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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 21:00

Ritournelles 2011lecture et chansons dramatiques

par Valère Novarina et Christian Paccoud
Jeudi 24 novembre
 

20h30

Molière-Scène d’Aquitaine

 

 

Molière-Scène d’Aquitaine
33 rue du Temple
Tram lignes A et B arrêt Hôtel de ville
Réservation conseillée dans la limite des places disponibles
Molière-Scène d’Aquitaine : 05 56 01 45 66
Tous publics / entrée gratuite

 

Pour plus de renseignements, consulter le programme complet de Ritournelles ici.

 


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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 12:00

autour de la sortie de son roman Les souvenirs chez Gallimard, et de l'adaptation cinématographique de son roman La délicatesse par son frère.
foenkinos.gif
Quelques mots sur l'auteur

David Foenkinos est né en 1974 à Paris. Il a fait ses études à la Sorbonne et devient dans un premier temps professeur de guitare. Il publie son premier roman en 2002 chez Gallimard. C'est actuellement un auteur reconnu et traduit dans une quinzaine de langues. Il a reçu cinq prix littéraires.

Il est l'auteur de Inversion de l'idiotie : de l'influence de deux Polonais, Le potentiel érotique de ma femme, Les cœurs autonomes, Nos séparations, La délicatesse, et Les souvenirs, entre autres.

 

 

 

Quatrième de couverture de Les souvenirs :

 « Il pleuvait tellement le joDavid-Foenkinos-Les-Souvenirs.gifur de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien. Perdu dans la foule des parapluies, j'ai tenté de trouver un taxi. Je ne savais pas pourquoi je voulais à tout prix me dépêcher, c'était absurde, à quoi cela servait de courir, il était là, il était mort, il allait à coup sûr m'attendre sans bouger.

Deux jours auparavant, il était encore vivant. J'étais allé le voir à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, avec l'espoir gênant que ce serait la dernière fois. L'espoir que le long calvaire prendrait fin. Je l'ai aidé à boire avec une paille. La moitié de l'eau a coulé le long de son cou et mouillé davantage encore sa blouse, mais à ce moment-là il était bien au-delà de l'inconfort. Il m'a regardé d'un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C'était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s'annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux lui dire, là. »



La rencontre

La salle Mollat est pleine en cette soirée du vendredi 18 novembre 2011 pour voir David Foenkinos. L'auteur semble plutôt à l'aise en face de ce public et se livre facilement, en prenant le temps de répondre aux questions et en glissant de temps en temps quelques touches d'humour.

Je vous propose une retranscription à la troisième personne des réponses qu'il a faites à l'intervenant.



À propos du lien entre ce roman et l'auteur

Ce roman n'est pas tout à fait autobiographique, il fait en effet le témoignage de son expérience de la maison de retraite.

Il explique que cette fois il a eu la tentation d'écrire un roman plus grave que les précédents. Cependant il s'est laissé rattraper par des éléments burlesques, la sorte de comédie du quotidien que l'on retrouve dans cet environnement, malgré la solitude des personnes âgées. Il explique que selon lui, ce qui compte, c'est le regard que l'on porte sur les choses, et que l'on peut rire de chose très dures tant qu'il y a de la simplicité et de la tendresse. Il cite pour exemple le grand succès du film "Intouchables".

Le narrateur n'a pas de nom, pas d'âge, on pourrait dire que c'est en quelque sorte l'auteur lui-même qui est ici le narrateur.

Ce roman parle de comment accompagner ses parents dans leur vieillesse. Comment trouver sa place dans la vie et la société lorsque l'on a entre 20 et 25 ans ? Qu'est-ce que l'on veut faire de sa vie ? etc.

Le narrateur ici veut écrire et pour cela il devient veilleur de nuit car il pense qu'il écrira plus facilement dans ces conditions. Ce système ne marche pas et il devient un peu dépressif, « donc oui c'est assez autobiographique ! » explique David Foenkinos en riant.

Le patron du narrateur tient une place importante dans le roman, il est protecteur envers le jeune homme et le considère déjà comme écrivain alors que celui-ci n'a pas encore publié un seul roman. Il le pousse à écrire sur la Shoah.

L'auteur, comme son personnage, nous confie qu'il est fasciné et horrifié par le fait que de l'intelligence et de la culture il puisse sortir un telle haine, comme cela a été le cas pendant le génocide de la Seconde Guerre mondiale.David-Foenkinos-Inversion-de-l-idiotie.gif

Cela l'amène à penser à son premier roman, Inversion de l'idiotie : de l'influence de deux Polonais, qui s'était très bien vendu parce qu'il y avait mis deux Polonais. Par la suite, il a toujours essayé de glisser deux Polonais dans ses romans, nous dit-il. Il en vient à évoquer d'autres éléments récurrents dans ses romans : les talons aiguilles, la langue allemande, etc.

