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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 07:00

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Jonas T. BENGTSSON
Submarino
traduit du danois
par Alex Fenouillet
Denoël,

Coll. « Denoël et d'ailleurs », 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jonas-T-Bengtsson-.jpgL'auteur

Né en 1976 à Copenhague, Jonas T. Bengtsson est présenté comme la nouvelle voix du roman scandinave. Il se fait connaître en 2005, avec son premier roman Aminas Breve. Sorti en 2007 au Danemark, Submarino est son deuxième roman.

Ses influences sont diverses : Irvine Welsh, Bret Easton Ellis, Chuk Palahniuk ou encore James Frey.

 

 

 

Le roman

Danemark. Copenhague. Le Copenhague des filles perdues, et des réfugiés des Balkans. Loin du cliché de la ville-carte postale, et de la petite sirène d'Andersen.

Submarino : nom d'une méthode de torture qui consiste à maintenir la tête de la victime sous l'eau jusqu'à la limite de la noyade.

Comme la victime d'un tel châtiment doit le ressentir, nous sommes dès les premiers instants plongés en enfer. Et tout au long du roman, on ne finit jamais de s'enfoncer dans l'horreur et la fatalité.

Il y a d'abord Nick, un homme dévasté, déprimé, détruit par un chagrin d'amour, et qui enchaîne les cuites pour oublier son chagrin. Le réconfort, il le trouve aussi dans les bras de sa voisine, Sofie, une mère indigne, qui s'est vu retirer la garde de son fils on ne sait trop pourquoi.

Et puis il y aussi son frère, dont on ne connaît pas le nom, qui élève son son fils Martin seul, depuis que sa femme est morte alors qu'elle était défoncée à l'héro. Lui aussi se pique, lui aussi est accro à son sachet blanc. Et pour couronner le tout, il gagne sa vie en vendant de la drogue.

À travers les portraits des deux frères, se dessine leur enfance, par le biais de flash-back : leur mère, alcoolique, accro aux cachets, essaie de reconstruire sa vie, en reformant une famille. Elle récupère ses deux fils à la sortie d'un foyer, essaie d'instaurer un climat familial dans la maison et, finalement, repart traîner dans les bars, ou elle enchaîne les aventures sordides, jusqu'à la prostitution. Très vite, elle tombe de nouveau enceinte. Puis elle laisse le nourrisson aux soins de ses deux frères. Les deux jeunes ados sniffent de la peinture, picolent devant la télé et quand le bébé crie trop fort, ils montent le son. Jusqu'au jour ou, un matin, le bébé ne crie plus. Il est mort. Et l'image de ce cadavre, au milieu d'un tas d'ordures, les poursuit aujourd'hui sans arrêt, dans leur vie déplorable.

Tous les personnages sont ici dévastés par la vie et ses mésaventures. Toutes les femmes sont des mères indignes, des prostituées, des héroïnomanes shootées jusqu'à l'os. Tous les hommes sont des brutes épaisses, des irresponsables, des égoïstes. 

A la lecture de ce roman, on pense forcément à Irvine Welsh, et son Trainspotting, qui conte les déboires d'un groupe de jeunes drogués dans Dublin, mais ici, tout est beaucoup plus sombre et noir. A la lecture de ce roman, on pense aussi parfois à Charles Bukowski, et ses histoires de dépravés, ou sexe et drogues paraissent être la seule normalité.

Sans jamais rien dénoncer, en ne décrivant que des faits bruts, Bengtsson dynamite l'image cliché de la nation nordique, l'image de la démocratie prospère, et réputée pour son modèle social proche de la perfection.

Le procédé est peut-être un peu facile ; il n'y a, semble-t-il, pas de responsable, d'ailleurs on n'en cherche même pas. Les seuls responsables sont peut-être les personnages eux-mêmes, trop ancrés dans la fatalité, se laissant aller à leur misère, sans véritablement chercher à en sortir.

Le texte oscille entre réalisme social et art poétique brut. Bengtsson excelle dans l'art d'écrire le désenchantement. L'écriture est faite de phrases brèves, par à-coups, l'immersion sociologique et psychotique est très réussie. Son écriture est proche de l'écriture cinématographique avec des procédés comme flashback, plongée et contre-plongée ou encore hors-champ.

