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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 07:00

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Vladimir NABOKOV
Un coup d’aile
Traduit du russe
par Bernard Kreise
Gallimard
Collection Folio 2 €, 2010


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vladimir Nabokov est né en 1899 à Saint Petersburg.

La révolution de 1917 va pousser sa famille à s’exiler dans différents pays. Tout d’abord en Belgique de 1917 à 1923, puis Nabokov va étudier le russe et le français à Cambridge. Il va ensuite s’installer à Berlin mais la monté du nazisme va l’obliger à quitter l’Allemagne pour Paris en 1936. Il meurt en 1977 à Montreux, en Suisse. Les différents pays qu’il a visités expliquent le fait qu’il ait écrit en différentes langues : le français, le russe (qui est la langue originale de la nouvelle présentée ici) et l’anglais.

Il a écrit une quinzaine de romans mais le plus célèbre reste Lolita, sorti en 1955, qui choqua par son sujet : un quadragénaire qui relate sa relation avec une adolescente mineure. Cette ouvrage va inspirer plusieurs auteurs notamment Serge Gainsbourg qui s’est fortement inspiré de l’histoire pour son album-concept Histoire de Melody Nelson.
 
La nouvelle présentée ici est extraite d’un recueil d’une quinzaine de nouvelles, La Vénitienne et autres nouvelles.



Résumé

« Un coup d’aile » nous emmène en Suisse, dans un hôtel au pied des pistes de ski, où séjourne Kern, un jeune étudiant qui tente d’échapper à la tristesse que lui procure le suicide de son ex-épouse survenu six mois plus tôt et qui le hante.  Au détour d’un couloir il va faire la rencontre d’Isabelle qui occupe la chambre voisine de la sienne.

Un soir, alerté par un bruit anormal, il se rend dans sa chambre et la tire des griffes d’une étrange créature faites de plumes et d’ailes qui a l’aspect d’un ange.  Le lendemain Isabelle va mourir dans d’étranges circonstances…



Contraste blanc et noir

On semble percevoir dans le style de Nabokov un jeu de contraste entre le blanc et le noir. En effet il y a tout d’abord la blancheur des montagnes enneigées et les festivités qui règnent dans l’hôtel avec ses soirées dansantes. À côté de cela, il y a la noirceur des pensées du personnage principal qui est hanté par la mort depuis le suicide de son ex-épouse. Il y pense d’ailleurs lui-même durant toute la nouvelle et tout laisse à penser qu’il passera à l’acte à la fin de la nouvelle.

Ce personnage crée une angoisse au milieu de cette ambiance de neige blanche qui renvoie plutôt à la pureté.



Le personnage d’Isabelle

Kern en tombe amoureux ; elle lui apparaît comme un éclair de lumière dans sa vie, comme un ange créé par Dieu. Mais ce bonheur semble tout de même inaccessible ; Kern parle d’elle comme d’« un dernier bonheur criard ». Un rapprochement semble avoir lieu mais sa mort, qui ressemble à une punition divine, donne le coup de grâce, « un coup d’aile » au personnage principal qui semble-t-il va définitivement penser au suicide.



Le fantastique

L’apparition du fantastique dans cette nouvelle surprend le lecteur car il arrive presque aux trois-quarts du récit. Il s’agit de l’apparition d’un ange, comme « sorti de la montagne », dans la chambre d’Isabelle, qui semble annociateur de sa mort future. Mais cet ange a un aspect inhabituellement terrifiant. Il est de couleur marron, il est à l’agonie alors que les anges sont généralement présentés comme immortels.

Cette apparition semble faire le lien avec la mort d’Isabelle le lendemain. En effet, elle meurt dans les airs durant un saut à ski, comme frappée par un coup d’aile, ce qui peut expliquer le titre de la nouvelle.

Il y a un personnage intrigant dans cette nouvelle. Il s’agit de Monfiori à qui Kern confie ses envies de suicide. Peut-être un messager divin car il semble au courant de ce qui va arriver à Isabelle. C’est lui également qui va pousser « avec empressement » le personnage au suicide.



Avis personnel

J’ai trouvé le contraste du lieu et du personnage principal plutôt intéressant. J’ai été surprise de l’irruption du fantastique qui survient assez tard dans le roman et provoque une incompréhension chez le lecteur mais au bout de plusieurs relectures on se rend compte que l’auteur a ménagé plusieurs indices.  


Pauline, 1ère année Bib.

 


 

Vladimir NABOKOV sur LITTEXPRESS

 

Vladimir Nabokov, La Vénitienne

 

 

 

 

Article de Charlotte sur le recueil La Vénitienne.

 

 

 

Article de Yaël sur la nouvelle « La Vénitienne ».

 

 

 

 

nabokov 1

 

 

 

 

 

Article de Mathilde sur Lolita.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Pauline - dans Nouvelle
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