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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 07:00

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AOUCHI Akio (Scénario)
ISHIKAWA Saburô (Dessin)

Aya conseillère culinaire

Bamboo, 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aya Kisagari, âgée de 27 ans, travaille pour la société Food Project en tant que conseillère culinaire. On comprend tout de suite que ce manga va nous plonger dans l'univers de la gastronomie japonaise. Aya doit  relancer économiquement des restaurateurs. Ces derniers peinent à survivre face à la concurrence qui se fait rude, notamment avec les grands groupes alimentaires. Pour mener à bien ses missions, la jeune femme intransigeante est aidée du stagiaire Komaï Ippeï.

Les histoires se déroulent sur fond de culture populaire, dans l'ambiance des restaurants de nouilles ramen et udon, dont on découvre les secrets de fabrication. Des recettes sont dévoilées à la fin de chaque histoire. Avec les conseils d'Aya, on découvre des astuces culinaires et également l'importance accordée aux ingrédients dans la tradition nippone. Ce manga est divertissant grâce aux traits d'humour qui parsèment des histoires légères. Il n'en est pas moins très documenté, étant supervisé par un expert professionnel.

L'auteur décrit la confrontation entre tradition et modernité. L'innovation se révèle aujourd’hui incontournable, même dans le domaine de la cuisine.


Sources

http://www.planetebd.com/BD/manga-aya-conseillere-culinaire-3457.html
www.cleacuisine.fr/.../aya-conseill-re-culinaire/
http://www.krinein.com/manga/aya-conseillere-culinaire-6606.html
http://www.manga-news.com/index.php/serie/Aya-la-conseillere-culinaire

 

 

 

 

 

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MURAKAMI IHaruki
Kafka sur le rivage

Belfond, 2006


 

 

 

 

 

 

C’est un voyage initiatique qui attend le lecteur au fil des pages. Le destin du jeune Kafka Tamura et celui de Nakata se croisent. Le premier fuit une malédiction et trouve refuge dans une bibliothèque tandis que l’autre, vieil homme en apparence simple d’esprit, s’avère posséder de mystérieux dons. On découvre peu à peu le lien ténu qui se tisse entre les deux personnages dans une histoire qui alterne passages oniriques et tragédies en sourdine.

A travers ces lignes, l’auteur renoue avec les traditions de son pays en nous livrant un récit sensoriel. Les gestes et l’indicible y occupent une place prépondérante. Mais où est la cuisine dans cette lecture instinctive ? Loin d’être la trame du récit, elle s’impose néanmoins au second plan. La thématique de la cuisine se retrouve ponctuellement dans l’histoire dans les instants plus posés où les protagonistes se ressourcent. Elle cadre les moments intimistes de cette étrange quête identitaire, qui vous emmènera bien loin du seul horizon du goût nippon…

« Moi qui suis né et ai été élevé à Tokyo, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de manger de véritables udon, spécialité de l’île de Shikoku. Je n’en ai jamais mangé d’aussi bonnes que celles-ci. Fraîches, fermes, le bouillon parfumé juste ce qu’il faut. »


« Il entra dans le premier restaurant de sushis venu et commanda un assortiment de niginirushi »


Articles sur LITTEXPRESS





Kafka sur le rivage
:
études de Marion, Anthony, P.

 

 

 

 

 

 

 

 

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TANIGUCHI Jirô

KUSUMI Masayuki
Le Gourmet solitaire
Casterman, 2005


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur Inogashira est représentant de commerce. Lors de ses déplacements professionnels, il aime varier les plaisirs en se rendant dans des restaurants rencontrés dans chaque quartier qu’il traverse. La cuisine se révèle une source de réconfort pour lui, et une clé pour se remémorer le passé.
 
L’intrigue se déroule autour de l’art culinaire. C'est devant un bon plat que le personnage dévoile ses sentiments. A travers les pages, le lecteur s'imprègne des coutumes japonaises assez bien détaillées, tant sur les règles de politesse à suivre à table, que sur la préparation de certains aliments. Dans cette histoire, on se laisse tenter de chapitre en chapitre. Il y a l'embarras du choix. M. Inogashira se délecte de sushis, savoure des saucisses au curry, déguste des boulettes de viandes shûmai. Tous ces mets sont précisément décrits.

Dans cette œuvre, la cuisine apparaît comme le thème principal et en même temps elle semble n'être qu'un prétexte à l’écriture. Effectivement, dans l’univers de Taniguchi, la gastronomie devient un prisme à travers lequel le non-initié découvre la culture nipponne.


