Mercredi 20 février 2008

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Francis SCOTT FITZGERALD

May Day, , " Le Premier Mai ", 1920

GF-Flammarion, édition bilingue, 1992

Traduit de l’américain par M.-P. Castlenau et B. Willerval 





1. Fiche de Lila

Francis Scott Fitzgerald nomme la période qui s’étendit de 1919 à 1929, que les historiens, eux, appelleront " les années folles ", l’Âge du Jazz car cette musique acquiert une notoriété remarquable au sein de plusieurs couches de la société américaine (et européenne grâce à la présence américaine dans les territoires alliés) durant ces dix années d’après-guerre. L’auteur date la naissance de cette ère du 1er mai 1919. En effet, l’Armistice signé, les soldats américains sont démobilisés, rentrent au pays en masse et se retrouvent pour la plupart au chômage. La peur du communisme est déjà bien présente sur le territoire américain, et les groupements sociaux qui condamnent cette situation sont souvent de gauche, voire d’extrême gauche. Ainsi, le 1er mai 1919, plusieurs milliers de personnes défileront à Cleveland. Un lieutenant de l’armée interrompt le défilé et demande que les drapeaux brandis par les manifestants, rouges, disparaissent. Devant le refus, il fait charger la foule par ses hommes… un mort, de nombreux blessés. " May Day " est écrite et publiée dans un recueil, Tales of Jazz Age dans l’année qui suit l’affaire.

L’histoire se déroule dans la soirée du May Day, et si elle ne traite pas directement de la manifestation de l’après-midi, elle n’en est pas moins révélatrice des revendications sociales des opprimés de Cleveland. Elle démarre sur la description d’une Amérique victorieuse, érigeant des arcs de triomphe à sa propre gloire, et ce prologue se termine sur cette phrase : " Alors, au cours de ce printemps glorieux, bien des aventures virent le jour dans la grande ville. Quelques unes d’entre elles, ou peut-être une seulement, sont ici racontées. " Dès lors, c’est dans les coulisses de cette gloire que nous entraîne Fitzgerald, où il nous dépeint le mépris d’une société qui cache les miséreux aux yeux des riches, et la souffrance de ceux qui n’ont pas droit aux festivités. Les personnages sont nombreux ; ils se croisent ou se sont déjà croisés, leurs destins sont liés car ils évoluent dans la même jungle urbaine.

C’est un itinéraire bien précis que Fitzgerald nous fait suivre dans les rues de New-York, alors que ses personnages, eux, se perdent. Pourtant, le personnage principal, Gordon Sterett, arrive en ville avec un objectif bien précis : il veut emprunter de l’argent à un vieux camarade de Yale, Philip Dean. Dean a réussi, et n’a aucune envie de voir ses vacances compromises par l’épave qu’est devenu Gordon. Il lui propose une soirée organisée par un réseau d’anciens élèves, afin de ne pas se laisser engluer par la tristesse de l’autre. Cette peur de l’autre est récurrente dans les trois autres nouvelles du recueil GF-Flammarion, qui semblent se situer à trois étapes différentes de la vie humaine. " Absolution ", la première nouvelle, raconte la vie d’avant la guerre en mettant en scène un enfant tyrannisé par l’image qu’il se fait de la religion. Il est confronté à un prêtre qui lui, est terrifié par un tout autre genre de lumières : celles de la fête foraine. Deux lumières pour deux hantises. Les personnages de " May Day " et " Babylon Revisited ", la dernière nouvelle, pourraient être les mêmes à deux époques différentes : l’univers de " May Day " est celui d’Américains festoyant pour célébrer la médaille dorée gagnée par leur pays -ou se saoulant encore plus pour en oublier le revers, et " Babylon Revisited " montre le dur combat d’un fantôme du Jazz Age pour récupérer sa fille, enlevée pour son bien des mains d’un père alcoolique.

L’alcool est omniprésent dans May Day (un an avant la Prohibition), l’ambiance est glauque. Les personnages hésitent entre se battre pour sortir du gouffre et se laisser simplement sombrer. La nouvelle entière repose sur cette hésitation, le lecteur se demande vraiment quel sera le dénouement. J’ai bien aimé ce balancement constant, que Fitzgerald sait maîtriser, et je recommande vivement ce recueil (car les trois nouvelles sont entièrement complémentaires.)