Comme l'humour côtoie l'horreur, le lecteur passe du sourire au dégoût. La lecture est aussi passionnante que désespérante.

En 2010, le roman est adapté au cinéma par Thomas Vinterberg (réalisateur de l'excellent Festen).


Camille, 2e année Bib.-Méd. 2010-2011

 

 

 

 


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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 07:00

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Vendredi 30 septembre 2011, à l’occasion du Salon Lire en Poche de Gradignan (33), Christian Ginisty, consultant multimédia, a parlé du livre numérique, ou plutôt de la numérisation du livre, du contenu et non du contenant.


Mercredi 09 mars 2011, François Bon évoquait déjà le livre numérique, mais sous son aspect physique cette fois-ci, et non plus intellectuel. Cela se passait à la faculté de Lettres et Langues de l’université de Poitiers (86), lors d’une conférence intitulée « Littérature et  Numérique ».

À deux cent cinquante kilomètres de distance, à sept mois d’intervalle, deux hommes ont traité du même sujet, ou presque. Ils se sont tous les deux mis d’accord pour ne parler que d’une partie du livre numérique. Alors, pour une fois, réunissons-les, et voyons quelques-uns des enjeux du livre numérique dans son entièreté.

On pourrait commencer par évoquer la passion, et même la frénésie, que suscite l’idée de numériser des livres et de pouvoir les transporter sur un support plutôt léger, maniable, et surtout pouvant contenir une bibliothèque complète.

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FB : Et pourquoi pas par l’histoire ? Le passé est très important pour comprendre le présent et l’avenir. Tout a commencé avec Rabelais et ses contemporains. Ils espéraient faire de l’université un lieu, non seulement d’enseignement, mais aussi de travail. Car, pour eux, réunir des personnes donnerait lieu à un mouvement, à une évolution, qui…


CG : François, tu pars encore dans tes digressions, alors qu’on vient juste de commencer. Et quitte à étudier d’abord le plan historique, pourquoi nous parles-tu de Rabelais et de l’université ? On parle de livre, pas de l’école ! Le passé du livre numérique, il serait plus logique de le chercher au temps de Gutenberg, et de l’apparition de l’imprimerie. Le livre a suivi une évolution constante depuis cette époque. Et l’on peut alors faire un parallèle avec les événements actuels : le livre évolue de nouveau grâce aux médias.


FB : Je tenais à évoquer le livre comme dépositaire de la culture dans l’esprit collectif. Et par là, que le livre en tant qu’objet a une valeur très importante. Avec la numérisation et la création de « liseuses » ou de tablettes numériques, on pourrait penser que les gens s’offusqueront de la perte de cet objet, si symbolique pour eux.


CG : Et ce n’est pas le cas ? Pourtant, les liseuses coûtent beaucoup plus cher qu’un livre de poche. Tout semble nous conduire vers une privatisation du contenu littéraire ; on est passé d’un monde où l’important était de posséder l’objet, à un monde où l’important est de posséder l’accès à l’objet. De plus, les nouvelles technologies évoluent tellement vite qu’il faut toujours inventer de nouveaux supports, qui deviennent à leur tour obsolète. Au contraire du parchemin, qui est toujours lisible.


FB : Si le parchemin, ou même le papier, était si supérieur au livre numérique, pourquoi les imprimeries fermeraient-elles de plus en plus depuis deux ou trois ans ? Pourquoi les métiers de l’édition se réinventeraient, comme ils le font depuis 1990, autour du numérique ?


CG : Tu sembles oublier que la numérisation permet aux petites maisons d’édition de distribuer leurs ouvrages plus facilement, en contournant les médias traditionnels.


FB : Bien sûr. Les éditeurs trouvent des parades, ils ne baissent pas les bras. Ils s’intéressent de très près à toutes ces discussions, et entre autres au format des tablettes : il est spécialement pensé pour ressembler aux livres. Un I-Pod a la taille d’un Missel, tandis qu’un I-Pad est aussi grand qu’un livre de poche. Tout est conçu pour que les lecteurs n’y voient que des avantages. Un autre étant l’interactivité. Même si numériser un texte poétique peut casser sa structure, et donc tout son effet, la possibilité d’être connecté à internet ouvre des portes. On peut ainsi, d’une pression du doigt, vérifier la définition d’un mot dans le dictionnaire.