Sources

http://next.liberation.fr/article/le-gourmet-solitaire
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gourmet_solitaire
http://www.actuabd.com/Le-Gourmet-solitaire-par-Taniguchi-et-Kusumi-Casterman

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 HASHIGUCHI Takashi

Yakitate Ja-Pan

Delcourt, 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si les mangas culinaires sont très nombreux au Japon, celui-ci surprend tout de même car il aborde la tradition du pain, souvent associé à la France. En Asie, le riz est préféré au pain lors des repas. C'est d'ailleurs ce qui semble déranger la soeur du héros qui voudrait déroger à cette règle. Voulant initier toute sa famille à de nouvelles habitudes alimentaires, Anaho va surtout convaincre son frère et éveiller en lui une véritable vocation pour les arts de la boulangerie et de la pâtisserie. D'autant qu'il possède un don qui s'avère bénéfique pour la fabrication du pain.
 
On suit alors la phase d'apprentissage du jeune Kazuma Azuma qui prend parfois des airs de compétition. Au cours de ces années, le jeune apprenti rencontre ses véritables maîtres mais aussi ses concurrents. Véritablement immergé dans le monde du pain et des pâtisseries, le lecteur assiste à tout : de la création des recettes à l’instant délicat de la dégustation.
 
Un tel manga paraît assez incongru, car il confronte astucieusement l’esprit occidental et oriental  tout en développant le côté initiatique en introduisant des personnages de jeunes apprentis japonais.


Sources


http://www.bedetheque.com/serie-12735-BD-Yakitate-Ja-pan-Un-pain-c-est-tout.html

http://www.krinein.com/manga/yakitate-ja-pan-pain-est-tout-3336.html
http://www.kkneo.com/articles/Yakitate-Japan--a56.html


Anaïs, Morgane, Samantha, 2e année Bib.-Méd.

 

Voir également

 

Yoshimoto kitchen

 

 

 

 

L'article de Morgane sur Kitchen de Banana Yohimoto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 07:00

SHIGERU-MIZUKI-YOKAI-2.gifSHIGERU-MIZUKI-YOKAI-1.gif

 

 

 

 

 

 

 

MIZUKI Shigeru
Yôkai, dictionnaire

des monstres japonais
 Pika Edition, 2008.



 

 

 

 

 

 

Le mot yôkai est aujourd’hui encore peu connu. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont pu les côtoyer sans le savoir au travers des jeux vidéos, dessins animés et films d’animation japonais.

Shigeru Mizuki s’est astreint dans ces deux volumes à répertorier et expliquer les principaux yôkai, les référençant en 425 entrées. Le nombre de yôkai évoqués est cependant bien supérieur puisque Mizuki en cite d’autres à de multiples reprises dans les différentes notices. Ces deux volumes représentent donc un véritable travail de recherche et de compilation, une somme susceptible d’intéresser tous ceux qui apprécient
la culture japonaise
ou sont intrigués par elle.

 


Qu’est-ce qu’un yôkai ?

Le mot yôkai est un terme générique désignant tout ce qui se trouve entre notre monde et le monde des esprits c’est-à-dire fantômes, monstres, divinités locales, vieux objets doués d'une âme, animaux fabuleux ou à métamorphoses, incarnation d'idées fixes... La conception du surnaturel dans la culture nippone repose essentiellement sur ces croyances. Ce sont des passerelles entre le monde des vivants et l'Au-delà.


D'un point de vue historique, de nombreux yôkai remontent au plus haut Moyen Age, c'est-à-dire à l'époque de Heian (VIIe - XIIe siècles).


A l'époque d'Edo (XVIIe - XIXe siècles), ils connurent à nouveau une époque faste grâce au développement de l'industrie et du commerce, propices aux légendes urbaines.

Cependant, à la fin du XIXe siècle, l'influence occidentale matérialiste et la modernisation du Japon d'avant-guerre ont mis à mal ces croyances ésotériques. En effet, comme l'a formulé Tanizaki dans Éloge de l'ombre : "la lumière électrique est trop forte et ne laisse pas un recoin d'ombre".


Dans les années 70 et surtout dans les années 90, le développement des manga et animes touche un public de plus en plus large et remet au goût du jour ces créatures de l'ombre. Mizuki fut particulièrement important pour le renouveau des yôkai. La publication et le succès de son manga Gegege no Kitaro (Kitaro le repoussant) en 1959 ont donné une nouvelle légitimité à ces croyances et ont fait revivre les légendes d’autrefois. Les yôkai connaissent ainsi aujourd’hui un troisième âge d'or.
 


La forme du dictionnaire : faire un ouvrage pratique et synthétique


L’utilisation du mot « dictionnaire » en sous-titre a sans aucun doute été choisi pour la forme qu’ont pris ces livres. C'est en effet un classement de tous les yôkai par ordre alphabétique (alphabet romaji). Chaque page est dédiée à un yôkai particulier. Elle est autonome, et peut se lire indépendamment des autres. Une lecture suivie n’est donc pas obligatoire.