Lila, Bib. 1A

 

2. Fiche d’Emmanuelle

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¤ Le contexte historique de la nouvelle :

L’action de la nouvelle " May Day " se déroule à une date bien précise : du 1er au 2 Mai 1919 ; et il est fondamental de l’associer aux événements correspondants pour planter le décor politique, économique et social nécessaire à sa lecture.

Après la signature de l’Armistice, des millions de soldats furent démobilisés, se retrouvèrent à la recherche d’un emploi et la production liée à la guerre cessa. De plus, les mesures de sauvegarde concernant les salaires et les prix furent abolies par le gouvernement deux jours après l’Armistice, ce qui engendra une sévère inflation.

Par ailleurs, une sorte de chasse aux sorcières est alors entamée contre les socialistes, les communistes, les anarchistes, les pro-allemands, les juifs ou encore les bolcheviks qui seront tous, sans distinction, perçus comme des ennemis de l’ordre. C’est donc dans un climat de spéculation et de haine que s’inscrit " May Day ".

¤ FITZGERALD et " May Day " :
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Le personnage principal : Gordon Sterrett, avec qui la nouvelle commence et s’achève, présente un certain nombre de similitudes avec l’auteur qui semble retracer à travers lui un passé proche assez douloureux. En effet, les mois qui précèdent la parution de " May Day " furent faits d’échecs et de déceptions pour l’écrivain.

Tout d’abord Gordon a étudié à Yale et l’auteur à Princeton ; puis Fitzgerald fut un soldat qui rêvait d’héroïsme sur les champs de bataille français et l’Armistice fut une sorte de déception pour lui ; le personnage aussi devient soldat après ses études.

Après avoir été démobilisé, Fitzgerald voit son manuscrit, The Romantic Egoist, refusé par l’éditeur Scribner, puis arrive à New York où il est dans l’obligation financière de vivre dans un quartier du Bronx. Tout comme Gordon Sterrett, il va devoir renoncer à la situation confortable de ses années étudiantes et comme le héros, il continue à côtoyer des amis fortunés qui mènent un train de vie agréable. La soirée d’anciens élèves dont il est question dans la nouvelle a d’ailleurs été vécue par l’auteur , précisément dans le même restaurant : le Delmonico.

Alors que le personnage tente d’exploiter ses qualités artistiques, sans succès, Fitzgerald, lui, collectionnait les refus des journaux auxquels il envoyait ses nouvelles.

Ce n’est qu’après s’être perdu dans l’alcool qu’il retourne chez ses parents et réécrira son roman qui sera rapidement accepté par le même éditeur, Scribner, et publié sous le titre This Side of Paradise. Il commencera alors à vivre de sa plume.

¤ La nouvelle :

La nouvelle débute au matin du 1er mai ; Gordon Sterrett, qui vient d’être démobilisé, rend visite à Philip Dean, de passage à New York à l’occasion du bal des Gamma Psi, réunissant les anciens élèves de Yale. Ce n’est pas une visite de courtoisie car Gordon a besoin d’argent ; il sollicite son ancien camarade de promotion et, pour plus de crédit, afin de mettre toutes les chances de son côté, il fait le récit de ses ennuis d’argent, de ses déboires amoureux avec une jeune femme qui le fait chanter, ainsi que de ses échecs professionnels : il parvient pas à vendre ses dessins aux journaux.

Ce personnage semble, au début de l’histoire, quelque peu exaspérant : il s’apitoie sans cesse sur son sort ; il est dépourvu de toute combativité et de la moindre once de fierté.

Quant à Philip, il est agacé par les ennuis de Gordon, ne demeure préoccupé que par son séjour à New York et craint que Gordon ne gâche ses projets. En aucun cas il n’est sensible à sa détresse et c’est au premier abord un personnage léger, superficiel et égoïste.