Dans La délicatesse c'est une pensée d'un philosophe polonais qu'il cite : « Il y a des gens formidables que l'on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu'on les rencontre au bon momen »" Cette phrase aura d'abord été utilisée dans En cas de bonheur, son quatrième roman.

Dans La délicatesse également il cite aussi un autre philosophe polonais : « Seules les bougies connaissent le secret de l'agonie. »



À propos de la légèreté de son écriture face à un sujet aussi dur, et de l'importance du thème de la mémoire....

Écrire un roman demande beaucoup d'énergie, de temps et d'obsession. Alors il ne peut s'empêcher d'inclure des éléments d'humour et de la légèreté sur le temps de l'écriture, cela n'empêche pas traiter un sujet sérieux. Le jeu avec le lecteur n'est pas un aboutissement pour lui, mais il voulait que, en plus de la nécessité d'écrire, il y ait un amusement , une légèreté.

Dans le roman le narrateur arrive à écrire lorsqu'il a atteint une forme de mélancolie, c'est pareil pour David Foenkinos.

Le roman est un apprentissage de la vie. L'apprentissage de la dureté même de la vie lui permet d'écrire, d'avoir assez de densité dans ses romans. Ce sont l'aventure que le narrateur traverse avec sa grand-mère et l'histoire d'amour qui rendent le narrateur adulte.

Le roman parle de la solitude des personnes âgées et de la mélancolie du temps qui passe. Il exprime cette difficulté, et plus encore cette impossibilité de savoir ce que ces personnes âgées ressentent.

Pour cela l'auteur a passé beaucoup de temps dans les maisons de retraite avec cette nécessité de les comprendre, de leur apporter de la tendresse, et de discuter avec eux. David raconte alors d'où lui vient ce rapport étrange avec le vieillesse : étant adolescent il a eu une maladie grave du cœur, maladie normalement de personnes âgées. Cette maladie l'a amené à certaines situations étranges, comme par exemple recevoir une publicité pour la carte senior de la part de la SNCF. Ainsi il a toujours eu cette impression d'être porteur de plus de mémoire que son âge.


Tous les personnages dans Les souvenirs se présentent à travers une anecdote, ainsi que les personnes célèbres cités.

Il cite Gainsbourg à travers cette phrase : « Mon enfance porte les échos prémonitoires de mon avenir. »  Pour l'auteur, écrire c'est essayer d'intégrer le présent et de faire quelque chose du passé. Pour le narrateur c'est mettre sa vie dans le roman.

L'auteur nous confie que c'est un livre qu'il porte depuis longtemps et d'ailleurs la mémoire est un thème récurrent dans tous ses romans. Il évoque également cet aspect du souvenir : deux personnes auront toujours une vision différente d'un même souvenir, il n'y a pas de vérité du souvenir, c'est le sujet propre au roman.

David Foenkinos est quelqu'un de plutôt positif, il pense que l'on peut trouver un côté positif à toute chose. Par exemple aller voir la laideur et les problèmes des autres pour se rassurer, c'est le phénomène VDM, relève-t-il !

Il y a aussi un décalage entre ce que l'on peut ressentir et la vérité. C'est ce qu'il montre avec la grand-mère qui est persuadée qu'elle n'a rien à faire dans cette maison de retraite alors qu'il ne peut en être autrement.

Il y a également une sorte d'opposition et en même temps d'alliance entre la vie et la mort : le narrateur tombe amoureux d'une femme dans un cimetière. Il perd sa trace et décide d'aller régulièrement dans ce cimetière pour la revoir.
David-Foenkinos-La-delicatesse.gif


À propos de l'adaptation cinématographique de La délicatesse par son frère Stephan Foenkinos...

Pour ce roman, contrairement aux autres, il a voulu continuer sur l'adaptation avec son frère car c'est leur sujet à tous les deux, avec des éléments personnels les touchant. Il y a eu des rencontres magiques, notamment avec Audrey Tautou qui a accepté tout de suite le rôle de Nathalie, et puis François Damien, très touchant dans la peau de Markus. Émilie Simon également qui a composé la musique qui prend une place importante.

Il ne fera pas l'adaptation de Les souvenirs, et ne se lance pas dans l'écriture d'un roman pour le moment car il dit avoir besoin de temps pour se reposer après toute l'activité générée pour le tournage.



David Foenkinos accepte de répondre à un questionnaire de Proust

– un auteur : « Albert Cohen ou bien Kundera ,mais ça fait trop prétentieux alors je vais dire moi ! »


– un roman : Un Homme de Philipe Roth


– lecture du moment : Le lit défait de Sagan


– un mot au hasard : « La soupe ! aujourd'hui c'est la soupe ! j'adore ça, je vous ai dit que j'ai un problème avec la vieillesse ! J'en mange tout le temps. »


– une date ou un personnage historique : « le 28 octobre parce c'est ma date d'anniversaire et c'est aussi la fête nationale de la Grèce, il faut les soutenir en ce moment ! »


– un pays : « la Pologne, ou la Suisse, ou la Suède ».


