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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 21:00







Åke EDWARDSON
Ce doux pays

traduit du suédois
par Marie-Hélène Archambeaud
JC Lattès Septembre 2008
10/18 Octobre 2009





 

















On le présente comme le digne successeur d’Henning Mankell et son nom est aussi connu en Suède que le maître du polar national. Åke Edwardson est un journaliste et écrivain de Göteborg où se déroulent la majorité des investigations de son commissaire, Erik Winter. Ce dernier, loin des clichés des enquêteurs brutaux et égoïstes,  travaille de pair avec son équipe pour résoudre ses affaires. Cultivé, passionné de jazz et calme, sa capacité à ingurgiter des boissons alcoolisées semble humaine, ce qui semble exceptionnel dans le polar d’aujourd’hui.



Lors de ce septième roman, la ville de la côte occidentale suédoise est encore une fois à l’honneur et théâtre cette fois-ci dans les quartiers nord les plus défavorisés d’un réglement de comptes sordide qui laisse sans visage trois immigrés. L’enquête progresse lentement, technique d’écriture sûrement héritée du police procedural de Sjöwall et Wahlöô et maintenant marque de fabrique du polar scandinave. Les policiers doutent, les recherches piétinent et les aides techniques restent poussives à l’heure où les enquêtes trouvent leur dénouement dans les laboratoires en un temps record. Ici pas d’experts aux explications improbables mais des enquêteurs à l’ancienne qui vivent pour la résolution des crimes, cela à un rythme de vie insoutenable. Peut-être l’auteur exprime-t-il aussi un profond rejet de la modernisation qui envahit sa ville, une bétonisation à outrance qui englue les immigrés et n’aide pas à la rencontre des peuples. Raison pour laquelle le crime apparaît comme une solution d’intégration : l’appât du gain unit toutes les communautés… La réflexion sur ce sujet est acide et les autorités suédoises ont les oreilles qui sifflent, coupables selon lui d’augmenter le gouffre culturel et d’user d’une sensibilité peu commune pour chasser les familles expulsées par-delà les frontières. Comme nous l’annonce le titre, le propos est ironique pour qualifier « le plus beau, le plus accueillant de tous les pays du monde, notre bonne vieille Suède ».

Vous l’aurez compris, même si le cours de l’enquête reste passionnant et d’un réalisme rassérénant, l’important demeure la critique acerbe d’une société longtemps érigée en modèle social et politique. Lorsque la douceur  climatique estivale règne en Suède, c’est Åke Edwardson qui vient refroidir les corps et les esprits.


Adrien, 2ème année Ed-Lib


Le polar scandinave sur LITTEXPRESS




Article de Julie sur Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson








La fille qui rêvait d’une allumette et d’un bidon d’essence
, publié par Actes Sud en 2006 : voirl'article de Sandrine









Camilla Läckberg, La Princesse des glaces, article de Valentin


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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 19:30












Stieg LARSSON
Les hommes qui n’aimaient pas les femmes
traduit du suédois
par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain,
Actes Sud, 2006.














Quel est le point commun entre la Suède, un livre, un écrivain mort et l’été ?.
..
L’été ne peut se passer sans la lecture d’un bon thriller et, tant qu’à faire, le thriller le plus en vogue de ces dernières années écrit par un Suédois décédé avant de connaître un succès fulgurant… Millénium écrit par Stieg Larsson.


Biographie de Stieg Larsson

Voir l'article de Sandrine

Le roman

Elle s’appelle Harriet Vanger, elle a disparu à l’âge de 16 ans, il y a 37 ans, et est certainement morte.

Il s’appelle Henrik Vanger, il est l’oncle d’Harriet mais aussi le dirigeant du groupe Vanger, un empire industriel suédois sur le déclin, et a passé plus de la moitié de sa vie à chercher sa nièce.

Il s’appelle Mickael Blomkvist, il est journaliste économique, dirigeant, actionnaire et employé du journal Millénium. Il vient d’être condamné dans une affaire de diffamation et a perdu toute sa crédibilité.

