LE RÉSUMÉ DE TEXTE DANS LES CONCOURS
Concours de catégories A et B de la fonction publique et en particulier concours de bibliothécaires. Durée et coefficient variables suivant les concours.
Le texte source comporte habituellement environ 800 mots. Le résumé consiste à le réduire au ¼ ou AU 1/5e dans les
concours de catégorie B, au 1/10e dans les concours de catégorie A.
Principales règles.
1. Le respect du nombre de mots (avec une marge de 10%). Problème pour le décompte des mots : plusieurs pratiques.
Voir plus bas. Obligation d’indiquer le nombre de mots exact.
Est-il préférable de s’éloigner des deux limites extrêmes ? Non. Mais conseillé si l'on craint une erreur de
décompte.
2. Le respect du système d’énonciation. On n’écrit pas : « L’auteur dit que ». Si l’auteur dit je, on écrit
je. On ne commente pas.
3. Respect global des proportions du texte. Eviter en particulier de « consommer » presque tout son capital de mots au
début et de survoler la fin. En revanche, si certains passages contiennent beaucoup d’exemples, de citations, on privilégiera des passages plus denses.
4. Fidélité au sens du texte. Le résumé doit être fidèle à l’idée générale, à l’organisation des arguments et à leur
articulation. Importance des liens logiques. Ne pas hésiter à expliciter des articulations implicites.
5. Nécessaire reformulation. Pas de montage de citations. On admet, bien sûr, l’emploi de mots-clés. Surtout ne pas
commettre l’erreur de les remplacer par des synonymes.
Méthode.
1. Lecture. Eviter de trop barrer, surligner, souligner. Risque de ne plus pouvoir relire le texte
source.
2. Dégager l’idée principale, la thèse, qui devra également se dégager du résumé.
3. Schématiser. Réaliser un plan détaillé du texte.
4. Rédiger une première version très courte (viser la limite inférieure) si possible sans regarder le texte source
pour ne pas être influencé par l'emploi de certaines tournures.
5. Retravailler ce texte ; il vaut mieux avoir à ajouter qu’à retrancher. Elaborer la version
définitive. Relire, recopier soigneusement ; attention à l'orthographe !.
Questions.
1. Comment compter les mots ?
Les petits mots, même élidés, comptent : « c’est-à-dire » = 4 mots. Pour certains, = 3. De toutes façons, éviter (trop
long). Mais dans « a-t-il », le t (euphonique) ne compte pas. Les dates (1789) = 1 seul mot. Les mots composés tels qu’on peut les trouver dans un dictionnaire = 1 mot. Les pourcentages
= 2 mots (20%). Les sigles : 1 mot. Les noms propres : tous les mots comptent. Jean de la Fontaine : 4 mots. De toutes façons, on ne conserve que les plus importants. Comment procéder ? Le mieux
est d’indiquer en marge de son brouillon le nombre de mots par ligne et d’additionner (pour ne pas avoir à tout recompter en cas de modification). Ne pas reporter ces totaux partiels sur la
copie.
2. Quid des exemples et citations ?
Si possible, synthétiser. Chercher les dénominateurs communs. Dans quels cas en rendre compte ? Un exemple de 3
lignes ou plus peut être pris en compte.
3. Quelles qualités sont prises en compte pour la notation ?
a. Le respect des règles de l’exercice.
b. Qualités de lecture. La compréhension du texte, la restitution fidèle des idées, la clarté du résumé.
c. Qualités d’écriture, comme pour la version de langue vivante. Sens de la concision, de la synthèse. Correction de la langue et de l’orthographe. Mais éviter les effets de style, les images
personnelles, etc. Rechercher une formulation claire, fidèle à l’original. Ne pas chercher à l’améliorer (mêmes règles que pour la traduction).
4. Le texte doit-il comporter le même nombre de paragraphes que l’original ? Non, pas nécessairement. De même,
regrouper les phrases courtes. Une phrase courte = 10 ou 12 mots. Rendre 3 ou 4 phrases courtes de 10 ou 12 mots par une seule. Donc éviter de résumer phrase par phrase. D’où l’utilité de la
schématisation initiale.