Dès le troisième chapitre, Fitzgerald nous éloigne du récit initial pour nous présenter deux nouveaux personnages fondamentalement différents des premiers : Gus Rose et Caroll Key. Ce sont deux soldats un peu bourrus qui errent sans but dans les rues de New York, ou plutôt si : il cherchent de l’alcool.

Puis, de fil en aiguille, le lecteur passe d’histoire en histoire et découvre de nouveaux personnages, en abondance, en apprenant davantage sur les précédents, ce qui lui permet de les aborder sous des angles différents, les rendant tantôt touchants, troublants, insignifiants, amusants, pathétiques ou ridicules. Ainsi, au fil de la lecture, celle-ci offre une vision de plus en plus complète jusqu’à ce que tous les personnages deviennent finalement liés les uns aux autres de façon cohérente mais totalement inattendue, comme les morceaux d’un puzzle que l’on reconstitue petit à petit, pour former un ensemble où tout est irrémédiablement lié, de manière directe ou indirecte.

La trame narrative suit la temporalité de personnages en personnages et la progression de l’histoire respecte une certaine logique ; de cette manière, les différents épisodes se complètent du début à la fin de la nouvelle.

¤ Conclusion :

" Les évènements de 1919 nous laissèrent moins révolutionnaires que désabusés (…) c’est une des caractéristiques de l’Age du Jazz que de ne pas s’intéresser le moins du monde à la politique. "

Cette citation de Francis Scott Fitzgerald illustre un aspect fondamental de " May Day " car tous ses personnages, dont les destins se croisent et s’entremêlent, semblent complètement dépassés par les événements, ne sachant pas de quoi il retourne et ne comprenant pas le climat de tension qui règne en cette soirée du 1er au 2 Mai. Les préoccupations des personnages sont principalement nombrilistes et c’est ce qui les rend finalement incroyablement humains.

Mais ce qui selon moi donne autant de vie à cette nouvelle est la multitude de personnages, qui tous à leur façon ont leur part dramatique dans cette recherche perpétuelle d’un but, et l’unité vers laquelle cette pluralité tend comme pour mettre chacun sur un pied d’égalité face à une réalité commune à tous.

Emmanuelle, Ed. Lib. 1A 

 

 

 

 

par Lila, Emmanuelle publié dans : Fiches de lecture S2 1A
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Lundi 18 février 2008

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Dashiell HAMMETT
La Clé de verre,
  Édition Gallimard, 1949
Rééd. collection Folio policier
Titre original: The glass key
Éditions Alfred A. Knopf, Inc., 1931
Traduit de l’anglais par P.J. Herr, 
Renée Vavasseur et Marcel Duhamel
283 pages.



Biographie auteur :

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Voir Wikipedia



Paradoxe du titre :cl-deverre1.jpg
Clé : solution, avenir visant la vérité.
Verre : fragile, qui peut céder à tout moment.
Manifestation dans le livre : avenir brisé. Janet et Ned sont perdus dans les bois et ils voient une cabane, ils trouvent la clef (en verre). La clé casse dans la serrure, ils enfoncent la porte et les serpents les engloutissent...

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Thèmes principaux et environnement général du livre :
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C’est un livre fondé essentiellement sur le thème de la corruption politique donc les mensonges et la recherche de vérité ainsi que sur l’imaginaire. Il présente beaucoup de personnages très détaillés. On peut presque décrire le physique de chacun (50 personnages). 
Cependant, beaucoup de ces personnages n’apparaissent qu’une fois et ne sont pas très importants.
   

  Pour une liste complète des personnages :
site roman populaire

   
Ce livre est un roman policier à l’envers : on soupçonne quelqu’un que tout le monde croit coupable, à l’exception de lui-même, de sa mère et de Ned Beaumont. Le but de ce dernier est surtout d’innocenter son ami, c’est-à-dire qu’il serait même prêt à faire condamner un innocent. Ned est le personnage principal. On suit toutes ses actions. Il est inconscient. Fataliste ? Il vit en tout cas au présent, ne se soucie pas des dangers qui le guettent quand il se rend quelque part. Par exemple, il va chercher son argent dans un bar où Despain est connu et respecté. Son domaine. Il va chez O’Rory sans avertir personne en sachant que c'est son ennemi. 


