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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 07:00

organisé par l'association

Les bulles en chais

les 6 et 7 octobre 2012

barsac-festival-bd-2012.jpg

Pour s'y rendre depuis Bordeaux

Barsac se trouve dans le Sauternais.

Prendre l'A 62 direction Toulouse

Sortie 2 Podensac

Suivre durection Barsac

 

Pour en savoir plus :
 http://bd-a-barsac.blogspot.fr/

 

 

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 07:00

Jeudi 4 octobre

à 18h30
autour de son roman L’inconscience (éditions de l'Olivier)
Thierry-Hesse-L-Inconscience.jpg

 

Professeur de philosophie à Metz, Thierry Hesse fonde en 1996 la revue L'Animal qu'il dirige jusqu'en 2001. Auteur de deux romans aux éditions Champ Vallon, Cimetière américain et Jura, l'écrivain poursuit son aventure littéraire avec Démon, paru en 2009 chez l'Olivier.

 

 

 

 

« Chez les Vogelgesang, une famille catholique, traditionnelle et alsacienne, quatre fois par an, la mère imposait à ses deux fils un « petit examen du coeur », dans le but de les aider à grandir, de les rendre plus responsables, plus humains. Que sont-ils devenus ? Carl, après avoir fondé une famille et travaillé vingt ans dans la même mutuelle, a radicalement changé d’orientation : il s’est laissé envoûter par un certain Stern, dont il est devenu en quelques semaines l’associé et l’amant. Il vit - ou plutôt vivait – à Metz, car pour l’heure il est plongé dans un coma profond après une chute inexpliquée de la fenêtre de son agence. Marcus, l’aîné, célibataire, séducteur et insouciant, a multiplié les expériences avant de se fixer à Roubaix, où il enseigne l’ethnologie et couche avec ses étudiantes.

Tout en retraçant le parcours de ces deux frères, Thierry Hesse multiplie les allers-retours entre sphère intime et sphère sociale, dévoilant, au-delà des différences, le visage d’une époque où les compagnies d’assurances ont remplacé les consolations de la religion, et où le pouvoir de la finance est devenu omniprésent.

Enchaînant avec brio narration et réflexion, émotion et ironie, classicisme et sensibilité à l’esprit du temps, L’Inconscience manifeste une vaste ambition littéraire. Des faubourgs de Roubaix aux Ramblas de Barcelone, Thierry Hesse captive et capture ses lecteurs avec une « musique » bien à lui, mêlant les harmoniques de la phrase française aux stridences du Velvet Underground cher à ses protagonistes. »

(Présentation éditeur)

 

 

Rencontre animée par Bruno Tessarech.

 

 

La Machine à lire

8, place du Parlement

33000 Bordeaux

Tram C

arrêt Place de la Bourse

 

 

 

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 07:00

art-press-01.gif

les 5 et 6 octobre 2012
sur réservation

 

 

24 heures avec  art press et ses invités Didier Arnaudet, Tristan Bera, Jean-Marc Chapoulie, Marc Desgrandchamps, Catherine Francblin, Dominique Gonzalez-Foerster, Jacques Henric, Jean-Yves Jouannais, Christophe Kihm, Bertrand Lavier, Richard Leydier, Catherine Millet, Anaël Pigeat, André S. Labarthe, Alexandre Singh.

 

 

Vendredi 5 octobre
de 14h30 à 21h30

 

7 propositions originales autour de la création contemporaine
Performances, lectures, projections de films, dialogues
à la Maison Cantonale, Bordeaux Bastide

 

Maison Cantonale
angle de la rue de Chateauneuf
et de la rue de Nuits, Bordeaux
Tram A arrêt :Jardin Botanique

 

Samedi 6 octobre
de 10h00 à 12h00

 

Table-ronde : art press, 40 ans au plus près de la création
Au Capc, Musée d’art contemporain de Bordeaux
Entrée gratuite, sur réservation

 

 

Capc -Musée d’art contemporain
7, rue Ferrère, Bordeaux
Tram B > arrêt CAPC Musée d’art contemporain
Tram C > arrêt :Jardin public


reservations@permanencesdelalitterature.fr

 

 


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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 07:00

Du 05 octobre 2012 au 25 octobre 2012

 

lettres-du-monde-2012.jpg

 

 

Auteurs invités :  Núria Amat,  Alicia Gimenez Bartlett,  Victor del Arbol,  Mercè Ibarz,  Joan-Lluís Lluis,  Jaume Pont,  Carme Riera,    Francesc Serès ,  Carlos Zanón, les traducteurs François-Michel Durazzo et Bernard Lesfargues, l’un des premiers à traduire du catalan en France ; Bernadette Paringaux, des éditions fédérop et Llibert Tarragó, pour la collection Littératures - tinta blava  des éditions Autrement.


