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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 12:00
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Yu LU
La Pluie du Paradis

Casterman écritures
collection hua shu, 2008














La Pluie du Paradis est un ouvrage magnifique.

Yu Lu, dessinateur, diplômé des Beaux-arts du Xinjiang (une des cinq régions autonomes de la République populaire de Chine), nous présente trois nouvelles aux décors et dessins sublimes.

 
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Cet auteur, malgré son talent remarquable est très mal connu et surtout difficile à connaître. Sa technique qui fait penser à l’aquarelle et à l’acrylique n’est pas non plus sans rappeler celle de Benjamin (Remember). Ce dessinateur n’utilise que son ordinateur dans la réalisation de ses planches, en est-il de même pour Yu Lu ?



Toujours est-il que ce one-shot nous envoie dans la cité de Suzhou (est de la Chine), un coin de paradis pour les amoureux de l’art et de l’amour. Les trois histoires courtes nous présentent l’artiste sous toutes ses formes.

La première histoire se déroule dans un Suzhou futuriste où un jeune homme s’en va étudier la peinture. Avant son départ il partage ses derniers instants avec son amie, la séparation est difficile mais le futur artiste est plein d’espoir !

La deuxième histoire fait
se rencontrer un jeune diplômé des Beaux-Arts légèrement désabusé qui n’arrive pas à vivre de son art et Petit-Tigre, un gamin de sept ans qui se retrouve seul à la mort de son « maître », un peintre qui faisait tout pour survivre et s’occuper de ce garnement volontaire. Le jeune dessinateur, à son réveil, se retrouve nez à nez avec le gamin qui n’a qu’une envie suivre la voie de son maître et devenir un grand peintre.

L’un, plein d’espoir et de vitalité, va alors découvrir le dur labeur qui l’attend et l’autre redécouvrir le plaisir de dessiner, la simple joie d’avoir un crayon en main et de vivre en faisant ce que l’on aime.

Petit Tigre apporte une nouvelle façon de penser et de voir les choses au dessinateur désespéré.

Et enfin, l’ultime histoire, la plus longue, fait revenir un artiste reconnu dans la ville de Suzhou où il a tout appris. Tout appris sur la peinture et sur l’amour. Sur la beauté et la douleur que ces deux arts peuvent apporter.

Pour préparer son entrée à l’école des Beaux-Arts, Haojie se réfugie dans un atelier de Suzhou où il fait la connaissance de Gros Bras, le propriétaire de la galerie et de ses deux apprentis, la charmante Ling et le sympathique Man. Au début de l’histoire on le découvre des années plus tard, dans un avion direction Suzhou et se remémorant ses années qui les ont construits : lui et son art.

Ces trois nouvelles mettent en avant les même thèmes : celui de l’art et de l’amour, des relations entre les deux et entre les personnes. Toutefois, le dessin tout comme leur taille les différencient, la première ne fait que trois pages contrairement à la dernière qui compose plus de la moitié du manhwa.

Cette différence sur le dessin pourrait laisser croire que pour chaque artiste conté, un style leur est confié. Malgré leur différence, les dessins restent du début à la fin de véritables chefs-d’œuvre. Ce manhwa est comparable à une toile qu’on ne cesse d’admirer ; à la vue du trait, des couleurs on ne peut que rester scotché en se demandant où l’on est et où l’on nous emmène !

D’ailleurs, selon moi, les textes et dialogues sont de trop et gâchent parfois le dessin qui se suffit à lui-même !

Yu Lu nous plonge dans un univers on ne peut plus réaliste, aux expressions vraies et lisibles sans manquer d’ajouter une pointe d’humour discrète qui se lie à merveille à des sentiments profonds et intimes.


Nathalie F., 2e année BIB

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