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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 22:53

KOUNO Fumiyo

Le pays des cerisiers
(Yunagi no Machi Sakura no Kuni)
Traduit du japonais par Thibaud Desbief.
Première publication au Japon
aux éditions Futabasha Publishers Co. en 2003.
Paru en France aux éditions Made in
(Kana) en 2006














Extrait de la postface


« Vous ne voudriez pas écrire une histoire sur Hiroshima ? » Cette question c’est mon éditeur […] qui me la posa. […] « Super ! Je vais pouvoir utiliser l’accent d’Hiroshima autant que je veux ! » C’est d’abord le cri de joie intérieur que j’ai poussé. Avant de comprendre que mon éditeur souhaitait une histoire sur l’Hiroshima d’autrefois, la tristement célèbre Hiroshima. Et là, j’ai déchanté […] J’avais toujours fui ce qui avait trait à la bombe. [...] Je suis née et j’ai grandi à Hiroshima, mais je ne suis pas une Hibakusha* directe de la bombe, ni indirecte, de la deuxième génération. Pas plus que je n’ai de parents à même de raconter cette expérience. […] J’avais toujours pensé que c’était une histoire ancienne, qu’on pouvait se contenter de n’en retenir que la peur et qu’il ne fallait pas pénétrer dans ce territoire. Puis en venant vivre à Tokyo, je me suis rendu compte que, mis à part les habitants de Nagasaki et d’Hiroshima, beaucoup ignorent vraiment tout de l’horreur de ces bombardements. A la différence de moi, ce n’est pas qu’ils refusent de savoir, c’est plutôt qu’ils ne sont pas dans un contexte favorable pour savoir, même s’ils le veulent. […] Je me suis dit […] « ce n’est pas le moment de faire des manières ! Même si l’on n’a pas vécu la bombe, la guerre, on peut réfléchir à la paix avec les mots de son époque et de sa terre ! Et l’on se doit de le transmettre. »

* Hibakusha : Nom donné aux victimes de la bombe A.

Le manga



Kouno Fumiyo nous livre ici un manga empreint d’un curieux mélange de tristesse et de joie mais aussi de résignation et d’espoir. A travers différentes générations d’une famille, elle nous montre comment des hommes, non contents d’avoir tué des milliers de personnes, ont réussi à briser les survivants ainsi que les générations futures.

Partagé en trois histoires, Le pays des cerisiers nous conte la vie après la bombe sur Hiroshima. La première m’apparaît la plus poignante, nous transportant au cœur de vies gâchées. La misère dépeinte avec justesse sert de décor à ces survivants du 6 août 1945.

Les faits relatifs à la bombe et ses conséquences, morales comme physiques, sont racontés avec pragmatisme et résignation. Parfois, c’est sur le ton naïf de l’enfant décrivant ce qu’il aperçoit, nous donnant l’impression que la narratrice s’est arrêtée de grandir et par là même de vivre depuis la bombe. Pourtant le désir de vivre se fait de plus en plus présent au fil des pages. Effacer ou accepter les souvenirs d’une plongée aux enfers, sans pour autant oublier ce dont l’homme a été capable, devient alors une nécessité.

Kouno Fumiyo joue beaucoup sur des phrases courtes, souvent banales mais qui deviennent lourdes de sens lorsqu’elles sont prononcées par des êtres brisés. Elle réussit à nous suggérer une multitude d’émotions par de simples mots écrits sur un fond épuré, ou tout simplement dans des cases vides.

Les deux autres histoires commencent sur un ton plus léger, bien que la mort et la maladie soient constantes en arrière-plan. On oublie pendant un instant que le sujet est Hiroshima. On partage alors l’ignorance de certains personnages, pour qui le jour du désastre évoque un drame du passé mais qui ne revient pas sans cesse les hanter.

Si le scénario n’est pas exempt de défauts, ceux-ci ont une moindre importance. C’est au niveau des dessins que l’on trouve à redire. Hormis un style peu accrocheur on reprochera à Kouno Fumiyo de ne pas avoir su vieillir certains personnages d’une histoire à l’autre, nous perdant ainsi dans le temps.