 

Pour en savoir plus : http://www.lettresdumonde.com/

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 07:00

les 5, 6 et 7 octobre 2012
au Parc de Mandavit
à Gradignan

 

Lire-en-poche-2012.jpg

 

Invités Jerome Charyn, Alicia Gimenez-Bartlett, Hoda Barakat, Robert McLiam Wilson, Vilma Fuentes, Claudie Gallay, Gilles Leroy, Anne-Marie Garat, Jacques Ravenne & Eric Giacometti, Maylis de Kerangal, Alain Mabanckou, Véronique Ovaldé, Hervé le Corre, Thimothée de Fombelle, Clément Devaux, Régis Lejonc, Yaël Hassan.

 

Pour en savoir plus : http://www.lireenpoche.fr/

 

 

 

 

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 07:00

Couverture-La-Part-de-l-autre.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Éric-Emmanuel SCHMITT
La Part de l’autre
Albin Michel 2001
Livre de Poche 2003


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B(ibl)iographie

Voir la fiche de Marie-Amélie sur Le Visiteur .


Analyse

Tout livre commence par une couverture. Sur un fond oscillant entre le sépia et le noir, une moitié de portrait d'Adolf Hitler nous fixe d'un œil morne, vide. L'autre moitié, en négatif, ne peut pas être identifiée comme étant l'autre moitié de son visage, mais l'interprétation que j'ai choisi d'en faire reprend le titre du roman : elle est la « part de l'autre », ce qu'Hitler aurait pu devenir (on peut noter l'absence de sa célèbre moustache), ou bien la part d'Hitler qui sommeille en chacun de nous.

Dès la toute première page de La Part de l'autre, le ton d'ensemble du roman est donné : « La minute qui a changé le monde ». En ce 8 octobre 1908, soixante secondes ont suffi pour qu'Adolf Hitler prenne le chemin au bout duquel se trouve celui que l'on connaît, le monstre, le tyran, l'inhumain. Mais est-ce réellement le cas ? Soixante secondes, aussi longues puissent-elles paraître lorsqu'elles ne sont que douleur et souffrance, peuvent-elles réellement changer un homme ? Naît-on monstre ou le devient-on ? C'est là toute la problématique de l’œuvre de Schmitt.

Avant même de commencer l'écriture de cet ouvrage, l'auteur s'est retrouvé confronté à son propre entourage et, plus terrible encore, à ses propres peurs. Dans le journal qu'il a tenu pendant la rédaction de La part de l'autre, Schmitt écrit que certains de ses amis lui ont plus que conseillé d'abandonner son projet, de peur que « les lecteurs pressés, les journalistes... » n'associent son nom à celui d'Hitler, et par extension, au nazisme. Il décrit également l'accouchement difficile de son roman ; plus il se plongeait dans l'écriture, plus il s'investissait, s'assimilait à Hitler, écoutant du Wagner, ne voulant plus faire l'amour, ayant mal aux genoux... Cette aventure, Schmitt l'a vécue dans sa chair, en perdant le sommeil et le sens de la réalité (« Un vélo passait. J'avais cru reconnaître un shrapnel » [un shrapnel est un obus rempli de balles])
   
À la lecture de La Part de l'autre, on ne peut que se demander : « Et si c'était moi ? » ; tout le génie de Schmitt repose sur la structure même du récit : on suit deux histoires en une, l'une retraçant l'histoire quelque peu romancée du véritable Hitler, et l'autre celle de ce qu'aurait pu devenir « Adolf H. » s'il avait réussi le concours d'entrée à l’École des Beaux-Arts de Vienne. Les deux histoires sont indépendantes l'une de l'autre à partir du 8 octobre 1908, date à laquelle Adolf Hitler est recalé au concours.
   