Elle s’appelle Lisbeth Salander, elle est considérée comme psychologiquement instable et, dans l’ombre, est l’une des plus talentueuses enquêtrices de Suède.

Lorsque Mickael Blomkvist est engagé par Henrik Vanger pour chercher une dernière fois ce qui est arrivé à Harriet Vanger, il est loin d’imaginer ce qui l’attend. Secondé de Lisbeth Salander, il va découvrir une vérité effroyable cachée dans les scandales d’une famille qui se déteste…

Stieg Larsson nous entraîne dans le huis clos d’une île, au cœur d’une enquête où haine, secret et folie sont les clés d’une disparition mystérieuse. Tous les ingrédients du thriller sont réunis : suspense insoutenable, rebondissements de dernière minute, personnalité monstrueuse insoupçonnée et dénouement inenvisageable. En parallèle, Stieg Larsson nous présente la personnalité et la psychologie de Mickael Blomkvist et de Lisbeth Salander. Exit Poirot, Maigret ou Miss Marple ; nos enquêteurs aiment l’argent, le sexe et la technologie, ils ont un côté rebelle, n’hésitent pas à frapper et sont rongés par la vengeance : un vrai cocktail explosif !

Bien sûr ce n’est pas de la grande littérature et les impressions de « déjà vu » sont nombreuses (pour ceux qui ont lu beaucoup de policiers) mais on ne peut pas passer à côté de ce phénomène sans être totalement emballé. Une lecture d’été très agréable !


Julie, Bib.-Méd.- Pat.

Suite de la trilogie



La fille qui rêvait d’une allumette et d’un bidon d’essence
, publié par Actes Sud en 2006 : voir l'article de Sandrine







La Reine dans le palais des courants d’airs
, publié par Actes Sud en 2007








Adaptation cinématographiqu
e




Voir  www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140296.html





Polar scandinave



Camilla Läckberg, La Princesse des glaces, article de Valentin



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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 21:07











Maurice G. DANTEC
La sirène rouge

Gallimard, 1993
coll.  Folio Policier, août 2002

















Si jamais l’envie d’un bon polar vous prend, ne passez pas à côté de celui-ci, parce que malgré son titre peu évocateur et ses 591 pages, vous ne pourrez
qu'être emporté dans le tourbillon de l’histoire proposée par ce premier roman de Maurice G. Dantec.

    
Alice ne s’entend pas très bien avec sa mère, elle pense à son père qu’elle n’a plus vu depuis longtemps, et qui vit maintenant au Portugal, alors qu’elle est aux Pays-Bas. La vie n’est pas toujours simple, et c’est ce qu’elle va comprendre, d’autant plus qu’un beau jour elle découvre une cassette vidéo dans les affaires de sa mère et de son beau-père. Une ignoble vidéo, où ce qu’elle découvre est aux limites du rationnel : une séance de tortures et de sévices sur une jeune femme, dirigée par un couple masqué  à l’allure familière, semblant accomplir une sorte de fantasme morbide. Elle comprend alors que rien ne sera plus comme avant et décide de fuir.

Commence un long périple pour cette fillette, entre le commissariat auquel elle confie la cassette, puis sa rencontre avec un inconnu mystérieux, Hugo, qui la prend sous son aile, contre toute attente, pour l’emmener au bout de l’Europe : au Portugal. Voyage semé d’embûches, parce que perturbé par les hommes envoyés par sa mère pour la récupérer, une vraie course-poursuite. Au fur et à mesure, tout se corse, l’étau se resserre : comment cela va-t-il finir ? A vous de voir, ou plutôt de lire.

Lecteurs, vous êtes prévenu, vous ne pourrez pas lâcher ce livre, de peur de perdre la piste d’Alice et de manquer d’indices… Alors bon voyage !