Agrémenté d’une couverture aux couleurs pastels qui évoquera plus un bonheur simple et paisible que la survie après un désastre, ce manga est une jolie ode à la vie, tout en dégoût pour certains aspects de la nature humaine. Cette couverture est à l’image des histoires, l’auteur a pris le parti de ne pas montrer l’horreur mais la vie qui essaie de continuer. Ainsi on oublie vite la maladresse du trait de crayon pour se laisser absorber par le scénario.



Une phrase qu’elle aime

« Je ne me suis jamais senti grand goût pour portraire les triomphants et les glorieux de ce monde, mais bien ceux dont la plus vraie gloire est cachée. » André GIDE


Marion, 1ère année Édition-Librairie

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 00:45





Taniguchi et Utsumi,
L' Orme du Caucase
, 1993,
Trad. Marie-Françoise Monthiers
et Frédéric Boilet,
adaptation graphique, Frédéric Boilet,
Casterman écritures, 2004.





















L’Orme du Caucase, ce sont huit nouvelles de Ryuichiro UTSUMI adaptées ensuite en manga par Jiro TANIGUCHI. Ce recueil est paru en 2004 chez Casterman dans la collection « Écritures » et contient, en plus des huit nouvelles, une post-face d’Ushio YOSHIKAWA.

UTSUMI est un scénariste japonais qui est né le 20 juin 1937 au Japon. Jiro TANIGUCHI quant à lui est mangaka (auteur de mangas) et il s’est surtout fait connaître avec Quartier lointain (dont le 1er tome a reçu un prix à Angoulême en 2003). Il est né le 12 août 1947 et produit encore aujourd’hui de magnifiques œuvres comme L’Orme du Caucase.

Les auteurs se rejoignent et se ressemblent parfaitement dans leur univers. Ils nous font en effet voyager dans un monde paisible, calme, de douceur et d’une simplicité redoutable puisque très riche et très profonde.

Dans la sphère de TANIGUCHI on retrouve souvent une certaine importance du lien qui se construit ou se renforce, au fil de l’histoire, entre des personnes, souvent proches. Et c’est le cas de toutes ces nouvelles où des frères et sœurs (« Le parapluie », « Dans la forêt »), un grand-père et sa petite-fille (« Le cheval de bois ») ou encore un couple (« Les environs du musée ») apprennent à se connaître et à s’interroger sur leur façon d’être et sur le comportement à avoir avec ces personnes qui justement les entourent.

Le dessin de TANIGUCHI est d’apparence simple mais au fil de la lecture on se rend compte d’un travail très approfondi. En effet, ce qui compte n’est pas forcément ce qu’on voit à travers nos yeux mais ce qu’on ressent à travers la lecture de ces écrits dessinés : le présent dans lequel se déroule l’histoire ne sert qu’à introduire le passé, parfois brièvement (« Le cheval de bois »), qui va ensuite donner tout son sens à la nouvelle ; les personnages sont ce qu’ils sont par leur façon de penser, d’agir mais aussi par leur vécu et leurs souvenirs et non par leur apparence physique qui ne s’avère que partiellement représentée ; et la bulle, qui est primordiale et qui est LE symbole du manga ou de la B.D. anime seulement le manga car ce sont les interventions de l’auteur qui nous expliquent le mieux la scène en exprimant le ressenti des personnages et leur façon de voir.


De même cette simplicité riche se retrouve dans ses dessins qui ne nous perdent pas dans l’histoire et nous la font comprendre du mieux possible mais qui parfois nous donnent l’impression d’être face à des œuvres d’art, notamment pour la représentation des expressions des personnages : par un simple trait on ressent immédiatement toute la joie, la peine ou la tristesse du personnage (« Son pays natal », « Dans la forêt »). De plus, caractéristique du manga (mais que l’on retrouve aussi dans certaines B.D.) l’absence de couleurs qui, ici, par la beauté du texte et de l’image ne se perçoit presque pas et le lecteur peut ressentir tous les jeux de lumière et de couleurs, dans « L’Orme du Caucase » par exemple.