Cet échec apparaît comme l'élément déclencheur de la descente aux enfers d'Hitler ; persuadé d'être un génie, il s'acharne malgré tout, mais finalement ne fait que rêver sa vie, se convainquant lui-même de sa supériorité sur les autres hommes. Mais est-ce réellement cela qui a fait d'Hitler celui que nous connaissons aujourd'hui ? Un échec est-il forcément à l'origine d'une telle décadence ?
   
C'est là que le rôle du deuxième Hitler, « Adolf H. », celui qui a réussi le concours, prend toute son importance : il est celui qui permet de montrer que tous les choix que nous faisons comptent, que notre destin n'est pas tracé d'avance. Adolf H. a lui aussi fait des erreurs, subi des échecs, il a lui aussi souffert, mais n'a pourtant jamais sombré dans la folie noire et destructrice du véritable Hitler.
   
Une simple maxime servira ici de conclusion : « Avec des « Si », on pourrait refaire le monde ».



Critique personnelle

Ce livre m'a contrainte à me poser des questions sur moi-même : que serait ma vie si j'avais fait tel choix à la place d'un autre ? Où serais-je, qui serais-je ? Mais surtout, j'ai été amenée à réfléchir sur mes propres côtés sombres, sur ce qui pourrait les exposer au grand jour. Je pense pouvoir avancer sans risquer de me tromper que la plupart des lecteurs de La part de l'autre ont effectué ce cheminement.
   
Plusieurs personnes de mon entourage ont été choquées de voir Hitler en couverture du livre que je lisais, encore plus lorsque je leur ai expliqué qu'il s'agissait d'un roman réécrivant l'Histoire ; cela m'a permis de constater, tout comme Eric-Emmanuel Schmitt, qu'il existe encore un véritable tabou à propos de ce pan de notre histoire.



Citations

« – Tu es un vrai peintre, Adolfo, un vrai peintre !

Hitler se leva brusquement. Tous le regardèrent avec crainte. Il se sentit bien.

– Bien sûr que je suis un vrai peintre ! »


« N'arrête pas de douter, c'est ce qui fait ce que tu es. Un homme fréquentable. Cela te donne un sentiment d'insécurité, certes, mais cette insécurité, c'est ta respiration, ta vie, c'est ton humanité. Si tu ne voulais pas en finir avec cet inconfort, tu deviendrais un fanatique. Fanatique d'une cause ! Ou pire : fanatique de toi-même ! »


« Qu'est-ce qu'un monstre ? Un homme qui fait le mal à répétition. A-t-il conscience de faire le mal ? Non, la plupart du temps. Parfois oui, mais cette conscience ne le change pas. Car le monstre se justifie à ses yeux en se disant qu'il n'a jamais souhaité le mal. C'est juste un accident de parcours. Alors que tant de mal se fait sur cette planète, personne n'aspire au mal. Nul n'est méchant volontairement, même le plus grand rompeur de promesses, le pire des assassins ou le dictateur le plus sanguinaire. Chacun croit agir bien, en tout cas en fonction de ce qu'il appelle le bien, et si ce bien s'avère ne pas être le bien des autres, s'il provoque douleur, chagrin et ruine, c'est par voie de conséquence, cela n'a pas été voulu. Tous les salauds ont les mains propres. »


Aurore, 1ère année bibliothèques 2011-2012

 

 

Eric-Emmanuel SCHMITT sur LITTEXPRESS

 

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Article de Marlène sur La Part de l'autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

article de Marie-Amélie sur Le Visiteur.

 

 

 

 

 

 

E E Schmitt Oscar et la dame en rose

 

 

 

article de Soizic sur Oscar et la dame en rose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 07:00

Xinran-Memoire-de-Chine.gif



 

 

 

 

 

 

 

 

XINRAN
Mémoire de Chine
Traduit du chinois
par Prune Cornet
Philippe Picquier, 2010


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Xinran est chinoise, elle est née à Pékin en 1958. Elle a été enlevée avec son frère pendant la Révolution culturelle, car ses parents avaient été jugés comme réactionnaires. Les deux enfants ont donc grandi dans un orphelinat militaire réservé aux enfants des « réactionnaires ». Elle devient journaliste en 1989 et anime des émissions dont les thèmes sont validés par  les autorités chinoises. En 1997, elle part pour l’Angleterre. Elle y enseigne et écrit pour The Guardian. Elle devient célèbre dans le monde entier en 2002 en racontant les conditions de vie des femmes de son pays d’origine, sans aucun tabou. Le livre Chinoises est un best-seller. En 2008, on traduit en France l’un de ses romans d’inspiration journalistique, Baguettes chinoises ; il raconte le destin de trois sœurs, femmes de la campagne chinoise, qui travaillent en ville et rapportent l’argent à leur père, démontrant qu’une femme n’est pas qu’une « baguette » par opposition à l’homme, la « poutre », qui serait le seul capable de subvenir aux besoins de sa famille.