Eva N., A.S. Éd.-Lib.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 19:30








Jean-Bernard POUY
La Mauvaise Graine

Gallimard, Folio 2 €, 2006






















Pouy Jean-Bernard. Né le 2 janvier 1949 à Paris,c'est un auteur inclassable du paysage français. Oulipien d’inspiration, il manie les mots avec une pertinence grinçante pour nous dépeindre
un univers noir mais tellement réaliste… Il est l’initiateur de la série Le Poulpe en 1995. Yogi littéraire, son œuvre est prolifique et a été récompensée par le Prix de l’humour noir en 2008.

La mauvaise graine rassemble quatre nouvelles extraites du recueil Les Roubignoles du destin. Abordant des thèmes éclectiques tels que l’adolescence, la vengeance ou les affres du métier, Pouy traite en filigrane de la noirceur quotidienne…

Ado difficile, Jérôme suscite l’impuissance de son père.
Ultime tentative, le père file «la grande asperge grandie trop vite ». Le temps passe, le vide s’installe. Un car de CRS vient troubler l’enquête.

Alors, comment peut réagir un jeune révolté face à un paternel envahissant, moralisateur planqué ?...
Interligne.

Simulacre de mort : hantise ancestrale de l’équarisseur. Or, il existe « une petite princesse en larmes, en salopette, avec un peu de paille collée dessus »… Gwen pleure Fervent, son fidèle ami à quatre sabots. Ce n’est pas un boulot facile tous les jours…
Retour à la ligne.

« Anarchiste basque fiché par Interpol » rencontre le pape…fatalité, coïncidence…

Incroyable bataille. « Manus Militari », dernière nouvelle de ce recueil revêt un ton épique. « NRF 40/40, une arme redoutable pour qui sait la manier » affronte « l’énorme Waterman 30/30 » entre « le duc de Sodis », « le prince Robert de Laffonte », « Jérôme IV Lindane » et ceux qui ont passé « la plume à gauche », on ne peut s’empêcher de rire…

« Que votre édition soit forte ».

Pauline, A.S. Éd.-Lib.
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:54






SAN-ANTONIO est une série de polars argotiques, publiée aux éditions Fleuve Noir, où se rencontrent des personnages atypiques tels que l’énorme Bérurier, le fragile Pinuche, l’hilarante Marie-Marie et l’héroïque San-Antonio. Ces histoires (au nombre de 175) racontent les aventures trépidantes de ce flic parisien, assaisonnées de l’humour décapant de Frédéric Dard (1).














Jeux de mots, néologisme, histoires délirantes pimentent les romans de ce génie.


Afin de vous expliquer en quelques mots l’univers san-antoniesque, je ne citerai que cette phrase de l’auteur : « Les mots, c’est comme les mômes : faut pas avoir peur d’en fabriquer si l’on veut que la race se perpétue. »(2)

Alors n’attendez plus pour découvrir ce chef-d’œuvre de la littérature française.

(1)... et, depuis 2002, de son fils Patrice.
(2) citationt irée du roman « Mange et tais-toi »


Héloïse, Bib.-Méd.-Pat.

Quelques couvertures du dessinateur François Boucq

(Cliquez sur les vignettes pour les agrandir)




















Liens


Site du commissaire

Site des collectionneurs de San Antonio

San Antonio sur le site des éditions Fleuve Noir

Site Boucq / Casterman
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 19:30









Camilla LÄCKBERG

La Princesse des glaces
Actes Sud
, 2008
Coll. Actes Noir

 

 














RÉSUMÉ

 
 Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’oeuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

Au-delà d’une maîtrise évidente des règles de l’enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et – tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol – disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu’on ne le pense.