Chaque notice suit à peu près le même schéma :


— Une localisation de l'origine du yôkai, toujours très précise.
L'étymologie de son nom, ou tout du moins sa signification en japonais.
Les pouvoirs ou les actions du yôkai.
Une historiette qui illustre les propos précédents, souvent très plaisante à lire. Elle correspond à des contes très courts ou à des anecdotes divertissantes souvent pleines d'humour.


Ce canevas permet à l’auteur, tout en étant bref, de donner un maximum d’informations sur le yôkai étudié.

Mizuki se place en ethnologue récoltant les légendes d'autrefois et semble apporter un regard objectif. Il se veut le passeur de vieilles croyances, et fait part des différentes versions des récits concernant un yôkai, qui diffèrent selon les régions. Pour élaborer ce dictionnaire, il s'est servi des notes qu'il avait pu prendre au fil de ses voyages, de ses rencontres et de ses lectures. Il fait ainsi référence à d'anciens ouvrages, ou à des textes inédits qu'il a pu consulter chez des particuliers.  Il tente d'authentifier ses propos et de les rendre crédibles en multipliant les citations de sources et les explications rationnelles.

Cependant, il fait malgré tout de ce dictionnaire quelque chose de très personnel en y insérant de nombreuses allusions à ses propres expériences. Ce pourrait être ce que l'on appelle un "dictionnaire amoureux", très en vogue aujourd'hui. Mizuki ponctue ainsi son dictionnaire de nombreuses anecdotes personnelles, de souvenirs de son enfance où il a croisé certaines de ces créatures, et qui témoignent de son rapport très étroit avec ces croyances.

La particularité de ce dictionnaire est aussi liée au métier de son auteur. Mizuki étant mangaka, il ne pouvait rendre compte de ces créatures sans les dessiner. Chaque page est ainsi illustrée par l'auteur lui-même. Il nous offre une copie des estampes anciennes ou ses propres créations pour nous faire imaginer l'aspect de ces créatures. Un artiste particulier joue un rôle considérable dans le dessin de Mizuki : il s’agit de Toriyama Sekien, grand peintre du XVIIIe siècle, spécialiste des contes et légendes traditionnels du Japon qui a recensé et représenté sur des estampes de nombreux yôkai. Mizuki a été profondément influencé par ce travail. D'autres monstres sont aussi une pure création de Mizuki . Cette part de création personnelle explique les différences de représentation de yôkai entre auteurs. Ils sont donc plus reconnaissables à leurs effets qu'à leur physique.

 

 

La finalité des yôkai

Au fil de la lecture de ce dictionnaire des yôkai, on s'aperçoit que la création de ces monstres n'était souvent pas gratuite. Ils avaient effectivement un rôle important dans la vie quotidienne des Japonais et incarnaient des dangers à éviter, des peurs. À vertu pédagogique, ces créatures expliquent l'origine des choses ou prônent les comportements à adopter.
 
TOTORO.jpg

 

L’utilité du dictionnaire

Ce dictionnaire peut avoir divers usages. Par la découverte des yôkai et des multiples historiettes, sa lecture permet de mieux connaître la culture japonaise, de découvrir un imaginaire riche et loufoque, d’établir des parallèles entre culture japonaise et culture occidentale. Cependant, l’utilité la plus directe sera de comprendre les nombreuses allusions et les personnages présents dans les dessins animés, films d’animation, films et mangas japonais. Une lecture riche et utile.


En complément

 

http://monstresjaponais.jimdo.com (site en construction)

 

 

 

K.B., AS bib 2010.

 


 

 

Shigeru MIZUKI sur LITTEXPRESS

 

Mizuki Kitaro 01

 

 

 

 

 

 

 

 

Article de Nathalie sur Kitaro le repoussant

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 07:00

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MIZUKI Shigeru

Kitaro le repoussant

traduit du japonais

par Satoko Fujimoto

et Eric Cordier 

introduction de

Stéphane Beaujean.

éditions Cornélius, 2009

collection Paul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Shigeru Mizuki est né le 8 mars 1922. Ce mangaka japonais est le fondateur du manga d’horreur et s’est spécialisé dans les histoires de monstres japonais, les yokaï. Son œuvre est empreinte de réalisme magique, du fait qu’il introduit dans ses histoires une partie de son vécu. En effet, dans NonNonBâ, prix du meilleur album en 2007 à Angoulême, il nous raconte comment lui est venue l’envie d’écrire sur les yokaï. Dans son enfance, ses parents ont accueilli une vieille dame chez eux et elle s’amusait à effrayer le petit Shigeru avec ses histoires de monstres. Lorsque la 2nde Guerre mondiale éclate, Shigeru Mizuki est enrôlé dans l’armée impériale japonaise. Il est envoyé en Nouvelle-Guinée où il vit avec les bombardements, la famine et la maladie qui lui fait perdre son bras gauche. Opération mort, récompensé à Angoulême en 2009 par le prix Patrimoine, est une illustration de ce qu’il a vécu en Nouvelle-Guinée. Il est aussi l’auteur d’un dictionnaire des yokaï en deux volumes tout comme Mon copain le Kappa, et enfin, de Kitaro le repoussant. On peut aussi voir un parallèle avec Shigeru Mizuki, dans cette série, puisque le héros a perdu son œil gauche. Rappelons d’ailleurs, que l’auteur, après avoir perdu son bras maître a du réapprendre à dessiner de la main droite !