Le sujet :
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  Taylor Henry, fils du sénateur Ralph Henry, est assassiné. Il avait une liaison avec Opal Madvig, fille de l’associé du sénateur. C'est Ned Beaumont, un joueur, qui va mener l'enquête.
     Paul Madvig (politicien, chef de Ned Beaumont) est lui-même amoureux de Janet, la sœur de Taylor Henry. Mais Janet est un appât : c'est le moyen pour le sénateur Taylor de garder Paul avec lui jusqu’aux élections. Paul a un ami très proche : Ned Beaumont. 
     La f
in est énigmatique et laisse le lecteur libre de son interprétation.





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Avis sur le livre : 
     C’est un livre très bien écrit où vérité et mensonge se côtoient. Il est très difficile de dire lequel est le plus présent. Les personnages, bien campés, interviennent au bon moment. Le seul inconvénient, selon moi, est la recherche des preuves pour le meurtre de Taylor Henry, trop longue. On s'intéresse plus aux personnages. Ned est très sûr de lui et très fragile à la fois : c’est un enquêteur assez maladroit en comparaison de Jack, le détective privé par excellence. Il est, lui aussi, plein d'assurance : 
"- Vous ne vous êtes jamais trompé ? 
- Bien sûr que si. Je me souviens de m’être trompé une fois en 1912… je ne sais plus à propos de quoi."

Un livre à lire pour la richesse des descriptions, le caractère des personnages.

Lucie H. 1ère année Bib

 

 

par lucie H. publié dans : Fiches de lecture S2 1A
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Mardi 12 février 2008

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Edgar Allan Poe
Histoires, essais et poèmes
La Pochothèque –11/2006

Edition de Jean-Pierre Naugrette, 
avec la collaboration de Michael Edwards, 
François Gallix, France Jaigu et James Lawler.
EAN / ISBN : 9782253131205
Prix TTC : 26,00 € 
Format : 190x113x45 mm
1 864 pages

 

  • 1841 : Double assassinat dans la rue Morgue (The Murders in the rue Morgue)

Nouvelle publiée dans “ Histoires extraordinaires ”

  • 1842 : Le mystère de Marie Roget (The Mystery of Marie Roget)

Nouvelle publiée dans “ Histoires grotesques et sérieuses ”

  • 1844 : La lettre volée (The Purloined letter)

Nouvelle publiée dans “ Histoires extraordinaires ”

 

 

I – Edgar Allan Poe

 

a) Biographie :

 

Nom : POE

Prénom : Edgar

Profession : Journaliste

Nationalité : Américain

Né le : 19 janvier 1809 à Boston

Décédé le : 7 octobre 1849 à Baltimore

 

     Edgar Poe est le fils de David Poe et Elizabeth Arnold, comédiens, qui vont tous deux disparaître peu après la naissance du petit Edgar, l'un à cause de son alcoolisme et l'autre vraisemblablement emportée par la pneumonie. Edgar Poe est alors confié à un riche négociant en tabac et sa femme, John et Frances Allan. Il deviendra alors Edgar Allan Poe. Au cours des années, les relations entre Poe et John Allan vont se dégrader lorsque Poe refusera de devenir marchand pour pouvoir se consacrer à ses vers.

     Sur le plan sentimental, Poe est amoureux de sa cousine Virginia Clemm, de 13 ans sa cadette. Il l'épousera en 1835, alors qu'elle n'a que 14 ans. Avec Virginia et Maria Clemm, la mère de celle-ci, il se rendra à New-York en 1837 puis à Philadelphie en 1838, où il essayera de vivre de sa plume, à la fois en tant que journaliste et en tant qu'écrivain. Il écrit de nombreuses nouvelles, comme le Scarabée doré, et un seul roman, les Aventures d'Arthur Gordon Pym, qui inspirera une suite à Jules Verne, le Sphinx des glaces. Ses récits vont finir par obtenir une certaine considération dans les milieux littéraires. Il est également considéré comme l'un des pères fondateurs du genre policier, notamment avec Double assassinat de la Rue Morgue.

     Mais sa vie va retomber dans la misère lorsqu'il va sombrer dans la maladie et l'alcoolisme, à cause du décès de Virginia en 1847.