 
CRITIQUE
 
Personnellement et je le pense sincèrement, il s'agit d'un des meilleurs thrillers qu'il m'ait été donné de lire. Cependant avant de poursuivre, j'aimerais souligner un point qui me semble essentiel. Ce livre n'a strictement rien à voir avec la trilogie Millénium de Stieg Larsson, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent !!! Ce n'est pas parce que ce roman a été écrit par une Suédoise, qu'il se déroule près de Stockholm et qu'il a été publié chez Actes Sud que cela a un quelconque rapport. Le style, l'intrique, l'univers et les personnages sont totalements différents ! Sur ce, je referme la parenthèse. Ce qui m'a énormément plu dans ce livre, c'est tout d'abord la complexité du personnage principal : Erica Falck. Jeune femme écrivaine, célibataire de 35 ans, traumatisée par le décès de ses parents et la perte récente de son amie d'enfance. C'est un personnage à qui chacun peut s'identifier, car elle est dépeinte comme une femme ordinaire et simple qui comme nous tous doit faire face à beaucoup de problèmes de la vie courante... Sans trop révéler l'histoire, je peux vous dire que ces soucis sont d'ordre relationnel et immobilier....
 
L'INTRIGUE. UNE CONSTRUCTION SINGULIÈRE
 
Histoire d'attiser le suspense, je vous annonce officellement que l'on ne connaît pas les circonstances exactes du drame, ou devrais-je dire des drames, avant les cinquante dernières pages du roman. L'auteur réussit un magnifique coup de théâtre qui laisse le lecteur totalement "estomaqué" lorsqu'il termine le livre. Entre temps, Camille Läckberg constitue une intrigue parfaitement ficelée qui a le mérite de tenir la route et de ne pas avoir de longueurs inutiles.

Pour ma part, une fois le livre commencé, je ne pouvais plus m'arrêter de le lire. Contrairement à Millénium, qui dépeint un immense panel de protagonistes et de péripéties trop divers et quelquefois peu travaillés, la Princesse des glaces se concentre sur un groupe restreint de personnages et d'histoir sans se contenter de relater une action. Autre détail intéressant et inovant : selon les différentes parties du livre, on assiste régulièrement à un chagement de point de vue. Aucun des personnages n'est laissé à l'écart et chacun est dépeint avec précision et complexité, ce qui donne encore plus d'intérêt au roman.

 
CONCLUSION
 




Pour finir, je n'aurai qu'un conseil à donner : courez chez le libraire le plus proche, achetez la Princesse des glaces de Camille Läckberg , vous ne serez pas déçu. À noter : un deuxième roman intitulé Le Prédicateur, également paru chez Actes Sud, est disponible.






Valentin, Bib.-Méd.


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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 19:30










Jed RUBENFELD
L’interprétation des meurtres
, 2007
éd. du Panama, 2007,
Pocket, avril 2009.


















Jed Rubenfeld a fait ses études à Princeton où il a soutenue une thèse sur Freud. L’interprétation des meurtres et son unique roman pour le moment.


En 1909, le docteur Freud va venir aux Etats-Unis, accompagné de ses confrères Jung et Ferenczi pour faire des conférences et partager leurs connaissances. Ce sera son seul et unique voyage aux Etats-Unis. Dans le roman, il est accueilli par le docteur Younger qui va lui servir de guide. Ce dernier exerce la psychanalyse et est très impressionné par les travaux de Freud et par le personnage en lui-même.

« Il n'y a point de mystère au bonheur. Les malheureux se ressemblent tous. » Voici  comment Jed Rubenfeld nous ouvre les portes de son premier roman.

Lors de l’arrivée de Freud à New-York, un étrange meurtre a eu lieu, dans un quartier chic puis une seconde agression va avoir lieu. La jeune fille agressée va perdre la voix et se retrouver atteinte d’une amnésie partielle. La police va donc demander au docteur Younger et  au docteur Freud de faire une psychanalyse à la jeune Nora Acton. Younger va donc essayer de comprendre ce qui est arrivé à Nora avec l’aide précieuse de Freud qui va le conduire vers de nouvelles pistes Mais le traitement s’avère difficile car Nora est très sceptique quant à la qualité de ce genre de traitement et elle va avoir de nombreuses réticences. De péripéties en péripéties, de nouveaux détails viennent s’ajouter à l’enquête ; la police, le docteur Younger et le docteur Freud vont donc travailler main dans la main pour comprendre et démasquer le meurtrier.