Kitaro est une série qui est toujours en cours de production, au Japon, elle en est déjà au douzième volume. Cependant, ce personnage créé en 1959 n’a pas fait ses premiers pas dans le manga mais à travers les kamishibai, les théâtres de papier. Puis, progressivement, Kitaro est apparu dans les magazines. Aujourd’hui ses aventures sont regroupées dans des volumes mais sont aussi adaptées au cinéma, sur le petit écran et dans les jeux vidéos.


Kitaro est un véritable phénomène !


kitaro-02.jpg
Mais qui est Kitaro ?


Ce personnage est présenté comme un être mi-humain mi-yokaï. Il est l’enfant de deux morts-vivants qui finissent en poussière. Kitaro naîtra de leur tombe, sans défense. Il sera accueilli par une famille d’humains mais fuira par la suite ce milieu qui n’est pas le sien.


gegege-asahi.jpgKitaro est souvent sur les routes et vient en aide aux humains qui subissent les malédictions des méchants yokaï. Il est accompagné d’un œil à pattes qui n’est autre qu’un morceau survivant de son père et de tous les insectes repoussants possibles qui chantent à la gloire de Kitaro. En effet, Kitaro sauve toujours les humains et gagne contre les mauvais yokaï. Toutefois, il ne fat pas croire que Kitaro est un gentil petit enfant-yokaï qui règle les problèmes en discutant. Cet enfant est un être machiavélique et très dérangeant qui punit à la hauteur du crime commis. D’une certaine manière il agit comme un enfant, il a une vision très manichéenne et ne se rend pas forcément compte de ses actes puisqu’il agit pour le bien des humains.

La dernière aventure de ce tome est très intéressante. Kitaro s’en va combattre des yokaï occidentaux accompagné d’amis yokaï japonais. Il va donc affronter des loups-garous, des vampires, des sorcières, Frankenstein et le Croque-mitaine. Cette confrontation permet de mieux comprendre ce que sont les yokaï et de nous montrer que cet univers ne nous est pas si inconnu.

J’ai trouvé que Kitaro est un manga très surprenant et dérangeant. L’atmosphère est comme le titre, repoussante et le dessin s’allie à merveille à cette idée. Shigeru travaille beaucoup sur la disposition des cases et les détails ce qui donne lieu à une œuvre très riche et donc très noire. Ce qui est aussi surprenant, et surtout après avoir vu le générique du dessin animé, c’est que les personnages ont un physique assez hors du commun, risible, alors que les thèmes abordés et la façon dont ils sont abordés sont plutôt dérangeants et ne laissent pas impassibles.


Selon moi, pour lire Kitaro, il faut être bien accroché car nous, petits Occidentaux que nous sommes, ne sommes pas forcément habitués à cet univers et à cette façon de voir les choses. Cependant, il ne faut pas oublier que c’est une fiction et que finalement, cela pourrait être intéressant de lire la suite car on s’attache quand même un peu au personnage et à l’atmosphère…

Nathalie F., 2e année BIB

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 12:00
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Yu LU
La Pluie du Paradis

Casterman écritures
collection hua shu, 2008














La Pluie du Paradis est un ouvrage magnifique.

Yu Lu, dessinateur, diplômé des Beaux-arts du Xinjiang (une des cinq régions autonomes de la République populaire de Chine), nous présente trois nouvelles aux décors et dessins sublimes.

 
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Cet auteur, malgré son talent remarquable est très mal connu et surtout difficile à connaître. Sa technique qui fait penser à l’aquarelle et à l’acrylique n’est pas non plus sans rappeler celle de Benjamin (Remember). Ce dessinateur n’utilise que son ordinateur dans la réalisation de ses planches, en est-il de même pour Yu Lu ?



Toujours est-il que ce one-shot nous envoie dans la cité de Suzhou (est de la Chine), un coin de paradis pour les amoureux de l’art et de l’amour. Les trois histoires courtes nous présentent l’artiste sous toutes ses formes.

La première histoire se déroule dans un Suzhou futuriste où un jeune homme s’en va étudier la peinture. Avant son départ il partage ses derniers instants avec son amie, la séparation est difficile mais le futur artiste est plein d’espoir !

