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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 07:00
Yoshimoto-kitchen.gif











YOSHIMOTO Banana
 Kitchen

Traduit du japonais
par Dominique Palmé et Kyôko Satô
Gallimard, 1994

















L’auteur

Banana Yoshimoto est une écrivaine japonaise née à Tokyo en 1964, fille d’un poète et critique littéraire. Elle s’est fait connaître grâce à ce roman paru en France chez Gallimard en 1994 et au Japon en 1987, où il a eu un succès fou car toute la jeunesse japonaise s’est très bien identifiée au personnage.

Elle fait partie de la nouvelle génération d’auteurs japonais et écrit avec beaucoup de poésie. Ses romans sont très attachants et drôles bien qu’elle y aborde souvent les thèmes de la perte et du deuil avec parfois des touches de surnaturel et de folie.

Yoshimoto-02.jpg

L’histoire


C’est une photographie à un instant T de la vie de deux Japonais de 20 ans. Mikage, dont le passe-temps préféré est de faire la cuisine, vient de perdre sa grand-mère avec qui elle vivait. Elle se retrouve seule et, malgré son chagrin, se voit contrainte de déménager. Alors Yûichi Tanabe, un ami à elle l’invite à venir vivre chez lui. Bien que troublée par cette offre, Mikage entame alors une colocation avec Yûichi et sa mère Eriko. Forcément ils apprennent à se connaître, et Mikage s’attache (forcément aussi) à lui.

Après six mois, Mikage trouve un travail d’assistante dans une école de cuisine et quitte alors le foyer. Peu de temps après, elle apprend qu’Eriko Tanabe a été tuée et revient vers Yûichi qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Ce deuil est décisif dans leur relation puisque jusque là ils n’étaient pas conscients de ce qu’ils représentaient l’un pour l’autre.

Yoshimoto-03.jpg

Petite analyse

J’ai lu ce livre en deux heures, pour cause, je n’ai pu le poser !

Banana Yoshimoto a trouvé la manière de garder l’attention, car ses personnages sont tout en retenue et n’expriment jamais leurs sentiments. C’est poétique et son écriture apaise. Les relations entre les personnages paraissent, du coup, très simples, même si elles ne le sont pas en apparence. Et malgré le fait que le roman soit marqué par la mort de deux de ses personnages secondaires, l’auteure donne quelques touches de sourire çà et là. J’ai beaucoup ri, par exemple, en lisant que la mère de Yûichi est en réalité son père, qui a décidé de se travestir en femme. De la même manière, pour ceux et celles qui aiment la cuisine japonaise, l’auteure mentionne souvent des mets et des plats japonais qui sont expliqués en notes de bas de pages, à la manière d’un petit guide de cuisine japonaise.

Ce roman est très poétique car cette histoire entre les deux protagonistes reste en suspens à la fin du roman. Certains pourraient en être frustrés, mais cela s'inscrit dans la logique du roman. Mikage et Yûichi apprennent à se connaître et ne se rendent pas compte qu’ils deviennent bien plus importants que le reste ; le but du roman est de raconter simplement la manière dont ils se sont connus et vont s’en rendre compte, et non pas « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants… ».
 
Et au final, c’est cette bouffée d’espoir qui m’a autant plu dans ce livre.



Morgane, 2e année Bib.-Méd.



 

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