L’interprétation des meurtres est plus qu’un livre policier. C’est un mélange réussi de suspense, de psychanalyse, et d’énigmes farfelues. L’auteur a su élaborer une intrigue qui ne cesse de faire rebondir l’enquête et nous pousse à tourner les pages. Freud joue un rôle très important dans le livre, et le fait qu’il mène l’enquête offre une nouvelle forme originale au roman policier, loin des mares de sang et des meurtriers excentriques, même si une agression à caractère sexuel a eu lieu sur la jeune Nora. Mais que serait un livre avec Freud comme personnage principal sans une mise en pratique des théories sexuelles et du complexe d’Œdipe ?

Maude, 1ère année Édition/Librairie
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 07:45








Stanislas André STEEMAN
L'assassin habite au 21,
1929
rééd. Librairie des Champs-Elysées
Coll. Le Masque, 2006

























Stanislas André Steeman est un auteur belge de romans policiers à succès, tels que Quai des orfèvres, La maison des vieilles, Feu Lady Anne... L'assassin habite au 21 est sans doute le plus célèbre d'entre eux. L'action se situe à Londres,où sévit un tueur en série s'attaquant les jours de brouillard aux passants afin de leur voler leur argent. Ce tueur, qui signe ses crimes du nom du Mr. Smith, a déjà assassiné sept personnes et si la police ne l'arrête pas, il continuera à faire régner la terreur dans la capitale anglaise. Les policiers, notamment le plus flegmatique d'entre eux, le superintendant Strickland, sont à cran mais n'ont aucune piste pour le retrouver. Les choses changent quand un homme arrive à suivre Mr. Smith et à indiquer son logement. Hélas, il s'agit d'une pension de famille peuplée par de nombreux habitants et par conséquent de nombreux suspects.

L'assassin habite au 21 est un roman à énigmes certes classique mais très prenant. Il n'y a pas de temps mort et la description de Londres nous plonge encore plus dans l'ambiance pesante qui y règne. L'auteur a parsemé son récit de petites touches d'humour, notamment dans la description de ses personnages. Ceux-ci sont atypiques et intrigants et leur caractère frise souvent la caricature (le superintendant Strickland et son flegme typiquement anglais, Mr. Collins et son avarice d'Écossais, Miss Holland, une vieille fille entourée de chats...).

On peut noter qu'il existe une adaptation cinématographique d'Henri-Georges Clouzot sortie en 1942. Il y a de nombreuses différences avec le livre ; en effet, l'action se déroule à Paris et le tueur n'est pas Mr. Smith mais M. Durand.

Même si vous n'allez pas voir le film, lisez au moins ce livre qui est captivant, facile à lire et dont la fin peut en surprendre plus d'un.


Nadège Gallerand, 1A BIB-MED.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 07:49
POCHES PARTAGÉS 3.











Peter TREMAYNE,

Le sang du moine,

Editions 10/18.


















 
POCHES PARTAGÉS
 
Voir
l'article de Marie
   

LE SANG DU MOINE

L’oeuvre présentée ici appartient à une série : les enquêtes de Fidelma de Cashel.














Sœur Fidelma parcourt les terres irlandaises en quête de justice, accompagnée d’un moine saxon, Frère Eadulf. Ensemble ils déjouent les plans de leurs adversaires et réussissent à vaincre le crime ! Toutes les énigmes de cette série concernent surtout des crimes à caractère religieux. Sans doute parce que l’argent attire la convoitise, la convoitise le meurtre et que l’Église Irlandaise (dite aussi celtique) possédait beaucoup de biens à cette époque-là. On évolue dans une Irlande partagée entre son évangélisation récente et ses coutumes païennes omniprésentes. Les personnages sont attachants, humains, mystérieux.