En 2010 Mémoire de Chine sort en France. Ce livre se rapproche d’un reportage, d’une enquête journalistique sur une génération de Chinois qui a vu les grands bouleversements de la Chine au XXe siècle, plus particulièrement à partir de 1980. Il se compose d’une vingtaine de témoignages de personnes d’environ soixante-dix ans et plus sur la modernisation, l’occidentalisation, la  guerre, les révolutions… À la fois livre journalistique, témoignage et recueil de souvenirs, cet ouvrage est précieux autant pour les jeunes Chinois d’aujourd’hui que pour les Occidentaux ne voulant pas se contenter d’une vision restreinte, parfois édulcorée de la Chine.

« Pour nous, Chinois, révéler ouvertement et publiquement ce que nous pensons et ressentons est loin d’être chose facile. » Voici comment Xinran commence. C’est justement à cause de cette difficulté de parler de soi que l’auteur a décidé de compiler une vingtaine de récits de personnes âgées. Ne pas oublier, ne pas laisser disparaître des témoignages sur une histoire peu connue par les jeunes générations, tel est le but  de ce livre. L’écrivaine veut montrer la réalité de la vie des Chinois au XXe siècle. Il n’y a pas pour autant de critique sur la société, ce n’est pas pour dénoncer la politique de telle ou telle période de l’histoire de la Chine. Ce livre est aussi un témoignage précieux. En effet, le plus souvent, les parents n’ont pas raconté leur vie, leurs difficultés à leurs enfants ou leurs petits-enfants. Ainsi, Xinran « refuse de croire que les Chinois emportent toujours dans leur tombe la vérité de ce que fut leur vie » (citation de l’introduction du livre).

L’une des précieuses rencontres de Xinran avec des personnes du peuple se fait dans la province de Guizhou, au sud de la Chine. Yao Popo, femme de soixante-dix-neuf ans, témoigne de sa vie durant la Révolution culturelle, qui a été moins terrible pour elle que pour d’autres Chinois. En effet, jeune fille, elle a appris à reconnaître les herbes médicinales et à les utiliser pour guérir différents maux. Lors de la Révolution culturelle, beaucoup d’hôpitaux furent fermés, peu de médecins exerçaient encore, d’autant plus dans les petites villes et à la campagne. Alors que cette période fut très dure à vivre pour la population chinoise, ce fut moins difficile pour Yao Popo. Elle remplaçait les médecins du mieux qu’elle pouvait, et a ainsi pu gagner assez d’argent pour se construire une maison. Aujourd’hui, elle tient un petit étal et vend ses remèdes qui font des miracles sur les maladies « habituelles », bien connues, mais sont moins efficaces face aux « nouvelles maladies : des yeux irrités et des dos douloureux d’être assis devant les ordinateurs ou au bureau, de l’acné due à des excès de nourriture McDonald’s… » Yao Popo n’a jamais raconté à ses enfants sa vie durant la Révolution culturelle. Ils croient que c’est une femme peu éduquée, dépendante de son mari et seulement capable d’exécuter les tâches ménagères. « Quand je leur donne de l’argent, ils croient que ça vient de mon mari, ou de mon père. Mais j’en ai gagné bien plus qu’eux pendant toutes ces années. »

Le témoignage de la Dame aux remèdes, comme l’appellent les habitants de la région de Guilin, n’est qu’un exemple parmi la vingtaine des autres présents dans ce livre : un journaliste parlant du Tibet et de la présence de la religion juive en Chine, des fabricants de lanternes de Qin Huai (province de Jiangsu, est du pays), un homme ayant vécu la Grande Marche (1934) qui a participé à l’avènement au pouvoir de Mao, un chauffeur de taxi, une femme général… Autant de témoignages que Xinran a jugé urgent de compiler, pour ne pas laisser se perdre toute une vision de l’évolution de la Chine qui ne se trouve pas dans les livres d’histoire. Pour nous, Français, ce livre donne des éléments qui éclairent notre vision de la Chine de Mao Zedong, de la Chine actuelle et de son développement très rapide. En résumé, un récit passionnant qui nous fait appréhender la Chine sous un autre œil.