CG : Et bien plus encore. On peut conserver et partager les textes, donner son avis, ou être conseillé. La base d’internet est le partage. C’est son moteur, et ce depuis sa création. Le monde numérique est un sédiment de diversité. Et ce qui est le plus étonnant à ce sujet, c’est que, tout en ayant cette vocation de lien et de conservation, internet est le média de l’instant par excellence. C’est assez paradoxal.


FB : Un autre paradoxe : la vente de livres auprès des étudiants et des enseignants, puisque c’est le public que j’ai observé, a diminué ces temps-ci par quatre. Pourtant on n'a jamais autant lu. Mais ces lectures se font sur Facebook, par SMS. Tous ces supports sont supports de texte.


CG : Ces interfaces sont devenues familières à tout un chacun. Les grandes firmes sont moins chez elles sur internet que n’importe qui, parce que chacun s’est approprié ce média. Et ils se feront facilement aux nouvelles versions du livre. Le principal problème, actuellement, reste les questions des droits d’auteur. Les lois ne sont pas encore adaptées à la numérisation. Et nous parlions des petites maisons d’édition un peu plus tôt : certaines, même parmi les plus grandes, aimeraient bien numériser leur catalogue. Elles pourraient alors bien mieux se diffuser et se faire connaître de public pour certaines.  

N. B. : Ces  deux personnages ne se sont aucunement rencontrés pour avoir un tel échange. Les dialogues sont fictifs, mais représentent les idées avancées par chacun. En outre, je décline toute responsabilité si ces personnages en viennent aux mains dans les coulisses, pour cause de divergence d’opinion. Il arrive parfois que l’invention échappe à son créateur.

 

 

Alicia, A.S. Bib.-Méd.

 

 

 

Le livre numérique sur LITTEXPRESS 

 

 Entretien avec François Rannou, éditeur de poésie (La Rivière échappée).. Propos recueillis par Marion.

 

 Entretien avec Stéphane Michalon, directeur d'ePagine, propos recueillis par Caroline et Élise.

 

 Entretien avec Paul Otchakovsky-Laurens, propos recueillis par Inès et Louise.

 

 


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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 21:59

Dimanche 9 octobre,

à 16h30

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 « Luis Sepúlveda, l'écrivain du bout du monde »

 documentaire sur ARTE

 


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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:00

13e édition

du 7 au 22 octobre 2011

 

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Présentation dans le patio (hall du bâtiment 1)

mardi 11 octobre à 13 heures

 

Pour en savoir plus, cliquez sur l'image.

 

 


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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 07:00

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Jens HARDER
Alpha... directions
éditions Actes Sud-l'An 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Alpha... directions, l'Allemand Jens Harder, auteur du brillant Léviathan, incroyable réflexion mythologique comme philosophique, nous livre une vision puissante de notre passé. Dans un véritable tour de force, il nous conte l'univers de sa création à l'apparition des premiers hominidés, soit une période de près de quatorze milliards d'années. Aucun détail n'est oublié : la formation des premiers corps stellaires, des galaxies à notre bonne vieille Terre, les changements que celle-ci a connus au fil des millions d'années, mais aussi l'évolution de la vie, des acides aminés aux mammifères en passant par les dinosaures. Alpha... directions se veut un livre complet : scientifiquement crédible, le travail de l'auteur se fonde sur le savoir le plus moderne en ce qui concerne son sujet, sélectionnant les théories les plus vraisemblables, mais c’est aussi  un véritable roman graphique de l'univers, une fresque dessinée gigantesque où se se déploient la matière et la vie.

