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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 20:30











Véronique OVALDÉ
Ce que je sais de Vera Candida

Éd. de l’Olivier, 2009


 













Véronique Ovaldé est une auteure qui gagne à être connue si vous ne l’avez pas encore lue. Un style vif, percutant, bien à elle. Un imaginaire débordant, une poésie empruntée à l’univers du conte.  Des ingrédients que l’on retrouve dans la plupart de ses romans.

Ce que je sais de Vera Candida est un roman divisé en  micro-chapitres  qui, dès le départ, emporte son lecteur dans un monde dont il est difficile de sortir. « Quand on lui apprend qu’elle va mourir dans six mois, Vera Candida abandonne tout pour retourner à Vatapuna. ». Première phrase du roman, le ton est lancé.

Vatapuna. Ville insulaire située dans une « Amérique du sud imaginaire »1 est un lieu où semble régner une malédiction sur la famille de Vera Candida. Malédiction que Vera Candida tentera de rompre en fuyant sa ville natale lorsqu’ elle aussi, à son tour, elle attendra un bébé : Monica Rose.

Les hommes, dans cette œuvre, n’ont pas vraiment la part belle. Jeronimo, personnage très important dans l’histoire de cette tribu de femmes n’est autre que le grand-père et le père de Vera Candida. Il sera également le géniteur de la fillette de celle-ci. Après avoir été violée, Vera Candida décide de fuir son destin et de quitter pour toujours sa grand-mère qui l’a élevée, suite à la mort de sa mère Violette, et qui est si chère à ses yeux : Rose Bustamente.

Itxaga, alias Billythekid lorsqu’ il écrit de sa plume de journaliste, est également un homme important dans la vie de Vera Candida. Il deviendra, non sans peine et sans avoir prouvé qu’il était digne de confiance, son amant, ami et confident. Vera Candida se méfie des hommes et on peut la comprendre vu l’existence qu’elle a connue jusqu’ ici… Itxaga élèvera à ses côtés sa fillette qui deviendra une belle jeune femme. Fierté de sa mère et preuve que ce destin de malheur est enfin rompu.

Cette œuvre est une sorte de roman initiatique dans lequel Vera Candida apprendra à faire confiance à la vie et à aimer. Au départ, des mots bruts et écorcheurs. Puis, au fil des pages, la douceur et la tendresse envahissent le verbe de la narratrice. Ce beau roman finira d’ailleurs sur une note de gaieté et d’espoir retrouvés : « Itxaga dit quelque chose de drôle et de triste et ils se surprennent à rire ensemble. »2

Rose. Prénom récurrent dans l’œuvre de Véronique Ovaldé. Déjà utilisé dans Déloger l’animal, on le retrouve dans Ce que je sais de Vera Candida. Dans ce roman, les femmes sont envoûtantes. Non pas qu’elles cherchent à se rendre séductrices ou charmeuses, mais parce que leur personnalité ne laisse pas indifférent. Fragiles et fortes tels des pétales de rose capables d’ensorceler et d’envoûter quiconque se risquerait à humer leurs précieuses notes olfactives. Et quand ça n’est pas l’essence d’une Rose, c’est la fragrance d’une Violette qui envahit le nez du lecteur.

 

Fanny Segonds-Lemercier, A.S. Éd.-Lib.

1 Citation tirée du résumé de la quatrième de couverture du roman aux éditions de l’Olivier.
2 Dernière phrase du texte (p. 293).

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