Cette nouvelle sur laquelle s’ouvre le roman nous fait pénétrer immédiatement dans l’univers des deux auteurs et surtout dans ce qu’ils souhaitent nous montrer et ce sur quoi ils souhaitent aussi nous faire réfléchir : notre façon d’être envers nos proches mais aussi envers le milieu qui nous entoure, milieu où la nature règne et doit continuer à régner.

La nouvelle qui suit, « Le cheval de bois », quant à elle, représente bien le travail de TANIGUCHI et notamment la beauté de ses dessins, ici, les portraits de la petite-fille et ses différentes expressions, très palpables, nous font presque nous retrouver dans une salle de cinéma.

Cette œuvre est qualifiée de manga mais il serait mieux de la situer entre la B.D. et le manga de par sa qualité ; de plus, les nouvelles sont à la base des récits d’UTSUMI. Et, selon moi, il ne faut pas s’arrêter à son aspect, malgré les préjugés qu’on peut avoir dessus car c’est une œuvre si riche, si calme, si apaisante, si facile à comprendre et à pénétrer qu’il serait dommage de passer à côté d’un si magnifique chef-d’œuvre où deux auteurs réussissent à nous faire rêver et réfléchir sans nous attaquer et c’est en cela que les œuvres d’UTSUMI sont « gentilles ».

Nathalie, 1ère année Bib

Sur Taniguchi, voir aussi :


et les articles de Fanny et de BenoÎt sur Japon (Collectif).


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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 17:30
























AIDA Yu, 

Gunslinger Girl
Editions Asuka

Tome 1, 2005.









Avec ce Seinen – manga pour les jeunes adultes – AIDA exploite un filon déjà amorcé par OTOMO Katsuhiro avec Akira (publié chez Glénat) à la différence que les protagonistes d'AIDA sont des jeunes filles modifiées par la science afin de leur sauver la vie et non pas dans le but de les transformer en monstres ; quoique...






Ces jeunes filles, après avoir subi un lavage de cerveau, connaissent un entraînement acharné, quelque part en Italie. Elle deviennent alors des expertes en armes et en assassinat, sous la tutelle d'un adulte avec qui elles forment un fratello.












L'intrigue est bonne. Sous couvert d'une lutte de ces fillettes militaires contre le Mal et la Mafia, AIDA en profite pour dresser une critique des enfants-soldats, travaillant leur innocence de petites filles sur certains points et montrant leur froideur et leur cruauté dignes de machines de guerre en d'autres circonstances.

Le contraste entre ces deux personnalités, concentrées dans chacune de ces petites filles à qui la croissance est désormais interdite, marque les esprits et nous attendrit, nous révolte et nous révèle que derrière chaque soldat se cache un être humain.

La lecture de ce manga m'a laissée profondément anti-militariste et pro-militaire, éveillant de nombreux sentiments contradictoires.








Maeva, 1ère année Edition-Librairie

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 20:25

taniguchi-couv.jpg
Taniguchi et Utsumi,
L' Orme du Caucase,
1993,
Trad. Marie-Françoise Monthiers
et Frédéric Boilet,
adaptation graphique, Frédéric Boilet,
Casterman écritures, 2004.

 



Présentation de l'ouvrage:

Présentation générale:

    Cet ouvrage est un recueil de nouvelles, écrites par Utsumi, illustré par Taniguchi. Il comporte une postface de Ushio Yoshikawa (critique de théâtre et romancier). Les nouvelles sont d'abord parues dans Big Comic, au Japon en 1993, ce n'est qu'en 2004 qu'elles seront publiées dans la collection « écriture » de Casterman. Il y en a huit, chacune centrée sur un personnage à un moment crucial de sa vie.