La deuxième histoire fait
se rencontrer un jeune diplômé des Beaux-Arts légèrement désabusé qui n’arrive pas à vivre de son art et Petit-Tigre, un gamin de sept ans qui se retrouve seul à la mort de son « maître », un peintre qui faisait tout pour survivre et s’occuper de ce garnement volontaire. Le jeune dessinateur, à son réveil, se retrouve nez à nez avec le gamin qui n’a qu’une envie suivre la voie de son maître et devenir un grand peintre.

L’un, plein d’espoir et de vitalité, va alors découvrir le dur labeur qui l’attend et l’autre redécouvrir le plaisir de dessiner, la simple joie d’avoir un crayon en main et de vivre en faisant ce que l’on aime.

Petit Tigre apporte une nouvelle façon de penser et de voir les choses au dessinateur désespéré.

Et enfin, l’ultime histoire, la plus longue, fait revenir un artiste reconnu dans la ville de Suzhou où il a tout appris. Tout appris sur la peinture et sur l’amour. Sur la beauté et la douleur que ces deux arts peuvent apporter.

Pour préparer son entrée à l’école des Beaux-Arts, Haojie se réfugie dans un atelier de Suzhou où il fait la connaissance de Gros Bras, le propriétaire de la galerie et de ses deux apprentis, la charmante Ling et le sympathique Man. Au début de l’histoire on le découvre des années plus tard, dans un avion direction Suzhou et se remémorant ses années qui les ont construits : lui et son art.

Ces trois nouvelles mettent en avant les même thèmes : celui de l’art et de l’amour, des relations entre les deux et entre les personnes. Toutefois, le dessin tout comme leur taille les différencient, la première ne fait que trois pages contrairement à la dernière qui compose plus de la moitié du manhwa.

Cette différence sur le dessin pourrait laisser croire que pour chaque artiste conté, un style leur est confié. Malgré leur différence, les dessins restent du début à la fin de véritables chefs-d’œuvre. Ce manhwa est comparable à une toile qu’on ne cesse d’admirer ; à la vue du trait, des couleurs on ne peut que rester scotché en se demandant où l’on est et où l’on nous emmène !

D’ailleurs, selon moi, les textes et dialogues sont de trop et gâchent parfois le dessin qui se suffit à lui-même !

Yu Lu nous plonge dans un univers on ne peut plus réaliste, aux expressions vraies et lisibles sans manquer d’ajouter une pointe d’humour discrète qui se lie à merveille à des sentiments profonds et intimes.


Nathalie F., 2e année BIB

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:00





TOBOSO Yana
Black Butler  vol. 1

traduit du japonais par Pascale Simon.
(Kuroshitsuji  vol. 1 de Yana Toboso
édité au Japon par Square Enix Co en 2007.)

Dargaud

Coll. Dark Kana, novembre 2009














Résumé

XIXème siècle. Dans la banlieue de Londres, « au sortir d’une forêt brumeuse », se trouve le manoir des Phantomhive, une grande famille de la noblesse anglaise. Ce manoir abrite le dernier héritier de l’empire Phantom, premier fabricant de friandises et de jouets en Angleterre, Ciel Phantomhive, un enfant de douze ans particulièrement intelligent et mature.

Son majordome, Sébastian Mickaelis, est le meilleur majordome du royaume. Cet érudit excelle dans tous les domaines qui lui incombent : l’éducation, l’art de recevoir et l’art culinaire. Sa tâche principale est de répondre à toutes les volontés et tous les désirs de Ciel.

Mais pourquoi ce simple majordome est-il si dévoué à son maître ?

Dans cette demeure travaillent aussi un cuisinier, Bardroy, une femme de chambre, May Linn, un jardinier, Finnian et un intendant, Tanaka. Ils essayent de prouver leur valeur à Sébastian, leur modèle à tous, mais ils provoquent toujours des catastrophes. Ils sont tellement attachants et sympathiques que Sébastian leur pardonne leur incompétence et arrange toujours les choses. Cependant, l’étrange relation qu’entretiennent Ciel et Sébastian ne passe pas inaperçue et fait naître quelques suspicions chez les employés de maison.

Quel lien mystérieux unit Ciel et Sébastian ?

Pour le découvrir, je vous conseille de vous procurer le premier volume de Black Butler, petit chef-d’œuvre…à se damner !  

Graphisme

D’un point de vue graphique, Yana Toboso a parfaitement su restituer un univers distingué et noble grâce à de somptueuses illustrations gothiques et sombres.             