– un instrument : « la guitare »


– une citation : d'Aragon « En vain la raison me dénonce la dictature de ma sensualité. »

 

 

Propos recueillis par Catherine, 2e année Bib.

 


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 18:00

Ritournelles 2011

journée de réflexion
Jeudi 24 novembre
Molière-Scène d’Aquitaine
10h00-17h00

 

 

Rencontres, lectures, discussions, projection d’un film documentaire.

Journée animée par Valérie de Saint-Do, rédactrice en chef de la revue Cassandre / Horschamp.

 

Programme de la journée


Autour de Valère Novarina

 

 

10h00-12h00

Avec  Valère Novarina et  Michel Arrivé (écrivain, linguiste),  Francis Cohen (poète, critique),  Christine Ramat (écrivain, professeur de Lettres)

 

 

13h00-14h00

Projection du film documentaire sur Valère Novarina, Ce dont on ne peut parler, c’est cela qu’il faut dire de Raphaël O’Byrne coproduction Arte France, Les Films à Lou, 2002

 

 

14h00-15h30

Poursuite de la rencontre avec Christine Dormoy (metteur en scène), André Marcon (acteur), Philippe Marioge (scénographe), Christian Paccoud (musicien).

 

 

 

 
Autour de TXT

 

 

15h30-17h00

L’incarnation du verbe en compagnie d’écrivains issus de la revue de littérature TXT.

avec Vanda Benes (actrice), Pierre Le Pillouër (écrivain, poète, critique) et Christian Prigent (écrivain, essayiste).


 

 

 

Moliere-Scène d’Aquitaine
33 rue du Temple
Tram lignes A et B arrêt Hôtel de ville
Réservation conseillée dans la limite des places disponibles
Molière-Scène d’Aquitaine : 05 56 01 45 66

 

 

 

Pour plus de renseignements, consulter le programme complet de Ritournelles ici.
 


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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:00

Exposition de dessins
de Valère Novarina
vernissage
Mercredi 23 novembre
Galerie Cortex Athletico
18h30
Ritournelles 2011

 

 

Exposition du 23 novembre au 23 décembre 2011
Galerie Cortex Athletico
20 rue Ferrère
Tram ligne C, arrêt Jardin public
Cortex Athletico : 05 56 94 31 89
Entrée libre

 

 

 

 

 

 

Le discours aux animaux
de Valère Novarina
par André Marcon
Mercredi 23 novembre
20h30
Maison cantonale
de Bordeaux Bastide

 

Valere-Novarina-Le-discours-aux-animaux.jpg

Le Discours aux animaux est publié aux éditions P.O.L en 1987.

Il a été créé en 1986 au Théâtre des Bouffes du Nord par André Marcon.

Maison Cantonale De Bordeaux Bastide
Angle rue de Nuits et rue de Châteauneuf
Tram ligne A, arrêt Jardin botanique
Réservation conseillée dans la limite des places disponibles
Permanences de la littérature : 05 56 86 64 29
accueil@permanencesdelalitterature.fr
Tous publics / entrée gratuite

 

 

Pour plus de détails, consultez le programme complet de Ritournelles  ici.

 

 



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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:00

Frederique-Deghelt-La-grand-mere-de-Jade.gif




 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frédérique DEGHELT
La grand-mère de Jade
Actes Sud, 2009

J'ai lu, 2011










 

 

 

 

 

L'auteur : Frédérique Deghelt

« Dame! Une biographie ça ne s'invente pas. Il faut y songer.
Journaliste ? Réalisatrice ? Mère? Amante ? Femme du monde?
Maîtresse du vent? Aventurière? Écrivain peut-être.
Je vais y penser pour la prochaine fois... »

                                   Biographie du site officiel.

 

Le roman

La grand-mère de Jade est un roman à double voix. Les voix de deux générations. Jeanne, la grand mère, et Jade, la petite-fille trentenaire qui a gardé son âme d'enfant face à sa "Mamoune". La structure de ce roman est binaire, les chapitres alternent le discours, les pensées de Jeanne et de Jade. Cela nous offre une double vision de chaque sujet évoqué, de situations similaires vécues différemment par les deux personnages principaux. Nous percevons l’histoire à travers le regard de deux générations bien distinctes, de deux femmes qui ne sont pas égales dans leurs expériences. Une a vécu sa vie et sent la mort toute proche, et l'autre est en train de construire sa vie. Trois thématiques se dégagent de La grand-mère de Jade, tout d’abord la découverte, ou plutôt la redécouverte de l’autre, le rapport à la littérature et enfin la vieillesse.