    Cet ouvrage même s'il est désigné par le terme manga, s'ouvre à tous les publics, tout d'abord par le dessin net, propre, très accessible. De plus il n'adopte pas le format du manga qui offre souvent des contraintes mais plutôt celui de ce qu'on peut désigner sous le terme de roman graphique. Ils sont souvent imprimés de manière très correcte sur un joli papier. Ce qui les différencie du manga qui, lui, est souvent imprimé de façon peu attrayante pour un public qui n'est pas habitué à ce genre de lecture. L' Orme du Caucase n'est pas condensé, il est clair, très reposant dans tous les sens du terme.

Biographie des auteurs :

Jiro Taniguchi est né le 13 août 1947 à Tottori. Il est connu essentiellement pour Quartier Lointain son grand succès qui remporte un prix au festival d'Angoulême en 2003 (publié aussi chez "Casterman écritures »)

Ryuichiro Utsumi est né en 1937 au Japon ; c'est un scénariste.

Présentation des nouvelles

  • "L'Orme du Caucase" : La nouvelle éponyme raconte l'histoire d'un homme, emménageant dans une nouvelle maison, après avoir été évincé de son travail par ses deux fils. En emménageant dans la maison il se rend compte qu'il ne reste plus qu'un orme dans le jardin. L' orme en fleurissant se révèle magnifique mais ses voisins lui demanderont de le couper car ses feuilles bloquent les gouttières. Il devra choisir de se rebeller contre ses voisins ou deorme-du-caucase.jpg couper l'orme. Il sera influencé dans son choix par l'ancien propriétaire.

  • "Le Cheval de Bois" : Une petite fille dont la mère paraît assez instable, va passer du temps chez ses grand-parents ; ils l'emmènent dans un parc de jeu, qui semble l'effrayer. Son grand-père cherchera à la comprendre plutôt qu'à la juger à la fin du récit.

  • "La Petite Fille à la Poupée" : Un homme avait été rejeté par sa femme et leur enfant alors que celui-ci était encore un bébé ; il va chercher à la revoir, apprenant qu'elle expose ses oeuvres dans une galerie. Il lui parlera sans lui avouer son identité.

  • "La Vie de Mon Frère" : Un homme qui part à la retraite va retrouver son frère plus âgé, dans le but de le raisonner et de lui faire mener une vie tranquille, de le convaincre de retourner habiter chez ses enfants. Le jeune frère, lui expliquant sa position, le fera réfléchir et l'homme, raisonnable, devra se remettre en question.

  • "Le Parapluie" : Une jeune femme, partie très tôt de chez elle après divers problèmes familiaux, va retrouver son jeune frère, avec qui elle était en conflit et comprendre qu'elle avait été finalement aimée par sa famille.

  • "Les Environs du Musée" : Une dame âgée, vivant chez ses enfants, va tomber amoureuse d'un homme qu'elle rencontre poétiquement dans un parc. Elle redécouvre des sentiments amoureux, sans se soucier du regard de ses enfants.

  • "Son Pays natal" : Une Française ayant épousé un Japonais va être confrontée à la mort de celui-ci, et à la haine de sa belle-mère. Cependant elle tiendra le coup, restera au Japon, en se réfugiant dans la peinture sur soie. Elle se réconciliera finalement avec sa belle-mère, devant une oeuvre qui lui a soi-disant été inspirée par son défunt mari de l'au-delà.

    Toutes les histoires, qualifiées à juste titre par l'auteur de la préface d' "oeuvres gentilles" finissent de façon apaisante.

Analyse des points communs entre les nouvelles:

    Les nouvelles sont presque toujours construites de la même façon : un personnage a enfoui une partie de son histoire personnelle, qui n'est pas réglée, au fond de lui. Il va se passer quelque chose dans la nouvelle, qui va l'obliger à réfléchir à son parcours. A ce moment-là de l'histoire le personnage va se laisser aller dans un flash-back mélancolique.