Pour chaque période, de la création de l'univers à l'anthropozoïque, âge de l'homme vieux de seulement quelques centaines de milliers d'années, l'auteur utilise des tons différent, toujours en bichromie, passant de tons chauds à d'autres plus froids afin de mieux marquer les différences entre les périodes, les évolutions de l'univers...
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Un autre tour de force remarquable est la richesse de l'iconographie combinée à la quasi-absence de textes qui, pourtant, ne déroute pas le lecteur, et lui permet de suivre clairement l'auteur sans pré-requis scientifiques. Alpha... directions convoque références et comparaisons plutôt qu'un long discours afin non pas d'expliquer en  détail les processus en cours tout au long de la mise en place de l'univers tel que nous le connaissons aujourd'hui, mais en invitant le lecteur à comparer, à jouer avec les codes. Sont présents aussi bien les représentations religieuses, tellement éloignées de la réalité et pourtant parfois très proches de représentations plus modernes, que les maîtres de la peinture ou de la bande dessinée contemporaine, Lewis Trondheim, Carl Barks, Hyéronimus Bosch, Masashi Tanaka et bien d'autres, ou encore des comparaisons avec les processus technologiques contemporains. Le texte, lui, est bref, simple voix off tenant un discours plus scientifique expliquant ce qui ne peut être dit par l'image.
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Alpha... directions se veut un premier ouvrage de la vaste fresque de l'univers, mais aussi de la vie terrestre. L'auteur a dès sa sortie annoncé la publication de deux volumes intitulés Béta... civilisations qui traiteront de l'histoire de l'homme, de ses plus lointains ancêtres à nos jours, tandis que Gamma... visions abordera l'avenir de l'homme et de l'univers.

Alpha... directions est un ouvrage déroutant au premier abord, tenant à la fois de la vulgarisation scientifique et de la réflexion, parfois philosophique, sur le langage et la manière de représenter avec clarté l'insaisissable de notre passé. Mais au delà de cela, Alpha... directions s'avère être une véritable œuvre d'art graphique et scientifique, tenant le pari de réaliser la synthèse de ces deux éléments sans jamais perdre le lecteur.

 

 

 

Gaspard, 2e année Éd.-Lib.

 

 


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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 08:00

Lire-en-poche.jpg

Les écrivains-voyageurs ont fait une courte halte, le temps d’un week-end, à Gradignan, à l’occasion de Lire en poche. Trois jours pendant lesquels chacun a pu trouver le moyen de s’évader, parmi les nombreuses rencontres avec les auteurs et les éditeurs, autour d’œuvres littéraires issues de voyages en tous genres.

Le salon fêtait cette année, du 30 septembre au 2 octobre, sa septième édition : « Partir », une thématique attirante qui rappelle avant tout la littérature de voyage. Genre développé dès le XIXe siècle en Europe, il ne cesse aujourd’hui de se consolider par de nouvelles voix, et la mise en place de rayons spécialisés au sein de librairies, comme Mollat, atteste l’intérêt qu’il suscite. Mais loin de l’orientalisme romantique et de l’exotisme, les discours s’échangeaient davantage autour de la rencontre avec l’autre, du désir de le comprendre et de l’envie de découvrir sa culture, qu’autour d’une imagerie occidentale et faussée sur l’étranger. Témoignages sur un genre qui se renouvelle.


Rendre hommage

 

À chaque courant ses pères fondateurs. Ici, les noms de Kerouac et de Nicolas Bouvier n’ont cessé de se faire entendre, comme des échos permanents, émis par des écrivains à qui ces nombreuses lectures ont donné l’envie de quitter les frontières d’origine.

Pour son inauguration au Théâtre des Quatre Saisons, le festival a tenu à rendre hommage à Nicolas Bouvier, et ce n’est pas un hasard si la lecture de  L’Usage du monde a été proposée à Marc Roger. Lecteur public, fondateur de la compagnie La Voie des livres, il n’a cessé de multiplier les voyages. Mais si l’on demande à cet étonnant aventurier quelles ont été ses influences, il répond que son envie de partir était davantage due à des raisons politiques et sociales, plutôt qu’à des lectures : « au cœur des villes et des villages, dans l’entreprise, dans les cafés, partout dans les cités, s’inscrire comme passeur. » Son objectif ? Offrir la possibilité d’entendre des textes au plus grand nombre, tout simplement, et cela souvent loin des frontières de l’Europe. Ainsi, Marc Roger a entrepris en 2009 un voyage à pied au départ de Saint-Malo, qui l’a amené à Bamako, au Mali, où il est né. Cette expérience du voyage, loin de tout confort, le rapproche de Nicolas Bouvier, parti pour l’aventure avec une Fiat et son ami Thierry Vernet en 1953, arpentant une longue route de la Yougoslavie à l’Afghanistan. On comprend ainsi comment les émotions et les sensations ont pu être aussi bien transmises au public lors de cette soirée.