 

Découvrir l’autre comme on ne l’avait jamais connu.

On peut être proche de quelqu'un, l'aimer de tout son cœur, le connaître depuis sa plus tendre enfance et un jour on découvrir qu'on ne connaissait pas tout à fait cette personne. Certains  ont des secrets, comme des vies soigneusement cachées. En fait, ce que nous découvrons n'est pas un mensonge, pas une traîtrise, mais plutôt une autre facette de leur personnalité. Ainsi, une mère, aux yeux de sa fille, n’apparaît pas forcément comme une femme, qui a été jeune, qui a eu une autre vie que celle de la maternité. Ce rôle de mère prend le dessus, et efface aux yeux de sa progéniture sa nature de femme. Un peu comme si nous étions cantonnés à « un rôle social » au sein de notre famille.

 

Ainsi, Jade, avant de vivre avec sa grand-mère la voit comme telle. Avec son tablier, préparant de délicieux mets pour toute une tablée de convives. Mais cette image est bouleversée par un événement : « Elle connaissait sa Mamoune depuis toujours et elles vivaient ensemble depuis maintenant une semaine. Mais ce jour-là Jade rencontra Jeanne. ». On note cette opposition entre « Mamoune » et « Jeanne ». La première est la grand-mère aimée et aimante contre laquelle Jade se blottit, alors que la seconde est la femme hors de son rôle de grand-mère, celle dont Jade ne connaît encore rien. « Jade croyait pourtant l'avoir observée mieux que quiconque […]. Elle pensait tout connaître […]. Elle se rendait compte du gouffre qui la séparait de cette femme-là ». Au fil des pages, la vieille dame et la jeune trentenaire se redécouvrent. Elles sortent de leur rapport grand-mère/petite-fille. Jade se rend compte qu’elle ne voyait pas sa grand-mère comme une femme à proprement parler. Elle le réalise peu à peu, et se retrouve confuse lorsque Mamoune lui demande de l’accompagner dans une boutique de lingerie. Confuse non pas à cause de la requête, mais du fait qu’elle n’ait pas pensé à le proposer à sa grand-mère : « Jade avait été prise d’une honte soudaine de ne pas avoir pensé à le lui proposer elle-même ». « Elle avait enfermé Mamoune dans une image maternelle ; une icone de tendresse, douce et sans passion ». Il en est de même pour Mamoune. En effet, celle-ci découvre sa petite-fille dans un autre rôle : celle d’une jeune femme journaliste, puis celle d’une écrivaine qui se bat contre les refus des éditeurs. Ce livre parle en grande partie de cette redécouverte de l’autre. Les deux personnages principaux se connaissent par cœur, mais dans les rôles familiaux qu’elles occupent. C’est ainsi  que Jeanne devient la conseillère de Jade après la lecture de son manuscrit. Jeanne insiste sur le fait qu’elle désire être une lectrice objective de l’œuvre de Jade. Toutes deux anticipent l’autre sous un regard différent, un œil neuf.

 

Le rapport à la littérature

Jeanne, « Mamoune », est une grand mère qui se révèle être une femme de lettres, alors qu'elle n'est qu'une simple « femme de la ferme ». Jeanne a caché sa passion pour les livres durant toute son existence. Elle l'a même cachée à son Jean bien-aimé, l'homme de sa vie. Jeanne a honte de parler de cette activité de lecture, elle avoue même à Jade que « les livres furent [s]es amants et avec eux [elle] a trompé [s]on grand-père ». Elle compare la lecture à un adultère, donc à une faute grave. En effet, au fil du livre nous est montré le fait que la lecture dans le monde paysan et ouvrier était signe de fainéantise, et encore plus mal vu lorsqu’il s’agissait d’une femme lectrice : « En ouvrant les livres, j’ai choisi la pire chose qu’une femme de mon milieu puisse faire ». Jeanne n’a cessé de trouver des stratagèmes pour assouvir sa passion de la lecture de grands chefs-d’œuvres tout en restant cachée. Ainsi, elle gardait toujours près d’elle sa Bible (qui n’avait de biblique que l’apparence, sa reliure en cuir, puisqu’elle glissait à l’intérieur une œuvre de Joyce ou de Victor Hugo). En apprenant que sa petite-fille a écrit un manuscrit, Mamoune va tenter de mettre à profit tout ce qu’elle a appris grâce à des décennies de lectures cachées pour faire une critique juste du manuscrit de Jade.