Armelle, 2e année éd.-lib. 2011-2012

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 07:00

thierry-murat-les-larmes-de-l-assassin.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry MURAT
Les Larmes de l'assassin
Futuropolis 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un roman, une adaptation, un roman graphique

Les Larmes de L’assassin est un parfait exemple de roman graphique, pas vraiment une bande dessinée mais pas non plus un roman. Il n’y a pas de « bulles » à proprement parler, le texte est imbriqué dans l’image. Pourtant il y a des vignettes, clairement délimitées. L’adaptation est réussie, les lecteurs ayant aimé le roman ont adoré le roman graphique. L’adaptation est fidèle et complète puisque Thierry Murat l’a faite en collaboration avec l’auteure du roman d’origine.

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Au départ, un roman

Un roman d’Anne-Laure Bondoux, une histoire poignante sur un assassin qui décide d’arrêter sa cavale et de se poser dans une maison isolé, la dernière avant le désert. Une maison habitée par un couple et un enfant ; il tue le couple mais ne peut se résoudre à tuer l’enfant. L’assassin prend alors la place du père et une étrange relation se forme entre le gamin et l’assassin, entre l’innocence et la violence.



Le graphisme

L’auteur, Thierry Murat, a retranscrit le contexte du désert avec justesse, en utilisant surtout des couleurs ocres. On sent la difficulté d’habiter là-bas et on ressent la chaleur grâce à ses couleurs fortes qui inondent les images. C’est un graphisme dépouillé de tout décor ; bien souvent, il n’y a que la terre qui supporte les protagonistes.

thierry-murat-les-larmes-de-l-assassin-02.jpg

L’analyse

Le syndrome de Stockholm est dans toutes les têtes lorsqu’on lit cette œuvre ; cependant le livre ne s’arrête pas là. On finit par comprendre les agissements des protagonistes. L’évolution des deux personnages est intéressante, chacun apprend de l’autre. Avec à la fois une horreur contenue, puisque le gamin s’attache à l’assassin de ses parents, mais aussi avec tendresse car au fond il n’a plus que lui. Le texte précise d’ailleurs qu’il  qu’il était « né de la routine du lit de ses parents », ce qui laisse supposer qu’il n’était pas tellement désiré ni aimé.


Laura, 2e année éd.-lib. 2011-2012

 

Lien

 

Site de Thierry Murat

 


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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:00

kate-atkinson-la-souris-bleue.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kate ATKINSON
La Souris Bleue
Titre original
Case Histories
traduit de l'anglais
par Isabelle Caron
 éditions de Fallois, 2004

Livre de Poche, 2006




 

 

 

 

 

Biographie

Voir : Wikipedia


Bibliographie

Dans les coulisses du musée (Behind the Scenes at the Museum), 1995
Dans les replis du temps (Human Croquet), 1997
Sous l'aile du bizarre (Emotionally Weird), 2000
Abandonment, 2000, théâtre
C'est pas la fin du monde (Not the End of the World), 2002, nouvelles
La Souris bleue (Case Histories), 2004
Les Choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux (One Good Turn : a jolly murder mystery), 2006
Nice, 2006, théâtre
À quand les bonnes nouvelles ? (When Will There Be Good News?), 2009
Parti tôt, pris mon chien (Started Early, Took My Dog), 2010



Résumé

Après Dans les coulisses du musée, on retrouve le détective ancien policier Jackson Brody pour de nouvelles aventures dans la ville de Cambridge. Le roman commence par trois antécédents numérotés et datés, qui tissent les premiers fils de la toile d'araignée construite par Kate Atkinson dans La Souris bleue.


Première intrigue

En 1970, une petite fille de cinq ans disparaît. Olivia, enfant parfaite et benjamine d'une fratrie de quatre filles, dormait dans une tente avec sa sœur, dans le jardin de la maison familiale, quand elle s'est évaporée avec son doudou, une souris bleue.