Les dessins de Black Butler oscillent entre des dessins particulièrement réussis aux traits fins et précis, apportant aux personnages un réalisme troublant, et des dessins plus grossiers, propres aux mangas, qui permettent de faire passer les émotions des personnages de manière explicite avec une touche d’humour: les traits sur le front, la goutte sur la tempe ou au coin de l’œil, des étoiles autour des personnages, de la fumée au-dessus de leur tête, etc…

Un premier volume beau, haletant, drôle et mystérieux qui fait déjà fureur au Japon, où le sixième tome vient de paraître et où l’anime bat des records d’audience.

« Préface » de l’auteure

«  Pour les vêtements, les accessoires et les bijoux, j’aime le noir. Une couleur qui ne se laisse pas envahir par les autres couleurs, une couleur qui s’impose.

Une couleur dans laquelle on s’abîme obscurément plus qu’en aucune autre, mais par laquelle on s’affirme aussi plus intensément, plus résolument qu’avec aucune autre.

En tout cas, mieux vaut faire les choses avec éclat qu’à moitié.

Je serais heureuse que Black Butler vous fasse ressentir cette détermination qui m’anime. »



Julie Lacarrière, 2ème année Bib. -Méd.-Pat.

              
 
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 19:00











Kim DONG-HWA
La Bicyclette rouge
(tome 1)
Paquet
coll. « Label Gris », 2005

 

 








L’auteur

Kim Dong-Hwa est né le 10 novembre 1950 à Séoul. Il commence sa carrière en 1975 dans l’illustration pour  enfants, mais très vite son talent lui ouvre les portes et il peut publier des manhwas (manga coréen) plus « adultes », tels que Histoire couleur terre ou La bicyclette rouge. Actuellement, il est considéré comme l’un des meilleurs manhwagas de Corée, bien qu’il ne soit encore que très peu connu en France.
 


L’histoire

Si vous suivez le facteur sur sa bicyclette rouge, vous arriverez sans doute à Yahwari, un petit village au fond de la campagne coréenne. Vous y découvrirez à travers son regard ses habitants, âgés mais attachants avec leurs qualités, leurs défauts et quelque part aussi leur sagesse. Vous longerez avec lui ses jolies maisons aux noms poétiques, vous vous arrêterez sur le chemin pour admirer le travail des champs, vous saluerez le meuglement du bœuf tirant sa charrue et vous découvrirez la mélodie cachée qui se trouve partout… Le poète vous aura-t-il laissé un de ces poèmes que vous aimez tant dans sa boîte aux lettres ?
 
Mon avis

Une balade poétique au fil des saisons dans une campagne superbe et au milieu de personnages à la fois amusants et touchants, auxquels l’auteur a su donner l’humanité qu’il manque parfois dans les BD. Ces histoires
courtes, ces petites nouvelles imagées rassemblées en quatre saisons dans chaque tome, savent nous transporter dans une bulle de calme et de douceur

Dans ce petit village perdu au fond de la Corée, les habitants de Yahwati vivent encore de la terre et de ses fruits avec une tendresse nostalgique et portent sur le monde moderne de leurs enfants et petits-enfants un regard étonné face à ses absurdités qui diffèrent tant de leur mode de vie traditionnel. Mais partout, dans chaque petite histoire, on peut retrouver des valeurs universelles : l’amour – que ce soit dans un couple ou dans une relation parent/enfant –, le respect ou encore simplement la joie de vivre et l’espoir. De belles petites leçons de vivre qui nous font chaud au cœur…


Lory, 1ère année Bib.-Méd.

Kim Dong-HWA sur LITTEXPRESS




Article de Pauline sur Histoire couleur terre





Kim Dong-Wha sur le site Casterman BD.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 17:30









Manga'K
, le premier espace bordelais intégralement dédié au manga vient d'ouvrir 27, rue des Bahutiers, quartier Saint-Pierre.








Pour localiser Manga'K : http://manga-k.net/?page_id=5


Quelques précisions sur le concept ici.


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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 18:00











TAKIMOTO Tatsuhiko / OIWA Kenji
Bienvenue dans la NHK

Titre original : NHK ni yōkoso !
Editeur français : Soleil Manga
Editeur japonais : Kadokawa Shoten
Nombres de volumes : 8
(6 en France, publication en cours)
Années de création : 2004 – 2007


 







Bienvenue au Japon ! Pays des mangas, pays des jeux vidéo et des animés, pays connu pour sa culture atypique… Du moins, c’est ce que beaucoup de mangas traduits en français nous montrent, occultant totalement la part d’ombre qui ravage la société japonaise de l’intérieur. Et ce manga, Bienvenue dans la NHK, est là pour nous le rappeler…

Dans ce manga, point de valeureux héros défendant la veuve et l’orphelin, point d’intrigues dans des écoles, pas de voyages dans des mondes parallèles. Ici, c’est la froide réalité qui nous est montrée, la réalité d’un petit groupe de personnes, qui se cachent du monde et que l’on appelle les hikikomori.