Jade, elle, a une vision beaucoup plus moderne. C’est pour cela qu’elle ne comprend pas pourquoi sa grand-mère s’est cachée toutes ces années. Pour commencer, elle est journaliste, plus précisément pigiste. Ce métier ne la passionne pas tant que cela. Elle se voit refuser des articles de fond qu’elle propose, et se retrouve cantonnée à réaliser des textes pour la presse féminine. Elle a tout de même tenté d’écrire un livre, mais elle n’a essuyé que des refus de la part des éditeurs, sans explication et sans savoir ce qu’il lui fallait améliorer, conserver ou supprimer. Grâce à l’aide de Mamoune et de la « lecture annotée » que celui-ci a faite du manuscrit de sa petite fille, Jade reprend goût à l’écriture de son manuscrit et se jette corps et âme dans sa modification.

 

La vieillesse

Le spectre de la vieillesse est omniprésent. Mais tout comme pour le rapport à la littérature, la perception de la vieillesse est double, exprimée de deux manières différentes.

Il y a tout d'abord la vieillesse du point de vue de Jeanne. C'est une vieillesse vécue, au présent, directe. Et la vieillesse exprimée et ressentie par Jade. Ici il s'agit d'une vieillesse observée, vécue indirectement, au travers de Mamoune qui partage désormais son quotidien. Dans les deux esprits, dont la différence d'âge est de cinquante ans, il y a une véritable prise de conscience de la présence de la vieillesse. Jeanne se rend compte qu'elle est bel et bien une vieille dame dès les premières pages, et cette prise de conscience se fait à la suite de son évanouissement : « les tantes de Jade refusaient d'attendre et de considérer que cette faiblesse n'était que passagère ». Jade sait sa grand-mère faible. Elle s’en rend d’autant plus compte lorsque Mamoune se retrouve paralysée dans son bain et l’appelle au secours. Mamoune se considère comme un poids sur les épaules de sa petite-fille. Elle se culpabilise de devoir imposer « [sa] vieille carcasse » à autrui. Jeanne est lucide, elle ne perd pas la tête. Et c’est d’autant plus dur qu’elle se rend bien compte que son corps ne l’écoute parfois plus, que sa mémoire lui fait défaut. Le fait d’en être consciente est surement ce qu’il y a de plus douloureux : « J'ai si peur de ne plus me souvenir et d'être incapable de m'occuper de ma petite existence ». Elle se voit immuablement avancer vers une mort naturelle, enveloppée dans son corps vieillissant : « Je suis incorrigiblement vieille ». L’image de corps vieillissant est aussi présente. Dans les derniers chapitres du livre est abordé un sujet plutôt tabou, qui est la sexualité des personnes âgées : « Que faisait-on de son corps à 80 ans quand on était amoureuse d’un homme qui avait le même âge ? ». Mais ce sujet est juste mentionné, à peine effleuré par l’auteur. Il s’agit d’une simple réflexion faite par Jeanne et qui nous amène à nous poser nous aussi la question.

 

Ce livre nous amène à repenser tout ce que l’on savait sur l’autre qui partage notre vie. À profiter de notre entourage, à le découvrir plus, en dépassant le rôle « familial » que l’on a et que l’on prête à chaque membre de notre famille. Les regrets ne sont jamais loin...


Venezia Vanden Bil, AS Bib.

 

 

 


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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 07:00

Mardi 22 novembre
Molière-Scène d’Aquitaine
18h30

Ritournelles-2011.jpg

  Visages de personne

Portraits d’acteurs dans le théâtre de Valère Novarina
exposition d’Olivier Marchetti,
du 22 novembre au 3 décembre
      

Visages de personne est une exposition de photographies d’Olivier Marchetti réalisées en 2007 lors des représentations de L’Acte inconnu de Valère Novarina dans la cour d’honneur du Palais des Papes du Festival d’Avignon. Chaque comédien de la pièce a été photographié par Olivier Marchetti juste avant et juste après la représentation. L’exposition comprend quatorze diptyques photographiques couleurs de Dominique Pinon, Jean-Yves Michaux, Valérie Vinci, Léopold von Verschuer, Christian Paccoud…

 

 

 

 

Lettre aux acteurs

de Valère Novarina 


Lecture par Christine Dormoy avec Chris Martineau, guitare électrique
sortie publique / mise en voix

 

Molière-Scène d’Aquitaine

19h30


une coproduction Permanences de la littérature / compagnie Le Grain Théâtre de la Voix, en partenariat avec l’Office Artistique de la Région Aquitaine (OARA )

 

 

Molière-Scène d’Aquitaine
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 07:00

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La troisième édition du Festival International des littératures policières a eu lieu à Toulouse les 6, 7, 8 et 9 octobre 2011, sous l’égide de l’association Toulouse Polars du Sud. Le lieu principal de la manifestation était la librairie de la Renaissance, partenaire privilégié depuis les débuts du Festival, mais des rencontres étaient également prévues hors les murs, notamment avec les établissements scolaires de Midi-Pyrénées et les étudiants de l’Université du Mirail, ou encore une projection cinématographique à l’Utopia de Tournefeuille.