 

Une mort mystérieuse

     Le 27 septembre, Edgar quitte Richmond en bateau pour Baltimore, où il débarque le lendemain. On perd alors sa trace pendant quatre jours.

      Lorsqu’on le retrouve, il est ivre, et porte des habits qui ne sont pas les siens. A l’hôpital, il alterne entre phases conscientes et inconscientes. Il meurt officiellement d’une congestion cérébrale.

 

b) Son influence :

 

      L’œuvre de Poe aura une influence considérable sur la littérature américaine et mondiale. En Amérique, de nombreux auteurs tels que Lovecraft, Walt Whitman, Herman Melville, vont s’inspirer de son œuvre.

     Il aura également un très grand impact sur la littérature européenne, en particulier en France, où de nombreux auteurs s’inspireront de son écriture. Le plus grand auteur français influencé par Poe est Charles Baudelaire, qui traduit la plupart de ses contes et poèmes, et considère Les Fleurs du mal comme inspirées de l’oeuvre d’Edgar Poe. Parmi les admirateurs de Poe on peut citer : Mallarmé, Marcel Proust, Paul Valéry…

     Au Royaume-Uni, Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde sera inspiré de l’univers de Poe. H. G.  Wells sera également un grand admirateur.

 

     Dans les autre pays, les admirateurs et les auteurs influencés par Poe sont Dostïevski, Jorge Luis Borges, Luis Cortàzar, qui a traduit en espagnol la totalité des fictions et des essais de Poe, Thomas Mann, Nietzsche…

 

II – Les nouvelles :

 

  1. Les personnages :

 

     Auguste Dupin et le narrateur (dont on ignore le nom), sont deux jeunes hommes faisant leurs études à Paris. C’est ce tandem qui inspirera Conan Doyle pour créer Sherlock Holmes et le docteur Watson.

      Les deux personnages se rencontrent dans une librairie, à la recherche du même livre. Ils se lient d’amitié et prennent une colocation 33 rue Dunot, à Paris.

      Auguste Dupin est remarquable par sa capacité d’analyse et de compréhension. Selon lui, la vérité est souvent tellement évidente qu’on ne la voit pas.

 

  1. Double assassinat dans la rue Morgue :

 

     Dans un appartement de la Rue Morgue, un meurtre horrible a lieu : Mme l’Espanaye et sa fille sont retrouvées mortes dans leur appartement. La jeune fille a été étranglée par des mains inhumaines, et sa mère a été retrouvée coincée dans la cheminée, la tête tranchée d’un coup de rasoir.

     La police est perplexe et n’arrive pas à résoudre le mystère. De plus, les témoins auditifs décrivent tous la voix du meurtrier comme leur étant étrangère : l’Italien penche pour un Anglais, l’Espagnol pour un Russe, l‘Anglais pour un Français…

     Mais Auguste Dupin, avec l’aide du narrateur, résoudra cette affaire de manière plutôt surprenante.

 

  1. Le mystère de Marie Roget :

 

     Cette nouvelle, inspirée d’un meurtre réel jamais élucidé, raconte comment le meurtre de  Marie Roget, jeune vendeuse, dont on retrouvera le cadavre dans la Seine, a été résolu avec une brillante facilité par Auguste Dupin.

     Le détective amateur réussira à comprendre comment, où et en quelles circonstances est morte la jeune fille, tout cela sans sortir de chez lui, et en se fondant uniquement sur les articles de presse.

 

  1. La lettre volée :

 

     Une lettre très importante est volée au Ministère. La police sait qui est le voleur, et où la lettre est cachée. Cependant, après avoir fouillé minutieusement la chambre d’hôtel de la personne soupçonnée, ainsi que les deux maisons adjacentes, la police est dépassée. Elle demande alors l’aide d’Auguste Dupin, qui la trouvera en moins d’une minute et remportera la récompense.

     Le thème de la vérité évidente est au cœur même de cette nouvelle passionnante, qui dévoile comment l’être humain se plaît parfois à compliquer les choses.

Marion T., 1A Bib.

 

par pier publié dans : Fiches de lecture S2 1A
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