Etre hikikomori, c’est refuser la réalité, c’est ne plus vouloir sortir de chez soi. Ce n’est pas une pathologie mentale, mais uniquement un refus de la société et l’envie de s’en couper, de s’en extraire. Et Tatsuhiro Satō, le héros de Bienvenue dans la NHK, est un hikikomori depuis plus de deux ans. A travers son histoire, c’est tout un pan obscur de la société japonaise qui se dévoile.
 

Sato est donc un hikikomori, qui refuse de sortir et qui est en lien avec le monde uniquement par son ordinateur et sa télévision. Deux ans se sont écoulés depuis qu’il a décidé de se couper du monde. Pour lui, pas de doute, s’il est devenu comme cela, c’est à cause de la NHK (Nihon Hikikomori Kyōkai, compagnie japonaise des hikikomori), face cachée de la chaîne de télévision publique NHK qui, en diffusant des animés sur son antenne, oblige les gens à rester chez eux pour les suivre ! Sato pense que la NHK sait qu’il est au courant de cette machination ; sinon, pourquoi cette jeune fille, Misaki, est-elle venue le rencontrer pour lui affirmer qu’elle, et elle seule, peut le guérir de son état ? De plus, dans le même temps, il découvre que son voisin de palier est en fait un ancien camarade de classe, Yamasaki, qui lui aussi est devenu hikikomori. Et pour lui, pas de doute, le seul moyen de s’en sortir, c’est de devenir riche, en créant des jeux érotiques pour ordinateur…
 

Ce résumé, très succinct, ne reflète pas 1% de la richesse de ce manga. Car Bienvenue dans la NHK est un manga d’humour noir, de second degré. Mais dans le même temps, de situation burlesque en malentendus, Sato, notre héros, va plonger dans de sombres scénarios évoquant des problèmes qui existent dans la société nipponne : le lolicon (le fait d’être attiré par de très jeunes filles), le moé (l’attirance pour des personnages de manga ou d’animé) ou le suicide.

C’est pour cela que NHK est un grand manga : par sa force et son humour noir, il fait ouvrir les yeux sur un phénomène de société qui interroge le Japon : plus d’un pour cent de la population japonaise est hikikomori, près d’un jeune sur 10 décide de se couper de la société.

Attention, Bienvenue dans la NHK ne crache pas sur les mangas. Il est là pour réajuster certaines idées que l’on pourrait se faire du Japon. En décidant de publier cette série pour inaugurer sa nouvelle collection « I love Japan ! », Soleil décide de proposer des mangas un peu plus adultes que le reste de son catalogue. D’ailleurs, la préface française du tome 1 nous le dit bien : même si le sujet est sérieux et préoccupant, Bienvenue dans la NHK est avant tout un manga bourré d’humour noir et captivant.

 Bref, Bienvenue dans la NHK est un petit bijou d’insolence, de rire, de réflexion et de maturité. Je ne peux que vous conseiller sa lecture au plus vite !


Antoine, AS Édition - Librairie
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:30







 

 

 

 


ISHII Hisaichi

Mes voisins les Yamada

Éditions Delcourt

Collection Shampooing, 2009








 


À première vue, la couverture ne paye pas de mine : le trait paraît simple, voire simpliste. Mais l'économie du tracé est inversement proportionnel à la profondeur de l'intelligence sobre, drôle, tranquille que distille l'auteur dans ses cases. Mes voisins les Yamada est l'équivalent de Peanuts aux États-Unis et de Mafalda en Amérique latine ; c'est dire l'ancrage que cette famille japonaise typique des années 1990 possède dans l'archipel nippon.


Est donc éditée en France l'intégralité des yonkoma (historiette verticale de quatre immuables cases) des Yamada, heureuse entreprise lancée par Lewis Trondheim, en trois volumes (le dernier sortant à la mi-octobre). Originellement, ces yonkoma se retrouvaient quotidiennement dans le journal à grand tirage Asahi Shimbun, de 1991 à 1997. Chaque tome contient environ 350 pages.


Procédons à la présentation : Takashi, le père de famille, chef de bureau, adepte du pachinko (machine à sous) ; Matsuko, sa femme, peu friande du ménage de masse, en quête perpétuelle du repas qui contenterait ses ouailles ; Noboru, le fils, dormeur invétéré, modèle du cancre ; Nonoko, jeune écolière pleine de vie, gourmande insatiable ; Shige, belle-mère de Takashi, désabusée face au comportement de sa descendance, inconditionnelle du sport télévisuel ; Pochi, le chien maussade de la famille, qu'il observe de loin.