« Écrire, pour rendre justice à un pays aimé et à des rencontres »

Le lendemain, dans l’après-midi, quatre auteurs se sont réunis au Café littéraire pour débattre autour du statut d’« écrivain-voyageur ». Parmi eux,  David Fauquemberg, dont le premier livre,  Nullarbor, publié chez Gallimard en 2007, suite à une longue traversée de l’Ouest australien, l’a élevé au premier rang de la nouvelle génération en littérature. Pour lui, écrire et voyager sont deux activités distinctes : « quand je voyage je ne suis pas écrivain », a-t-il expliqué lors de la rencontre. Mais il montre, à travers une citation de Bouvier, que celles-ci ne s’opposent pas pour autant : « L’écriture, tout comme le voyage, est un exercice de disparition ». L’écriture, tout autant que le voyage, nécessite un détachement de soi, afin d’éviter toute subjectivité, toute représentation personnelle qui viendrait fausser la réalité. Mettre de côté les choses inutiles du quotidien et accepter l’érosion que le voyage induit sur soi et sur son environnement. Être ainsi un passeur et « écrire pour rendre justice à un pays aimé et à des rencontres ».


Justine Barbe

 

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 07:00

MERCREDI 5 OCTOBRE
à 18h
Restaurant El Nacional
place du Marché des Chartrons
avec
la librairie Olympique.

 

martin_fierro01.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gaucho Martín Fierro
de José HERNÁNDEZ
par Juan Carlos ROSSI
lecture, chant et guitare

 

 

 

 

 

 

 

 

Carloscarlos-rossi.jpg Rossi, auteur, compositeur, interprète, originaire de la Patagonie argentine, présente en musique sa traduction-adaptation du premier livre de José Hernández, publié en 1872, Le gaucho Martín Fierro. « Livre national des Argentins », livre culte comme l'est le Don Quichotte de Cervantès pour l’Espagne, ce long poème épique raconte la vie du gaucho Martín Fierro à la fin du XIXe siècle, dans les temps rudes de la lutte entre les indiens, libres habitants de la Pampa, et l'armée des envahisseurs émigrés venus d'Europe. Depuis sa publication, il est devenu en quelque sorte un texte mythique et fondateur d'une nouvelle nation et représente encore aujourd’hui pour beaucoup l’essence même de l’Argentine traditionnelle. Il est de nouveau disponible en français grâce à l’initiative de Régis Brauchli, éditeur qui suggéra à Juan Carlos Rossi de le traduire.

 

 

Places limitées. Réservation conseillée 05 56 96 71 86 ou lettresdumonde@free.fr

 

Télécharger le programme de Lettres du monde (Pdf) ici.


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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 07:00

Mardi 4 octobre
et mercredi 5 octobre 2011

 


En présence de Judith Butler, Fabienne Brugère, Astrid Deuber-Mankowsky et Elsa Dorlin

 Judith-Butler-01.gif

Judith Butler est une philosophe féministe américaine dont les travaux portent sur les notions de genre et d'identité, sur la norme sexuelle qu'elle nous invite à repenser radicalement.

 

 

 
Ce colloque international, organisé par l'équipe d'accueil SPH (sciences, philosophie, humanités) rattachée à l'Université de Bordeaux III, se déroulera

 

le mardi 4 octobre de 10h00 à 18h00, à l'université  Bordeaux III (amphi Lefèvre)

 

et le mercredi 5 octobre de 10h00 à 12h00 dans les salons de la librairie Mollat.

 

Quelques liens utiles :

 

Présentation du colloque sur le site de Bordeaux 3
http://www.u-bordeaux3.fr/fr/vie_du_campus2/interviews/memoires_d_interviews/judith_butler_a_bordeaux_3.html
 
Sur le site Mollat.com :

http://www.mollat.com/rendez-vous/colloque_international_judith_butler_sujets_insoumis-29273655.html

 

« Une éthique de la sexualité », entretien sur le site de Vacarme :

http://www.vacarme.org/article392.html

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 07:00

Mardi 4 Octobre 2011

à 17h00

Raphael-Enthoven.gif

 

Universitaire, animateur et producteur de radio (« Les nouveaux chemins de la connaissance » sur  France Culture) et de télévision ( Philosophie, chaque dimanche à 13h30 sur Arte), Raphaël Enthoven a publié Le philosophe de service et autres textes aux éditions Gallimard et Lectures de Proust, Fayard en 2011.


Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/rendez-vous/raphael_enthoven-29273654.html

 

 

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 07:00

Ferenc-Karenthy-Epepe.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ferenc KARINTHY
Épépé
Titre original
Epepe (Metropole)
Traduit du hongrois
par Judith et Pierre Karinthy.
Éditions Denoel, 1996
1970 pour la version originale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ferenc Karinthy est un écrivain hongrois, fils du célèbre écrivain, journaliste, traducteur, dramaturge et poète Frigyes Karinthy. Il naquit à Budapest, en Hongrie, le 2 juin 1921 et y mourut le 29 février 1992. Il fut écrivain, traducteur, journaliste, dramaturge mais également champion de water-polo ! Il écrivit et publia Épépé en 1970.

Imaginez qu’un beau jour vous prenez l’avion et atterrissez dans un pays qui vous est complétement inconnu. Imaginez qu’un beau jour vous vous retrouvez seul, à des kilomètres de chez vous, sans repères, sans argent, sans famille ni amis. Imaginez qu’un beau jour vous vous retrouvez seul dans un endroit où personne ne peut vous comprendre. Imaginez qu’un beau jour vous vous retrouvez seul dans un endroit où vous semblez être totalement transparent pour les gens. Eh bien, c’est ce qui est arrivé à Budai, un linguiste renommé. Après s’être endormi dans son avion, alors qu’il volait en direction d’Helsinki afin de participer à un congrès, il se retrouve dans une ville qui lui est totalement inconnue. Il lui est impossible de se repérer, elle ressemble à toute grande métropole, toutes les races et ethnies y sont présentes, il n’y a aucun type d’architecture majoritaire. Les gens ne sont que foule, et pire encore, leur langue lui est totalement inconnue.

Cette langue ne ressemble à aucune des nombreuses langues qu’il connaît, comme l’anglais, le chinois, ou encore le grec ancien ou le serbo-croate. Quant à l’écriture qui sert de base à cette langue, elle lui est également inconnue et les caractères ne sont ni latins, ni cyrilliques, ni arabes ou encore japonais. Ce linguiste renommé se voit donc obligé de mener une enquête, en tentant de se baser sur ce qu’il connaît ou sur ce qu’il pense universel, afin de comprendre et de se faire comprendre. En vain. Une seule personne va lui tendre la main, la mystérieuse Épépé. Seulement, ici encore, il est perdu et dépassé, il ne sait même pas s’il s’agit réellement de son prénom . Budai tente tant bien que mal de s’intégrer, il ira même jusqu’à se faire jeter en prison, afin d’avoir droit à un traducteur.

On parcourt avec lui cette mégalopole, on vit avec lui cette descente aux enfers, on le suit dans ces errances, on doute avec lui, on espère avec lui. Et on ne peut s’empêcher de s’imaginer à sa place, de râler quand on sent qu’il fonce droit dans une impasse, de l’encourager quand il commence à rentrer dans le moule ou quand il en arrive aux plus basses actions. On le voit se fondre dans la masse, s’intégrer tout en tentant de retrouver son chemin et de rentrer chez lui. Durant toute la lecture, on ne peut s’empêcher de noter quelques ressemblances entre ce pays mystérieux et notre société actuelle. Les gens sont violents, pressés, ils ne font pas attention à ce qui se passe autour d’eux, et ne communiquent pas entre eux. C’est un peu l’effet que l’on peut avoir dans les grandes villes. Les gens sont concentrés sur leur propre vie, et la communication est difficile. Pour un « étranger » au groupe, il est difficile de s’intégrer. Les gens sont comme des moutons, indifférents au reste du monde, ils suivent la masse et leur train-train quotidien. De plus, l’aspect universel de la ville où se situe l’action nous aide à entrer dans la peau de Budai ; on peut tous se reconnaître dans une de ses réactions. Au début, on s’amuse de ses mésaventures, mais peu à peu, sa débrouillardise, sa ténacité et son optimiste le rendent sympathique et on se surprend à chercher de nouvelles solutions avec lui. On peut également voir dans ce livre une critique de la guerre froide, à travers l’évocation du pays et de la ville d’Épépé, avec ses heures de files d’attente, des conditions de vie assez dures et la difficulté de quitter le pays.



Épépé est donc un roman passionnant, avec plusieurs interprétations possibles, à lire absolument !


Clémence G., 1ère Année Bib.-Méd.-Pat 2010-2011.





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