Fort de ses deux précédentes éditions, le Festival des littératures policières a permis à un public toujours plus nombreux (près de 4 000 visiteurs) de sortir des traditionnelles dédicaces figées, pour rencontrer des auteurs dynamiques, assister à des conférences dont les sujets étaient très variés, et à des tables rondes qui ont permis aux auteurs de proposer un nouveau regard sur leurs œuvres. Loin d’un Festival à visée commerciale où les auteurs signeraient à la chaîne des livres sans même regarder leurs interlocuteurs, on se retrouve plongé dans un univers où les invités côtoient leurs lecteurs en toute convivialité. La diversité des auteurs, —  Paco Ignacio Taibo II, mexicain, et Brigitte Aubert, française étaient invités d’honneur —, a permis de séduire un large public qui a été conquis par de chaleureux écrivains du monde entier.
image 1
 

image-2.JPGLe dimanche matin, une conférence particulière a retenu mon attention. En effet, la différence entre écrire pour les adultes et pour la jeunesse concerne aussi genre du polar, et c’est lors d’une conférence ayant pour thème « Qu’est-ce qu’écrire du polar pour la jeunesse ? » que cette question a été abordée.

Nathalie Beunat, directrice de la collection Souris Noire, chez Syros, a animé cette table ronde à laquelle une trentaine de personnes sont venues assister. Trois auteurs de polar jeunesse étaient invités, Stéphanie Benson (Une épine dans le pied, Shooting Star), Julien Guérif (Le petit sommeil, Quand la banlieue dort), et Benoît Séverac (Silence). Des auteurs aux pratiques très différentes, avec notamment l’écriture à quatre mains de Julien Guérif (avec son frère Benjamin Guérif), ou le tout premier roman jeunesse de Benoît Séverac, qui s’était auparavant illustré dans le roman noir adulte.



Cette conférence d’une heure a permis de mettre en valeur différents éléments : tous les auteurs n’ont pas le même rapport au public et leurs points de vue peuvent être différents voire radicalement opposés.

Les auteurs ont toutefois tous été d’accord sur le fait qu’aujourd’hui, les enfants (adolescents compris) sont bombardés d’informations en permanence, informations qu’ils ne comprennent pas forcément, et surtout peut-être pas intégralement. Pour eux, le devoir d’un livre jeunesse est vraiment de rendre toutes ces informations brutes intelligibles, abordables, et, dans le cadre du polar, de pouvoir aborder la violence sous un aspect constructif.
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Julien Guérif va plus loin, en montrant au travers de ses livres que les gens autour de nous possèdent une façade et que les enfants et les adolescents sont bien loin d’imaginer tout ce qui peut se cacher derrière, bien que, et tous les auteurs sont d’accord là-dessus, un enfant sente quand il y a un secret, même s’il ne parvient pas à deviner de quoi il s’agit. Pour Julien Guérif, il s’agit vraiment de présenter les failles de la société aux enfants, de leur montrer que ce qu’ils voient n’est pas la réalité, mais une façade construite grâce à ce qui est prêché et qui est censée cacher ce qui se passe effectivement.

Benoît Séverac pense lui que les polars jeunesse ne doivent pas chercher à culpabiliser l’enfant ou l’adolescent, mais à le responsabiliser. Il aborde dans son livre Silence un sujet maintes fois traité, la drogue, et pourtant sans devenir ennuyeux, car à aucun moment un discours moralisateur n'apparaît. Pour cet auteur, le roman noir cherche à montrer aux jeunes leur monde, de façon claire, intelligible, honnête.

Les auteurs partagent l’idée qu’ il s’agit donc de faire tomber les murs entre le prêché et le réel.


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Par rapport au lien avec le public, Nathalie Beunat pose une question essentielle, et qui fait débat encore aujourd’hui dans tous les milieux : pour qui écrit-on un livre ?

Sur ce point, les trois auteurs ont des avis divergents, avec Julien Guérif qui pense qu’ « on écrit avant tout pour soi-même », et Stéphanie Benson qui, elle, estime qu’elle écrit « d’abord pour le lecteur », car l'on doit savoir pour qui l'on écrit, et quelle est la maturité affective et intellectuelle que l'on peut attendre du lecteur. Ces deux points de vue différents permettent de mettre en lumière la complexité de l’écriture, et le fait que les auteurs ressentent les choses très différemment selon leur mode de travail. Benoît Séverac se pose en médiateur, et pour lui on s'adresse à un public, mais également à soi, et les romans jeunesse sont une occasion de se réconcilier avec sa propre enfance.