Le but d'Ishii est de nous (r)approcher (d'où le Mes voisins) de ces six personnages principaux par le biais de leur vécu quotidien, sans tomber dans une caricature qui amoindrirait la qualité de l'ensemble, et de thèmes qui au fil des pages deviennent récurrents : l'éducation reçue par les enfants (le « c'était mieux avant » transpire entre les générations) ; la vie politique mouvementée de l'époque ; l'explosion de la bulle spéculative, renvoyant au futur incertain et à la « découverte » du chômage...


L'environnement extérieur touche les Yamada sans que cela les affecte réellement, et leur stoïcisme est d'une drôlerie à toute épreuve. D'autres thèmes inhérents à l'œuvre, mais qui n'en touchent que mieux leurs lecteurs, car plus terre-à-terre, reviennent régulièrement : le sport (football, baseball, le sumo avec des références qu'un ancien président aurait tenues en estime) ; la nourriture, très présente (la peur du riz « étranger » illustre parfaitement les croyances du Japonais de la rue, par exemple) ; les us et coutumes, très nombreux et fort intéressants, qui ponctuent les saisons et l'année...


Preuve que les Yamada retranscrivent l'humeur du temps, l'attentat au gaz sarin perpétré en mars 1995 dans le métro tokyoïte par la secte Aum, qui avait créé un climat de psychose à travers le pays. Cet événement que l'on retrouve dans le tome 2 dévoile l'étendue de la finesse comique de l'auteur au moyen de différents yonkoma, un lien tragique sur lequel Ishii s'attarde discrètement pour montrer la réception unique quen fait chaque membre de la famille, et, au-delà, chaque Japonais.


Pour les amateurs d'un humour délicieusement absurde, humain, sans gras ni colorant, la lecture de l'anthologie Mes voisins les Yamada est à recommander ! Et si, après cela, vous souhaitez continuer l'expérience, ou la commencer, sachez qu'il existe l'anime des Yamada, reprise des meilleurs historiettes, réalisé par les studios Ghibli (Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro, et dernièrement Ponyo sur la falaise) en 1999, tout en style aquarelle.

 

Yohann, A.S. Bib.-Méd.

 

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 19:30










OHBA Tsugumi, OBATA Takeshi
Death Note

Édition Kana
Collection Dark Kana, 2007
Japon, Shûeisha, 2004















Véritable phénomène au Japon, la série Death Note a également eu un énorme succès en France. Traduit dans plusieurs langues, il est publié depuis janvier 2007 par Kana en France. Ce manga, composé de 12 tomes et d'un guide de la série (noté sous le tome 13), est réalisé par l'association de deux mangaka : Ohba Tsugumi pour le scénario, et Obata Takeshi pour les dessins.

Un certain mystère plane autour de la réelle identité du scénariste peu connu de Death Note. En effet, de nombreuses rumeurs circulent évoquant l'utilisation éventuelle d'un pseudonyme de la part du scénariste pour garder l'anonymat. Qui pourra lever le voile?

Si les dessins vous semblent familiers, rien d'étonnant ! Obata Takeshi a également réalisé les dessins d'un autre manga à succès : Hikaru no go. D'ailleurs, ce précédent travail lui a valu de remporter deux prix prestigieux en 2003 : le prix Tezuka du meilleur espoir et le prix du manga Shogakukan.


Qui n'a pas rêvé un jour de débarrasser le monde du mal et de la corruption?



Light Yagami, un lycéen surdoué de 17 ans, s'ennuie dans ce monde monotone qu'il juge cruel et perverti. Il a soif de justice. Alors, quand il trouve par hasard un mystérieux cahier intitulé « Death Note » capable de « donner la mort », il pense avoir en main la clé pour créer son monde idéal. Le Death Note est une création des Shinigami (Dieu de la Mort). Il possède un terrible pouvoir : quiconque voit son nom inscrit dans ce cahier est appelé à mourir dans les 40 secondes qui suivent !



Light Yagami et Ryuk

Light détient alors le pouvoir divin de choisir qui doit vivre ou mourir . Il décide donc de « purifier » ce monde, sous le nom de Kira (prononciation à la japonaise de killer), en supprimant les éléments qu'il juge indésirables. Face à un nombre impressionnant de décès inexpliqués de criminels,  un mystérieux détective, nommé L, décide de mener l'enquête pour mettre la main sur ce nouveau tueur en série. Mandaté par Interpol, L (dont la véritable identité est inconnue) est considéré comme le meilleur détective du monde et semble le seul capable de démasquer Kira.

Réveillez le détective qui sommeille en vous et tentez de percer les énigmes qui entourent ce surprenant manga. Un scénario complexe et de nombreux rebondissements vous plongeront au cœur d'un combat sans merci entre deux idées de la justice, celle de Light et celle de L, où le gagnant signera l'arrêt de mort de l'autre.

Avec le succès du manga,une série animée et trois films en prises de vue réelles ont été réalisés.



Hélène H., A.S. BIB

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