Deuxième intrigue

En 1994, Laura, la fille de Théo, est assassinée alors qu'elle effectuait son premier jour de travail dans le cabinet d'avocats de son père. Un homme au pull de golf jaune demande à l'accueil maître Théo Wyre (qui est absent), puis se précipite dans la salle de conférence où il poignarde deux associés, avant de sectionner la carotide de Laura, qui s'était lancée à sa poursuite.


Troisième intrigue

En 1979, Michelle, Keith et leur bébé Tanya vivent dans un cottage attenant à une ferme. Souffrant de dépression post natale, Michelle est épuisée par les pleurs du bébé et ses trop nombreuses tâches ménagères. On les abandonne alors que Keith gît dans son sang, la tête fendue en deux par une hache. Le bébé s'est endormi à force de pleurer et Michelle attend la venue de la police, se faisant la réflexion que les bûches fendues sentent meilleurs que les têtes fendues, et qu'elle aimerait pouvoir recommencer sa vie.



Quelques personnages

(dans l'ordre d'apparition)

Jackson Brody

Détective privé, ancien policier, il va recevoir succassivement les personnages qui viendront le voir pour résoudre leurs histoires. En parallèle, il se débat avec son ex-femme Josie, remariée, pour l'éducation de sa fille Marlee. Il est également marqué par le meurtre de sa sœur alors qu'il avait douze ans.


Binky Rain

Vieille folle entourée de chats, c'était la voisine de la famille d'Olivia, la petite fille disparue. Les enfants la prenaient pour une sorcière. Elle fait appel à Jackson parce qu'elle a l'impression que quelqu'un fait vole ses chats.


Amelia et Sylvia Land

C'était Amelia qui dormait dans la tente lorsqu'Olivia a disparu. Elle est rongée par la culpabilité depuis la disparition de sa petite sœur. Restée plus ou moins vieille fille, jamais mariée, c'est aujourd'hui une femme molle de corps et d'esprit qui se consume de désir pour Jackson et manifeste des tendances certaines à l'hystérie.

« Amelia Land aurait aussi bien pu avoir les mots « mal aimée » tatoués sur le front. [...] Elle lui rappelait de vieilles photos de marchandes de poisson – gros souliers, collants de laine, ample jupe froncée en velours côtelé et sur les épaules un genre de fichu qu'elle serrait contre elle comme si elle gelait »


Sylvia ne pourrait être plus différente d'Amelia. Actrice, excentrique, bien roulée, elle est aussi libérée que sa sœur est coincée.

« l'autre petite, bien roulée et – Jackson connaissait aussi le genre – la vraie saute-au-paf. Elle portait un rouge à lèvres écarlate et des sortes de fripes, des couches superposées de fringues excentriques et dépareillées, ses cheveux fous, relevés à la va-comme-je-te-pousse, étaient retenus par un crayon. »


Les sœurs Land contactent Jackson à la mort de leur père. Elles ont retrouvé dans un de ses tiroirs le doudou d'Olivia, Souris bleue, qui avait disparu avec elle 34 ans plus tôt.


Theo Wyre

Theo est un homme obèse et asthmatique qui vit dans l'obsession de la mort de sa fille dont le meurtrier n'a jamais été retrouvé. Il demande donc à Jackson de reprendre l'enquête.


Caroline

Son passé est inconnu, c'est une femme qui ment sur sa véritable identité (bien qu'il y ait mention d'un séjour en prison et d'une année de mise à l'épreuve en sortant) et qui vit à la campagne, où elle a épousé un riche propriétaire local. Elle est amoureuse du curé.


Shirley Morrison

Sœur de Michelle, c'était elle qui avait appelé la police en la trouvant prostrée par terre, la hache à la main, son mari le crâne ouvert en deux. Elle contacte Jackson afin qu'il l'aide à retrouver Tanya, confiée aux parents de Keith après le drame. Jackson n'est pas convaincue de sa sincérité lorsqu'elle raconte le drame.