    Ces histoires étant aux antipodes du manichéisme, le personnage comprend les choix qui ont été faits dans sa vie, et n'a plus rien à reprocher à sa famille. Même si ces histoires sont la plupart du temps des histoires de famille, elles ne sont pas ennuyeuses pour le lecteur. Sans que ce soit bien ou mal, bénéfique ou néfaste, chaque personnage comprend son parcours, ses erreurs, les choix de ses proches, ses réactions, grâce à une introspection.

    La plupart des nouvelles parlent des relations entre les humains et fonctionnent souvent sur les non-dits, la peur d'avouer ses faiblesses. On peut facilement rapprocher cela du « caractère des Japonais »: ne pas perdre la face, ne pas montrer ses émotions, avoir le sens de l'honneur. On pourrait parler d'une pudeur japonaise.

    Le thème de la famille et des non-dits, de la non-reconnaissance des enfants vis-à-vis des parents (souvent par manque de maturité) semble être un des favoris de Jiro Taniguchi (cf. Quartier Lointain ou Le Grand incendie). Le but étant pour les personnages, de prendre un autre point de vue que le leur pour comprendre les positions des autres et ainsi avoir une explication sur leurs comportements (cf. la nouvelle Le Cheval de Bois, dans laquelle le grand-père, M. Kinoshita, comprend à la fin la réaction de sa petite fille). Mais Jiro Taniguchi applique ce schéma à différents niveaux : d'adulte à adulte (L'Orme du Caucase), de petits-enfants à grand-parents (Le Cheval de Bois), de frère à frère (La Vie de Mon Frère).

    Les personnes âgées ont un statut très particulier. Elles sont traitées de manière très positive ; ce sont souvent des personnages qui découvrent qu'ils n'ont plus rien à perdre et peuvent donc mettre à nu, leur rancoeur, leur amour... etc., n'ayant cure d'être jugés. De cette façon ils obtiennent des révélations sur eux-mêmes ; en se détachant totalement du « code de pudeur » qu'il faut avoir dans la société, les protagonistes relativisent mieux les situations. On a coutume de les voir oubliés par cette société, écartés, perdus dans ce monde moderne, aseptisé et déshumanisé dans lequel ils vivent, souvent marqués de ridicule... Malgré une première impression de victimisation, on se rend compte au fil du recueil que l'auteur leur rend toute leur dignité en en faisant des éléments moteurs des révélations des personnages, et de leur sagesse.

Analyse du graphisme.
orme.jpg







Le rendu des émotions des personnages:

    Le ressenti des personnages est très bien rendu ; on a une impression de grande maîtrise du dessinateur quand avec deux traits désignant la bouche et les sourcils il nous fait sentir toute la rancoeur contenus dans les personnages.

    Les différents sentiments des personnages sont évoqués graphiquement de manière très noble : on ne voit pas de grands cris de désespoir, des larmes exacerbées, de passions déchirantes... etc. Tout se passe en douceur. On pourrait presque faire le rapprochement avec la pudeur japonaise que j'évoquais précédemment. Parallèlement si on prend une planche en général, on ne retrouvera pas de découpe brutale, pour séparer les différentes cases, à l'intérieur pas d'actions très marquées par des trames brutales. Tout est très fin et très doux. Peut être Taniguchi veut-il montrer que les personnages réussissent à trouver un certain apaisement, un peu opposé à la société dans laquelle ils vivent.

L'ambiance:

    Le dessin paraît quelque peu fétichiste, s'attachant aux détails, les personnages sont dessinés dans des postures communes, on se reconnaît sous ces traits, ce qui nous rapproche d'eux. Tout est assez commun ; les décors d'intérieurs sont très travaillés (la vie de mon frère). On peut mettre cela en relation avec la situation des personnages, qui n'a rien d'ambigu ; on pourrait être à leur place. Pour un lecteur accoutumé à voir, dans notre société, des images violentes, cela peut sembler un peu ennuyeux au début, mais on s'attache assez facilement aux personnages et on adopte une attitude de lecture particulière en entrant dans l'univers.

Marion, 1ère année Ed. Lib.

 

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