 

Nathalie Beunat poursuit cette table ronde avec une interrogation sur les limites que les auteurs posent dans leurs publications adolescentes. Les auteurs sont tous d'accord sur le fait qu'ils n'ont pas conscience de ces limites lorsqu'ils écrivent, mais plutôt qu'ils sont limités par la crédibilité et la vraisemblance de leur histoire. C'est donc la logique qui va dicter inconsciemment ou volontairement leurs limites. C'est donc tout à fait intuitivement que les injures ne se posent pas sur le papier, mais également que les meurtres sont le plus souvent commis hors champ. Comme les auteurs le disent eux-mêmes, il n'y a aucun intérêt à décrire à un enfant le découpage à la tronçonneuse d'un corps humain.

Les limites posées par la loi – à savoir un contrôle des publications au préalable, pour interdire les ouvrages prônant le banditisme, la paresse, le mensonge, etc. – ne sont donc pas prioritaires pour les auteurs (certains ignoraient même leur existence), qui privilégient la vraisemblance et la logique, dans le but d'offrir aux lecteurs des romans cohérents.

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    À la fin de la table ronde, des questions ont été posées par le public, et l’une d’elles a particulièrement retenu l'attention des auteurs : pourquoi le « happy end » dans les polars jeunesse ? Les auteurs, unanimes, l'ont fortement contredite, en affirmant que dans les polars jeunesse, ou du moins les leurs, il n'y avait pas de « happy end ». Si les fins peuvent être adoucies par rapport à une fin adulte, Benoît Séverac précise que c'est probablement parce que, inconsciemment, on refuse de donner une fin totalement noire à l'histoire, mais qu'à aucun moment un réel « happy end » n'est envisagé.



Cette conférence, qui s'est déroulée dans une grande convivialité, a donné des clefs essentielles à la compréhension des romans polars jeunesse. Bien que certaines idées restent très personnelles, on voit clairement que les auteurs s'accordent sur des choses importantes, comme la fin d'une histoire, l'importance de la cohérence globale, mais aussi le devoir d'aider les enfants et adolescents à traduire les informations qu'ils reçoivent, et à comprendre dans quel monde ils se trouvent.

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Laure Salesse, AS Bib.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:00

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Carlos FUENTES
La Frontière de verre
Titre original
La Frontera de cristal, 1995
Traduction de
Céline Zins
Gallimard,
Du monde entier, 1999.







 

 

 

 

 

 

 

La Frontière de verre – roman en neuf récits est un recueil de nouvelles qui  a été écrit en 1995 puis publié en 1999 par la maison d’édition Gallimard. Son auteur, Carlos Fuentes, est un écrivain mexicain très reconnu dans le monde littéraire et dont la production, conséquente, a été récompensée à diverses reprises. En 1977, avec le prix Rómulo Gallegos pour Terra Nostra et en 1987 par le prix Cervantès.
 
A travers neuf textes, « La capitaline », « La peine », « Dépouillement », « Le trait de l’oubli », « Malintzin des ateliers », « Les amies », « La frontière de verre », « Le pari », « Rio Grande », « Rio Bravo », il  nous transporte sur un autre continent : le continent nord-américain. Et plus précisément le long de la frontière, du fleuve qui sépare deux pays, le Mexique et les États-Unis.

On plonge alors dans le quotidien de personnages aux caractères divers et variés et aux classes sociales hétérogènes. Au fil du récit, on rencontre par exemple des ouvrières mexicaines, un médecin, un écrivain, un chef cuisinier, un chauffeur de taxi, une vieille Américaine, des travailleurs clandestins défiant le Rio Grande, Rio Bravo dans le but de faire survivre leur village… Dans ces textes empreints de réalisme, l’auteur nous propose un aperçu de la société qui est aujourd’hui encore d’actualité. Et cela grâce aux thèmes qu’il aborde : l’amour, l’amitié, le racisme, l’adultère, l’homosexualité, la solitude… De plus, il évoque des sujets propres à notre époque : l’obésité, l’exubérance de la société de consommation, le fonctionnement des maquiladoras, la mondialisation de la culture américaine…

Ce roman nous plonge aussi au cœur des tensions entre deux populations qui, à travers les âges, se sont affrontées. La thématique majeure de ce livre ce sont les relations complexes qui unissent deux états distincts. L’un très développé ayant une influence massive sur le monde et l’autre plus pauvre qui essaye de le concurrencer. Et c’est notamment la question du travail et de l’immigration qui les déchire.

C’est aussi en maniant l’humour parfois noir, l’ironie, en introduisant le registre fantastique (dans « Dépouillement ») et en variant les exercices de style qu’il tient le lecteur en haleine. En effet, les structures de ces nouvelles sont très hétéroclites comme le montrent « Le trait de l’oubli » et « Rio Grande, Rio Bravo ». On a donc une grande diversité de textes. Toutefois, ce qui constitue l’originalité de ce recueil vient du fait que cette pluralité est opposée à une certaine unité. Il est vrai que ce livre est à la limite du roman et peut y être assimilé puisqu’un lien est mis en place entre les personnages. Cela nous permet de pouvoir situer les héros les uns par rapport aux autres et ainsi d’établir les liens de parenté qui les relient.

