-des-repentis.html, consulté le 21 février 2013. Il existe d’autres articles sur ce sujet, et des notes ajoutées par l’auteur dans les annexes.

 

De même, le concert des Clash a bien eu lieu (en septembre) : http://www.songkick.com/concerts/893225-clash-at-arena-palasport?utm_source=3001&utm_medium=partner

 

L’auteur

Ulli Lust (le nom de jeune fille de sa mère) est née à Vienne en 1967, et a fait des études de graphisme. Aujourd’hui auteur de bande dessinée, illustratrice et éditrice (www.electrocomics.com). Elle tient un blog www.ullilust.de et a publié d’autres ouvrages, notamment Fashionvictims en 2008 et Airpussy en 2009 chez Employé du mois.

Voir sa biographie sur le site des éditions Çà et Là : http://www.caetla.fr/spip.php?auteur34

 

À propos de cet ouvrage

Compte-rendu sur le site des éditions Çà et Là :  http://www.caetla.fr/spip.php?article55

Compte-rendu des Inrocks : http://www.lesinrocks.com/2010/12/12/livres/bd-ulli-lust-raconte-sa-jeunesse-de-punkette-dans-trop-nest-pas-assez-1122332/

Chronique de Pénélope Bagieu : http://www.youtube.com/watch?v=yem-q0MC93Y

L’ouvrage a remporté le Prix Révélation d’Angoulême en 2011, voici une interview de l’auteur à cette occasion : http://www.myboox.fr/video/ulli-lust-vivre-dans-la-rue-17-ans-6167.html

 

À travers cet ouvrage, Ulli Lust nous rappelle de profiter de chaque jour comme si c’était le dernier, et que les expériences – si violentes soient-elles – ne nous rendent que plus forts.


Lucie, AS Bib

 

 

 

 

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Published by Lucie - dans bande dessinée
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