 
Dans Le sang du moine, Fidelma part à la recherche de reliques sacrées volées. Et c’est alors tout un monde qui vole en éclats. Nous nous retrouvons ici dans l’Irlande du VIIème  siècle après JC, dans le royaume de Muman, à poursuivre des moines ! Ce sont alors tous les us et coutumes de cette époque qui apparaissent au fil des pages. L’aspect historique de ce roman est essentiel. La vie des religieuses de ce temps est dévoilée et surtout celle de Fidelma de Cashel qui est de surcroît sœur du roi Colgù et Dalaigh (avocate des cours de justice !). C’est dans un véritable tourbillon qu’elle nous entraîne !

Suite à une attaque, l’arbre sacré, fondateur de la dynastie des Cashel est abattu ! Toutes les vieilles croyances remontent alors à la surface : le royaume de Cashel va disparaître…

Fidelma parviendra-t-elle à retrouver les reliques sacrées ? Comment fera t-elle pour éviter que le royaume de Muman ne soit renversé ? Trouvera-t-elle l’auteur de ces troubles ? Un criminel sans doute bien plus proche qu’on ne l’imagine…Vols, meurtres, poursuites, passages secrets…Tous les ingrédients du roman policier sont ici réunis. Les passionnés d’histoire ne pourront qu’aimer les aventures de cette intrépide religieuse et suivre avec plaisir ses pérégrinations entre les abbayes et les terres d’Irlande !



Laure
, A.S. Ed.-Lib.
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:01
POCHES PARTAGÉS 2.











Agatha CHRISTIE,
Mr Quinn en voyage
,
Editions des Champs-Elysées
Collection Le Masque, 1998
Paru sous le titre original
The mysterious Mr Quinn en 1930 en Angleterre,
puis en France en 1969.












POCHES PARTAGÉS
 
Voir
l'article de Marie




MR QUINN EN VOYAGE

La voix dans les ténèbres, La Beauté d'Hélène, Bal masqué, L'Oiseau à l'aile brisée, Le Bout du monde et enfin Le Sentier d'Arlequin sont les titres des six nouvelles qui composent cet ouvrage. Toutes construites autour des présences de Mr Satterthwaite, vieux gentleman anglais, et de Mr Quinn, personnage ô combien mystérieux, ces histoires courtes nous plongent, comme souvent avec Agatha Christie, dans le milieu aristocratique anglais.

De la rencontre, toujours fortuite, de ces deux personnages, naissent des situations improbables et parfois dangereuses, mais toujours hors du commun. L'apparition inopinée et quasi surréelle de Mr Quinn est à chaque fois le signe avant-coureur d'une nouvelle énigme pour le très distingué Mr Satterthwaite.


« [...] si quelque chose venait à se produire, il vous faudra agir. Bonne nuit et merci. Une fois de plus, nous aurons assisté ensemble aux préliminaires du drame. »
Mr Quinn à Mr Satterthwaite, extrait de La beauté d'Hélène.

Conformément à son habitude, « la reine du crime » nous transporte ici dans un univers guindé, celui des grandes familles parfois riches et puissantes mais aussi parfois ruinées, menacées. Où les histoires du passé tourmentent les héritiers. Où il est bien souvent question de jeunes femmes belles et sans défense. De jeunes hommes manifestement irréprochables mais en réalité machiavéliques. De complots. D'argent. De jalousie. D'amour.

Tous les éléments traditionnels du Whodunit (roman policier dont le but est de démasquer l'auteur d'un crime) à la sauce « Agatha Christie » sont ici présents, mais dilués en doses diverses, de façon à donner des petits récits, tous remarquablement différents et variés. Certes courts, mais efficaces, et aussi prenants que les romans auxquels nous sommes peut-être plus habitués. Peut-on aller jusqu'à parler de variations sur des mêmes élements ?

C'est cette possibilité de débattre sur un sujet, sur des livres, des personnages, des histoires, des visions, des ressentis qui fait l'intérêt de ce genre de rencontres. Tous les lecteurs, assidus ou occasionnels, les passionnés, les novices ou même les réticents peuvent venir partager leurs expériences. Agrandir leurs horizons littéraires, et repartir avec des idées de lectures plein la tête.

                  
(A suivre...)

Clémentine,
A.S. Éd.-Lib.
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