Cet écrit est aussi riche car il permet à l’auteur de faire une critique incisive sur les sujets qui lui tiennent à cœur (les conséquences des libertés abusives des États-Unis, les préjugés …) et de se positionner sur le rôle de la littérature qui est ici synonyme de transmission d’idées et d’engagement : « Tout écrit est politique ».

Grâce à ses nombreuses facettes, ce volume permet à l’auteur de s’exprimer pleinement et d’utiliser un langage familier, courant ou poétique, lyrique.



Jugement personnel

Cet ouvrage est très réussi car on ne peut lui être indifférent. Il est très facile de s’identifier à un des protagonistes et de ressentir une multitude d’émotions. De la peine pour un vieil homme intègre qui a été abandonné, de l’indignation face à la corruption ou aux échecs du système judiciaire (dans « Les amies »), de l’espoir avec l’apparition de l’amour ou de l’amitié, de la colère face aux intolérances, de la tristesse face à la haine provoquant la mort. En conclusion, c’est un livre qui nous permet de lutter contre l’ennui. Il manie le dramatique et le comique avec brio et fait se succéder des passages positifs et pessimistes tout en nous apprenant  des faits historiques ou en convoquant nos sentiments !


Marie D., Première année Édition-Librairie

Carlos FUENTES sur LITTEXPRESS

 

Carlos Fuentes En bonne compagnie

 

 

 

 

 

 

Article de Marlène sur En bonne compagnie.

 

 

 

 

 

En inquiétante compagnie

 

 

 

 

Articles de Laure et d'Antoine sur En inquiétante compagnie.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 07:00

vendredi 18 novembre à 18 h 30

 

Duong-Thu-Huong-Sanctuaire-du-coeur.gif

Duong Thu Huong viendra parler de son dernier roman, Sanctuaire du cœur, et sera accompagnée de son éditrice Sabine Wespieser.

« La fugue de Thanh plonge dans la stupeur ses parents, un couple de professeurs respectés, ainsi que toute la petite ville proche de Hanoi où vit cette famille modèle. À seize ans, le jeune homme était promis à un brillant avenir et n'avait jamais donné le moindre signe de trouble ni de rébellion. Quand on le retrouve quatorze ans plus tard [...], il est devenu gigolo, entretenu par une femme d'affaires rencontrée dans la maison close de Saigon où il exerçait ses talents de prostitué. Comment – et pourquoi – ce jeune homme sans histoires en est arrivé là, c'est ce que dévoile ce roman diaboliquement construit. »

« La question sous-jacente que pose Duong Thu Huong tout au long de ce livre consacré aux enfants des hommes et des femmes de sa génération, celle qui s'est battue pour des idéaux et qui ne se reconnaît pas dans le Vietnam d'aujourd'hui, est déchirante : qu'avons-nous fait à nos enfants ? quel monde leur laissons-nous ? »

Duong Thu Huong réside aujourd'hui à Paris. Cette grande dame des lettres vietnamiennes est en effet persona non grata dans son pays. Avocate des droits de l'homme et engagée en faveur de réformes démocratiques au Vietnam, elle a été arrêtée et emprisonnée sans procès le 14 avril 1991 puis placée en résidence surveillée. Ses livres sont désormais interdits de publication au Vietnam où elle reste, malgré tout, un des écrivains les plus populaires.

La rencontre, en présence de Sabine Wespieser, sera animée par Pierre Mazet.

 

La Machine à lire

8, place du Parlement

33000 BORDEAUX

Tram C Station Place de la Bourse

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:00

Jeudi 17 novembre
18 h 30

 

 

 

Projection-lecture performance autour de la notion de paysage.

 

 

 


 

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Une photographe, Brigitte Palaggi et deux poètes, Olivier Domerg et Michaël Batalla croisent leurs univers et échangent autour de leur approche du paysage.

 

 


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Olivier Domerg a publié dernièrement avec Brigitte Palaggi Fabrique du plus près aux éditions Le Bleu du ciel et Portrait de Manse en Sainte-Victoire molle dans la collection L’Arpenteur aux éditions Gallimard. Ces deux textes évoquent le paysage des Hautes-Alpes.

 

 

Michael-Batalla-Paysages-maintenant.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michaël Batalla a publié  Poèmes Paysages maintenant aux éditions Jean-Michel Place et écrit dans de nombreuses revues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette rencontre, organisée en partenariat avec l’association Autres et Pareils et les éditions  Le Bleu du ciel, sera animée par Didier Vergnaud.

 

 

La Machine à lire

8, place du parlement

Bordeaux

tram ligne C Station Bourse.

 

 

 


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