 

Analyse

 

Kate Atkinson s'amuse à lier les destinées de tous ses personnages, dans un style direct et efficace, plein d'humour. On pourrait diviser ce livre en deux parties : une première pendant laquelle la romancière s'amuse à complexifier les intrigues, en faisant s'entrecroiser leurs ramifications, puis une deuxième partie où petit à petit les fils se dénouent jusqu'à ce que chaque mystère finisse par trouver sa solution. Des trois intrigues, trois antécédents sont donnés au début du roman, qui sont repris à la fin par le regard de personnages différents. On pourrait imaginer trois brins de vie qu'on a tressés, et ces mêmes trois brins qu'on retrouve à la fin. Entre les deux, les histoires se croisent autour de Jackson Brody, personnage central, fil conducteur au milieu de ces histoires. On aurait facilement pu faire trois bons romans de ces trois histoires, mais ce roman là est meilleur. Dense, vivant, drôle toujours, le suspense est mené d'une main de maître.

C'est un très bon roman policier, mais pas seulement. Le regard de Kate Atkinson sur la société britannique est réjouissant parce que sans concession. Elle épingle les petits travers des gens et les grands travers de la société, toujours avec humour, sans méchanceté.


L.F., 2e année Bibliothèques 2011-2012

 

 

Lien

 

Site officiel de Kate Atkinson.

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:00

Carvalho-chroniques-de-l-impasse-des-geraniums.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mário de CARVALHO
Chroniques de l’impasse des géraniums
nouvelles traduites du portugais
par Élodie Dupau
Atelier In-8, septembre 2012

 

 

 

 

 

Dans le déferlement de la rentrée littéraire, un livre à ne pas manquer :  Chroniques de l'Impasse des Géraniums de Mário de Carvalho.



Un auteur

« Mário de Carvalho est né à Lisbonne en 1944. Étudiant en Droit, il s’engage dans les luttes contre le régime salazariste avant d’être emprisonné pendant son service militaire pour raison politique. En 1973, il quitte le pays clandestinement et s’exile en Suède. Il rentre au Portugal après la Révolution du 25 avril 1974 et exerce pendant quelques années le métier d’avocat. Il finira par l’abandonner pour l’écriture. » Lire la suite sur le site des éditions de l’Atelier in-8 :  http://editions.atelier-in8.com/mario-de-carvalho

Quatre de ses ouvrages ont été publiés chez Gallimard et Christian Bourgois :

Le Jeune Homme, la forteresse et la mort, Gallimard, 1992
Les Sous-lieutenants, nouvelles, Gallimard, 1996
Le Fond des choses, Gallimard, 1999
Un dieu dans le souffle du jour, Christian Bourgois, 2002

Voir sa présentation sur BiblioMonde :  http://www.bibliomonde.com/auteur/mario-carvalho-515.html

Son site personnel (en portugais) :  http://mariodecarvalho.com

 

 

 

Une jeune traductrice.

Élodie Dupau est une ancienne étudiante du Master pro de traduction littéraire et édition critique session 2007. Elle est également bibliothécaire, issue de l'Année Spéciale du DUT Bibliothèques-Médiathèques, promotion 2010, de l'IUT Bordeaux 3.



L’Atelier In-8.

  http://editions.atelier-in8.com/

Cette maison d'édition indépendante située à Serres-Morlàas (Pyrénées-Atlantiques), a été fondée en 2005 par Olivier Bois et c’est aujourd’hui Josée Guellil qui en assure la direction. Elle publie « des fictions, en prose, avec décors et personnages, des fictions essentiellement contemporaines, et le plus souvent de langue française mais pas toujours ».

Quelques auteurs publiés par l’Atelier In-8 : Jacques Abeille, Franz Bartelt, Anne-Marie Garat, Jean-Bernard Pouy, Alina Reyes, Marc Villard.



Un livre

« Dans l'impasse des Géraniums, quartier de l'Alfama, Dieu qu'il s'en passe ! Les gamins font les 400 coups, Zé la Moitié, le cul-de-jatte, circule dans sa caisse à roulettes, les commères houspillent, et chacun de commenter, sur le pas de sa porte, la dernière facétie d'Andrade de la Mule, qui aurait gobé la lune... Mais, comme on dit là-bas, " s'agirait pas de confondre le genre humain avec Manu Germain ! "

Cocasses, surréalistes et poétiques, ces nouvelles nous font entrer dans une Lisbonne populaire et chaleureuse où surgissent les « merveilles ». De la mercière au plombier, toutes ces petites gens incarnent une humanité haute en couleur, aussi frappadingue qu’attendrissante. » (présentation éditeur)

 

 

 

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Published by littexpress - dans Nouvelle
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